Sublum : histoires erotiques ou de science-fiction
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par Sublum



Nous étions tous réunis autour de la table. Cynthia avait allumé une bougie. Il faut dire, qu’il n’y avait plus d’électricité. Comme souvent dans ce genre de situation, quelqu’un propose un jeu débile et faute de mieux, tout le monde accepte d’y jouer en se demandant bien pourquoi. En l’occurrence, le jeu était ancien déjà, du style de ceux qui peuplaient notre préadolescence. Il s’agissait simplement de devoir répondre avec sincérité aux questions des autres invités. Celui qui refusait de se plier à la règle, avait un gage.

Cynthia avait commencé le bal, me prenant immédiatement pour cible : « Combien de nanas as-tu sautée ici ? » La question déclencha un tonnerre de protestations parmi certaines de ses copines et l’on me força à choisir le gage pour ne pas avoir à entendre ma réponse. Cela commençait fort. Je me demandais à quelle sauce j’allais être mangé. Les idées fusaient de partout mais c’était à Cynthia de choisir.

- Je veux que tu me composes un poème !
- Maintenant ? Il me faudrait un peu de temps.
- Dans ce cas, commence le vite. Et pas n’importe quoi, attention ! Je veux un poème d’amouuuur.

Ses autres copines rouspétèrent un peu, jalouses. Elles auraient espéré, peut-être, une idée plus salace ou que ce soit leurs tours. Néanmoins, la curiosité fut la plus forte. Un silence pesant s’installa bientôt, le temps que je griffonne mes mots.

« Cynthia, tu me fais penser à l’amour
Quand je t’ai vu mon cœur s’est dérobé
Je t’ai lancé mes soupirs de velours
Mais tu n’as pas voulu les attraper. »

Les applaudissements récompensèrent mes efforts. Certaines mauvaises langues prétendirent que l’on tenait là un élément de réponse à la première question. Je décidai de ne pas relever ces insidieuses et inopportunes remarques pour me concentrer sur la seule réaction qui m’intéressait, celle de Cynthia. Une légère rougeur était apparue sur ses joues, furtivement. Son visage, je le connaissais bien pour l’avoir souvent étudié. Son verdict, pourtant, fut cruel.

- Oui, ce sera bien suffisant pour ce gage. Sans plus.

Je n’allais pas me laisser démonter pour autant. De plus, il était à mon tour de poser une question. Je choisis Cynthia ce qui fit râler encore plus ses amies qui se voyaient déjà cantonnée dans le rôle de spectateur. « Depuis combien de temps n’as-tu pas joui dans les bras d’un homme ? ». La belle Cynthia devint pivoine.

- Tu n’as pas le droit de poser ce genre de questions, dit-elle.
- Si j’ai le droit mais tu as toujours le choix de ne pas y répondre.

Cela jasait autour de la table. Cynthia du céder sous la pression. Cependant, elle choisit de me répondre :

- Cela doit faire trois mois, maintenant. Mais ça ne me manque pas du tout. Au contraire, j’ai une paix royale depuis que je n’ai plus de mecs.
- J’ai la réponse à ma question. A qui le tour ?
- à moi, dit une brune que je ne connaissais que de vue. Je veux aussi un poème, un peu plus cochon cette fois. Le gnan-gnan ça va bien cinq minutes.

Elle et ses copines pouffèrent de rire. Je les découvrais déchaînées pour certaines, plus honteuses que curieuses pour d’autres. Cynthia restait de marbre quoique paraissant légèrement amusée par cette perspective.

- Il faudrait d’abord que tu me poses une question, je te rappelle. Après seulement, je me rabattrai, peut-être, sur le gage.
- Euh, attends, j’en ai une. Combien de temps penses-tu pouvoir tenir, sur île, sans toucher à une femme ?

Je saluais sa question, tout comme d’autres de ses copines. Ma réponse fut plutôt vague :

- Peut-être une semaine ou un peu plus. Seront-elles aussi charmantes que vous ?
- Avec moi, il ne tiendrait pas trois jours, se vanta une rousse que j’avais déjà remarquée lors d’une précédente soirée.

Comme pour mieux appuyer ses dires, elle fit pivoter ses épaules de gauche à droite plusieurs fois, mettant en valeur une poitrine que l’on devinait généreuse.

- Il faudrait déjà qu’il accepte de venir sur l’île avec toi, dit la brune.
- A mon tour, une fois de plus, dis-je. Il me semble avoir répondu à la question.

Je surpris Cynthia par une nouvelle question : « As-tu déjà fait l’amour à une femme ? ». Ne pas répondre eût été délicat.

- Ah, ça vous ne le saurez jamais, c’est trop personnel, dit-elle.
- Alors, c’est le gage ?
- Je le connais déjà ton gage, qu’est-ce que tu crois ! Vous les hommes, vous ne pensez qu’à cela.

