Sublum : histoires erotiques ou de science-fiction
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par Sublum



Certaines femmes sont et resteront à jamais inaccessibles pour le commun des hommes. Leur beauté, leur classe leur font rencontrer les plus grands. Evidemment, elles évoluent dans un monde qui nous restera à jamais interdit. Il ne faut pas s’étonner alors qu’elles puissent passer près de nous sans même nous voir. Irina faisait partie de ces femmes là. Belle femme brune au regard sauvage et au charme sensuel, elle me hantait depuis plusieurs années déjà. Bien sûr, je n’avais aucune chance avec elle. Si beaucoup savaient son nom, très peu de gens pouvaient prétendre la connaître, moi y compris.

Ce que je vais vous raconter n’aurait jamais pu se produire sans un petit coup de pouce du destin. Même encore maintenant, je me demande parfois si tout est réellement arrivé. Seul un certain ruban que j’ai gardé d’elle me prouve que oui. Mais, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps.

Un soir, donc, pendant lequel je cherchais à tuer l’ennui, un soir de plus, je me rendis dans un village des alentours. L’été battait son plein et la chaleur résiduelle de la journée était bien agréable sur le tard. Les rues étaient désertes. Je ne comprenais pas pourquoi.

Poursuivant ma marche, je finis par entendre une sorte de brouhaha venant d’une salle des fêtes. Ce pouvait être là l’explication à l’absence des gens dans la rue. N’ayant pas été invité, je décidais de passer mon chemin. Pourtant, j’entendis quelqu’un m’appeler. Tout d’abord, je crus avoir rêver. Sans doute avais-je pris un bruit pour un autre ? En me retournant, néanmoins, je reconnus un ami qui venait vers moi.

- Eh, tu dois venir absolument. Irina est là. Elle s’est présentée aux enchères.

J’étais complètement abasourdi. Que voulait-il dire ? Pourquoi Irina serait-elle là dans cette salle des fêtes perdue. Tout ceci n’avait aucun sens.

- Viens, je te dis. Je sais que tu l’aimes. C’est ta seule chance.

Je restais pantois.

- Amène tes fesses tout de suite ou elle va te filer entre les pattes.

Il avait l’air sérieux, ce que je ne comprenais pas. Voyant que je ne réagissais toujours pas, il me prit par le coude et me traîna à l’intérieur. J’eus juste le temps d’apercevoir des affichettes indiquant la nature de la soirée. Il s’agissait d’un gala de bienfaisance. Le souvenir d’avoir lu quelque chose à ce propos me revint en mémoire. Bien sûr, le journal avait fait un article sur ce sujet. Des objets étaient mis aux enchères et l’argent récolté servait à alimenter des œuvres caritatives. Tous les ans, cette soirée avait lieu à la même époque.

L’atmosphère dans la salle était survoltée. Je voyais à peine ce qu’il y avait sur la scène. Mon ami continuait de me tirer au milieu des gens. Au passage, je bousculais un homme qui agitait le bras en l’air, tout en criant «500». Je ne comprenais pas d’où venait cet engouement. La sono répétait inlassablement les sommes annoncées par les membres du public. «800» répondit un autre, comme en écho. Le commentateur reprit en chœur le montant en question. Et puis je vis la scène et comprit. Elle était là, splendide, fière, belle comme le jour. A sa vue, mon cœur s’emballa. «800 une fois ! 800 deux fois!»

Je reçus un violent coup de coude de la part de mon ami.

- Mais qu’est-ce tu attends? T’es fou ! Dis quelque chose !

A mon grand étonnement, mon bras se leva. Comme dans un rêve, le son de ma propre voix me résonna aux oreilles: « 2000 ». Il y eut un grand silence. Le projecteur cherchait dans l’assemblée qui avait dit cela. Les gens se regardaient les uns, les autres. Je n’avais d’yeux que pour mon Irina. Elle aussi, curieuse, intriguée, scrutait les gens. Petit à petit, son regard se posa sur moi. «2000» avais-je à nouveau crié. Quelques secondes de flottement passèrent avant que le commentateur ne reprenne derrière moi : «2000 une fois ! 2000 deux fois !»

Je tremblais. Irina me fixait toujours, intensément. La foule était braquée sur moi :

- Bien joué! Entendis-je, au loin, provenant de mon ami.