Cynthia se leva et dégrafa son corsage, laissant apparaître la peau laiteuse de ses seins lourds, à peine masqués par un soutien de dentelle noire. Elle reposa son vêtement sur le dossier de sa chaise et poursuivit le jeu comme si de rien n’était. Je la trouvai encore plus ravissante avec cet air de défi au fond de ses yeux. Un bref instant, elle jeta tout de même un regard dans ma direction, si rapide que je faillis ne pas le remarquer. La brune repartie à la charge :

- Encore à moi. Je n’ai toujours pas eu mon poème !
- Eh, t’es pas toute seule, ma chérie, dit la rousse. J’ai une question à laquelle jamais il ne répondra.
- Je t’écoute mais ne sois pas si sûre de toi.
- Avec laquelle d’entre nous, aimerais-tu finir la nuit ce soir ?

Ma seule réponse fut un sourire car je trouvai la question audacieuse de sa part. Mes yeux se baissèrent malgré moi mais je repris très vite le contrôle de moi-même. Cynthia avait deviné que mes yeux s’étaient tournés vers elle.

- Avec vous toutes, je suis déjà comblé.
- Non, non, non. Cette réponse ne me convient pas, dit-elle.
- Alors, je choisis le gage ! Tant pis.

Le silence se fit à nouveau car, bien entendu, après moult négociations, il a fallu que je rédige un petit poème cochon. Qu’est-ce que je pouvais bien écrire ? Le torse quasi nu de Cynthia m’inspira quelques mots que je fis mine de destiner à la rousse qui les méritait aussi :

« Gorgés de désir, telles deux poires trop mures
Tes seins se glissent entre mes douces lèvres
A la recherche d’une langue mièvre
Qui s’écrase sur tes petits bouts durs »

J’avais fait mieux. J’en étais conscient. La rousse parut apprécier la prose. Elle eut une légère rougeur aux joues, pourtant il y eut comme une rébellion au sein du groupe. Finalement pour apaiser les tensions, je dus retirer mon t-shirt pour le plaisir de ces dames. Décidé à être payé de retour, ma question s’adressa à cette jolie rousse à la poitrine tentatrice dont j’ignorais toujours le prénom :

- Est-ce que tu serais prête à coucher avec moi, ce soir ?
- Est-ce une question ou une invitation ? dit-elle, génée.
- Une question qui pourrait éventuellement se transformer en invitation selon ta réponse.

Je sentais le sourire de Cynthia un peu crispé. Les autres attendaient la réponse de la rousse. La soirée était déjà bien avancée. Les esprits s’échauffaient.

- Je ne sais pas, peut-être ! dit-elle.
- Ce n’est pas une réponse, ma chère.
- Il faudra t’en contenter. Je n’ai pas l’intention de te mâcher le travail.
- En attendant, c’est ton t-shirt que tu vas devoir enlever.

La rousse due s’exécuter sous la pression des autres qui, cette fois, étaient de mon coté. La surprise, du moins, qui n’en était pas tout à fait une, fut de se rendre compte qu’elle ne portait pas de soutien. Ses seins firent naître en moins un profond désir de les porter à ma bouche. Mon regard dû la troubler car ses pointes s’hérissèrent légèrement. Si au prochain tour, je devais retirer mon pantalon, j’allais être en fâcheuse posture. Quelques questions fusèrent mais plus personne ne savait dire à qui exactement était le tour.

- Moi, j’ai une question, dit Cynthia. Et si tu y réponds, alors je me déshabillerai. Si tu n’y réponds pas, alors c’est toi qui devras te déshabiller.
- J’attends d’abord d’entendre la question mais, a priori, c’est d’accord.
- Est-ce que tu es amoureux de l’une d’entre nous ?

La question me prit par surprise. Un petit pincement vient me réveiller le cœur. Le fait que ce soit Cynthia qui pose cette question ne faisait qu’empirer le mal.

- Oui, dis-je.
- Laquelle ? répondirent-elles, en chœur.
- Je croyais que Cynthia devait se déshabiller ?
- Je fais monter les enchères, dit la brune. Je me déshabillerai aussi si tu réponds à cette dernière question.

La brune, n’arrêtait pas de me faire des yeux doux. Je le savais car elle se trouvait juste à côté de la rousse dont les seins attiraient régulièrement mon regard. Dans la seconde qui suivait, me sentant un peu coupable, mes yeux cherchaient le contact avec ceux de Cynthia. Elle restait de marbre, toujours aussi belle à demi dénudée. J’allais en décevoir quelques unes et je ne savais pas comment répondre. Je pris ma feuille, réfléchissant un long instant, en arracha un morceau et écrit le nom de la femme dont j’étais amoureux. Je le pliai soigneusement et le poussa sur la table.