Ma tête bourdonnait. «2000 euros, trois fois ! Adjugé pour le jeune homme. Une soirée en compagnie de notre charmante invitée.» La foule applaudit tandis que je fus propulsé malgré moi sur la scène. Je perdis de vue Irina. On me remit un bon entre les mains et les flashs crépitèrent tout autour de moi. Et puis la liesse retomba. Les gens firent de la place et se mirent à danser. Quant à moi, fatigué par toutes ces émotions, je décidai de rentrer chez moi.

Le lendemain, à mon réveil. Je réalisai seulement ce qui s’était passé. Où allais-je trouver une somme pareille ? Dans quoi avais-je encore fourré les pieds ? Je courus à la banque pour savoir la position de mon compte et le montant de mes économies et poussai un soupir de soulagement en découvrant le montant. Je n’allais pas trop être dans le rouge. Il faudra juste que je me serre la ceinture pendant quelques mois. Mais qu’est-ce qui m’avait prit ? Qu’est-ce que je croyais ?

Quelques jours passèrent sans que je n’aie plus aucune nouvelle. La date de la soirée, indiquée pourtant sur le bon, approchait. Et puis je reçus un coup de fil :

- Bonsoir, c’est Irina. Vous vous souvenez ?
- Oui, bonsoir. Je suis très flatté de pouvoir vous parler.
- Après le prix que vous êtes prêt à payer, c’est plutôt moi qui ait de quoi être flattée.

Je balbutiai quelques mots, m’excusant presque. Le rouge me montait aux joues. La tension augmenta d’un cran. Sa voix était douce et chaude. Elle me paralysait.

- Je vous appelle à propos du lieu de rendez-vous. Désirez-vous que le comité des fêtes vienne vous chercher en voiture ?
- Euh, volontiers. Je ne connais pas très bien ce restaurant. Est-ce bien pour ce soir ?

J’entendis son rire léger, un peu gêné, à l’autre bout du fil.

- Oui, Monsieur. Rassurez-vous, le rendez-vous est pour ce soir.
- Je voulais vous dire que…
- Nous aurons tout le temps de nous parler.
- Je vous trouve magnifique.
- C’est très gentil de votre part mais allez, je dois raccrocher. A ce soir. Soyez prêt pour vingt heures.

Après être redescendu de mon petit nuage, je constatai avec horreur qu’il me restait à peine vingt-cinq minutes pour me préparer. Je filai sous la douche et me shampouinai vigoureusement. Je n’eus pas le temps d’enfiler ma cravate quand le chauffeur sonna à ma porte. Qu’à cela ne tienne, j’emportais ma veste et mes chaussures dans la voiture et finis de m’habiller à l’intérieur.

Arrivé au restaurant, un serveur me conduisit jusqu’à ma table. Irina, tout en robe noire, arriva peu de temps après. Un photographe nous prit en photo officiellement puis enfin, on nous laissa tranquille. Tout en papotant, nous découvrîmes avec joie le menu. Je m’aperçus que la compagnie d’Irina était simple et facile. Elle riait de bon cœur et se moquait parfois de nous et de cette fête de charité. J’étais fasciné par le moindre de ses gestes, par sa chevelure, aussi. Parfois, mon regard la troublait et elle baissait les yeux. Puis quelques secondes après, elle changeait de sujet.

Au bout d’une heure, nous attendions nos desserts quand elle s’absenta quelques minutes en direction du bar. En revenant, elle me dit de la suivre. Un des serveurs nous regarda partir, l’air complice. Je me demandais si ce qui allait suivre était réellement prévu. Nous longeâmes quelques couloirs avant d’arriver dans la partie hôtel du restaurant.

- Tous ces regards me gênent, me dit-elle, simplement, sortant une clé de son sac.
- Vous croyez que nous ne devrions pas plutôt…
- Ne vous en faîtes pas. Le serveur est un de mes amis.

Elle ouvrit la porte de la chambre 23, un détail sans importance que ma mémoire avait voulu conserver. Nous nous réfugiâmes à l’intérieur. Je n’osai y croire. Je me retrouvai seul avec Irina au milieu de cette chambre d’hôtel. Les gens du comité devaient sans doute se demander où nous étions disparus. Peut-être s’inquiétaient-ils ?