- Tenez vos promesses, mesdames et vous pourrez le lire ensuite.

Elles se regardèrent, surprises de ce nouveau marché, se demandant si elles devaient accepter. Cynthia donna le signal en dégrafant son soutien, dans le dos. Ensuite, elle le fit passer par ses bras, révélant deux jolis seins en forme de poire dont les mouvements étaient exquis. La brune ôta son petit chemisier, puis quelques minutes après, son soutien en dentelle rouge. J’avais une trique d’enfer mais le meilleur était à venir. Cynthia se leva et défit sa robe sur le côté jusqu’à ce qu’elle tombe à ses pieds. La brune, comme dans un miroir, fit le même geste. Vous comprendrez pourquoi j’avais une trique d’enfer.

La brune m’apparut terriblement excitante. Elle portait des bas avec un porte-jarretelles rouge assortis. Sa culotte laissait deviner quelques poils émoustillant de sa toison. Le renflement que présentait Cynthia sur le devant de son string n’était pas mal non plus. Sur ces seuls critères, il m’aurait été difficile de les départager. Cynthia porta les mains de chaque côté à l’élastique de son string puis commença à le baisser. Les autres femmes poussaient des « ohhhh » destinés à l’encourager. Pendant un moment, il me semblait avoir déjà rêvé de cet instant là. Hélas, les doigts de Cynthia ne bougeaient plus, ce qui fut très frustrant pour moi qui attendais la suite.

- Qui nous dit que tu as réellement répondu, sur le papier ? dit-elle.
- Vous ai-je déjà trompé ou menti ? Je n’ai qu’une parole.
- Je peux le vérifier, si vous voulez ! dit la rousse, curieuse.

La rousse déplia le papier, le lut. Le moindre de ses mouvements faciaux fut analysé, disséqué par je ne sais combien de paires d’yeux. Pourtant, elle ne dévoila rien par son regard qu’elle tourna vers moi, presque complice. J’en profitai pour redescendre sur ses seins. Cynthia, quant à elle, parut nerveuse. Quelque chose clochait. Après un temps assez long de réflexion, elle fit glisser son string le long de ses jambes. Je la mangeai des yeux, stoïque. Je sentais le sang battre dans mes veines. Son renflement dont je vous parlais était imberbe et des plus délicat. Elle marquait un point. De toute façon, il était trop tard pour changer ce qui était écrit sur le papier.

A son tour, la brune se déshabilla, ne gardant que ses portes jarretelles et bas. Elle était un peu plus ronde que Cynthia mais tout aussi érotique. Elle se tourna légèrement de chaque côté, me laissant entrevoir sa chute de rein que je trouvai ravissante. Cynthia, quant à elle, avait déjà la main sur le papier. Je lui bloquai le bras, doucement.

- Es-tu sûre de vouloir connaître la réponse ? dis-je.

Elle hésita, incertaine, soudainement. La brune vint aux côtés de Cynthia pour être prête à le découvrir, elle aussi. C’est alors que d’un seul coup, la lumière revenu dans la pièce. L’électricité avait pu se rétablir. Je profitai de l’occasion :

- Je crois que le jeu est terminé, mesdames. Merci pour votre participation à toutes.

Je me levai subitement et attrapait le papier des mains de Cynthia. L’instant d’après, il brûlait à la flamme de la bougie. La brune essaya bien de le récupérer mais il était trop tard. Quelques cris de protestations furent poussés mais, la lumière aidant, l’atmosphère avait perdu de son caractère intime et le jeu de son intérêt. Je me dirigeais déjà dans la pièce qui m’était attribué pour la nuit, après avoir souhaité le bonsoir.

La belle rousse à la poitrine de rêve fut assaillie de questions par ses congénères. Pourtant, quelque chose au fond de moi, me disait qu’elle ne parlerait pas. Quelque chose me disait, aussi, que je ne dormirais pas seul, cette nuit là, si je ne m’étais pas trompé.

Une heure passa. J’entendis la porte de ma chambre s’ouvrir. Une ombre aux courbes que je devinais féminines s’approcha de mon lit et s’y glissa. Je la caressais, l’embrassais, lui chuchotai des mots doux. Puis, après un instant de silence, je lui murmurai tout bas, au creux de l’oreille :

- Mademoiselle, je ne sais toujours pas votre prénom.
- Dans ce cas, dites-vous que je serais… votre belle inconnue aux cheveux roux.

Par là, elle n’avait fait que me répéter le petit mot qui lui était destiné…Cynthia, quant à elle, avait trop attendu, incapable ou trop fière pour me témoigner ses sentiments. J’en avais souffert pendant ces longs mois à lui courir après. Je savais qu’il était temps de tourner la page. Ma nouvelle compagne, elle, saurait me la faire oublier.


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