- Vous savez. Personne n’avait jamais payé aussi cher pour passer une soirée avec moi.
- Je suis confus. Je n’imaginais pas… en me promenant ce soir là…
- Pourtant, vous avez certainement lu dans la presse que je suis mariée ?
- Oui. Je… euh, qu’en pense votre mari de tout ça ?
- Cela n’a pas d’importance.

Elle se rapprocha de moi. Son doux parfum me montait à la tête. Elle me serra dans ses bras et m’embrassa langoureusement.

- Il ne devra pas être au courant, ajouta Irina.

Un frisson me parcourut en travers du corps. Sa peau douce était comme du lait à mon contact. Elle se lova contre mon torse. Je passai ma main dans ses cheveux, caressant son cou si séduisant que j’avais si souvent observé. Sa main prit la mienne et la guida par l’ouverture de sa robe. De façon incongrue, je sentis le renflement humide de sa culotte. Irina mouillait. Elle mouillait pour moi. Mes doigts étaient électriques. Je voulus l’embrasser encore plus longuement quand elle défit les boutons de ma chemise. Je me laissais faire. Mon sexe demandait à sortir, lui aussi. Je caressais ses cuisses juste au dessus de ses bas. Sa peau était délicieuse et sensuelle. Ensuite, je pris soin de libérer sa poitrine et je jetai son soutien-gorge dans un coin de la pièce.

Elle avait deux pointes de seins fièrement dressés dans ma direction. A demie nue sous son corsage, Irina était encore plus désirable que dans mes rêves les plus érotiques. Je pétris ses seins doucement de mes mains, les portais à ma bouche. Je les suçais, les tétais, les léchais comme un enfant affamé. Sa main glissa sous mon ventre. Elle dégrafa mon pantalon. Elle fouilla jusqu’à attraper mon sexe viril, durci par le plaisir. Après quelques mouvements de vas et viens, Irina se pencha et me prit dans sa bouche. Je la devinais, sous ses cheveux long, en train de me sucer. Mon sexe aimait cette sensation exquise. Je laissais échapper quelques soupirs, malgré moi.

N’y tenant plus, je préférai la repousser délicatement sur le côté. Je terminai de la déshabiller, ne lui laissant que ses bas. Son mont de vénus, noir et intriguant se tenait droit devant moi. Je ne pus résister à l’envie de plonger ma tête, entre ses cuisses si féminines, lui délivrant la plus belle preuve d’amour qui soit. Elle gémit plusieurs fois sous mes tendres caresses, avec une certaine retenue mais son corps parlait pour elle. Je fus rapidement envahit par son désir. Il était temps de passer aux choses sérieuses.

- Irina, comme je vous aime.
- Chuuuut, me répondait-elle.

Nos vas et viens cadencés s’intensifièrent au fil des minutes. Je sentais le désir monter en moi, se faire de plus en plus pressant. Je n’attendais plus que le signal de sa jouissance pour me libérer à mon tour. Quand le moment vint, je poussai un râle de plaisir à l’unisson de ma compagne d’un soir avant de m’effondrer de bonheur entre ses bras.

Pendant de longues minutes, elle me berça dans ses bras, me caressant les cheveux. J’enfouissais ma tête contre sa poitrine, la serrant fort, redoutant l’inévitable instant de séparation qui allait suivre. Je voulais que ce moment se grave définitivement dans ma mémoire et y reste pour toujours. Hélas, rien ne put arrêter le temps.

- Nous devons retourner au restaurant. Venez. Aidez-moi à me rhabiller.
- Comment pourrais-je vivre sans vous, Irina ?
- Soyez raisonnable et n’y pensez plus. Et puis, nous avons encore quelques heures devant nous. Ne soyez pas triste.

Le cœur meurtri, j’entrepris de rassembler ses affaires ainsi que les miennes. Par terre, il y avait un ruban que je cachai vite dans ma poche. Je ne sais pas s’il lui appartenait. Pour moi, ce petit ruban était le symbole de nos instants précieux volés au destin. Je voulais absolument le garder comme souvenir…

La fin de la soirée fut morose. Irina souriait encore de nos conversations mais la saveur n’était plus la même. Demain, je savais que chacun retrouverait sa vie, de son côté. Ne subsisterait de cette incroyable rencontre qu’une petite bulle de souvenir amer et tendre à la fois et un prénom : celui d’Irina.

A la fin de la nuit, nous nous quittâmes, sans un mot. Je ne la revis plus jamais.


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