Sublum : histoires erotiques ou de science-fiction
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par Sublum



Longtemps j’ai eu cette vision de Leslie, la nuit, dans mes rêves. Leslie était une créature imaginaire, produit de mes fantasmes, dont je ne me souvenais plus le commencement, sans doute avait-elle prit corps dans mon adolescence. Elle m’apparaissait en songe, cheveux aux vents, devant un château, la nuit. La mise en scène variait tellement peu que je finissais par croire que la vision s’emparait de moi plutôt que le contraire. J’avais acheté, je me souviens, un livre sur la communication par l’esprit mais je reportais sans cesse la lecture de l’ouvrage, au fil du temps, ne désirant pas sombrer dans la folie.
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Parfois, lorsque le désir s’emparait de moi et que je m’abandonnais à des caresses solitaires, j’essayai de faire ressurgir Leslie dans mon esprit, imaginant des scénarios dans lesquelles, bien sûr, elle m’aimait et désirait mon corps. Hélas, elle n’apparaissait jamais sur commande. Je la devinais pourtant très belle et plutôt sensuelle, incroyablement érotique. Une nuit où j’étais particulièrement agité à cause de soucis de travail, elle m’apparut en rêve, me réveillant en sueur au beau milieu des draps pour me rendre compte que j’avais jouis. J’étais troublé par ce que je venais de ressentir. Mon cœur palpitait encore de ce plaisir autant vif que fugace. Par la fenêtre, j’aperçu la lune qui était brillante et pleine et je cru y voir là la réponse à mon insomnie.

Il y eut ensuite une longue période de ma vie où je faillis l’oublier. J’avais emménagé avec une copine dans la région parisienne où je travaillais. Elle faisait ses études et se façonnait un bel avenir. Je n’ai jamais su s’il y avait eu de l’amour entre nous. Forcément qu’il y en avait un peu car sinon, ma copine et moi ne serions jamais resté si longtemps ensemble. L’éloignement de ma région natale devait expliquer pourquoi je ne rêvais plus de Leslie. J’étais aussi entré dans l’âge adulte et ma carrière s’apprêtait à décoller. Je décidai de ne plus m’accrocher à mes visions du passé.

J’aurais pu mener une vie normale pendant de longues années si un ami n’avait pas songé à m’offrir ce livre retraçant l’histoire de ma région natale : un ouvrage merveilleux qui rendait le cadeau d’autant plus touchant. Pourtant, je l’avais à peine feuilleté que je fus pris d’un malaise l’espace d’une seconde. Il y avait une image représentant le château, celui de mes visions nocturnes. Ses tourelles caractéristiques dont le haut ressemblait à des chapiteaux étaient reconnaissables entre mille. La dispositions des portes et différentes ouvertures était la même que dans mes rêves.

J’eus le sentiment que mon passé me cachait soudain quelque chose. Que s’était-il passé dans ce château ? Où l’avais-je aperçu et quand ? Ces visions qui me hantaient n’étaient pas le pur fruit d’un fantasme. Il contenait des éléments réels. J’étais tant troublé que je dus m’asseoir. Mes amis m’apportèrent un verre d’eau, me demandant ce qui n’allait pas, avec toutes leurs bienveillances. Il me fallut quelques minutes pour reprendre mes esprits et pour prendre une décision qui me terrifiait : je devais en savoir plus.

Ma lettre de démission arriva sur le bureau de mon chef le surlendemain avec moult explications sur le fait que je n’étais déjà plus là. Je me moquais du préavis. J’avais aussi appelé ma mère pour en savoir plus sur cette part de mon passé qui m’échappait mais que je sentais pourtant là, à la lisière de mon coeur. D’ordinaire si bavarde, celle-ci resta énigmatique, parût embêtée.

- Maman, tu ne me dis pas tout. J’ai besoin de savoir. C’est très important pour moi.
- Viens me voir ce week-end. Je ne peux pas te dire cela au téléphone. Alors tu ne te souviens réellement plus ?
- J’arrive immédiatement.

Ce fut ma dernière réponse avant de raccrocher. Je bondis dans la voiture. Ma valise était déjà prête. Je roulai jusqu’à tard dans la nuit quand enfin je fus arrivé chez moi. Ma mère m’attendait, dans le fauteuil de ses lectures. Elle ne dormait pas. Quand elle me vit entrer, voyant mon air effaré, elle eut des larmes dans les yeux.

- Maman, tu dois me raconter.
- Je sais, mon fils. Je sais.

Cette nuit là, j’eus de drôle de révélations. Les souvenirs me revinrent par paquets comme autant de coups de poignards dans le ventre. Durant toute mon enfance, Leslie était la petite fille avec qui je jouais les fins d’après midi après l’école, ainsi que les jours fériés. Nous étions inséparables. Dans le village, cette petite fille était mal aimée, à cause de son père, un homme violent qui logeait dans le château du livre. Ma mère leva son bras dans la direction d’un chemin que je n’avais plus guère emprunté depuis bien des années.

- Si tu longes cette route, tu tomberas sur le château. Chaque fois, j’avais peur qu’il t’arrive quelque chose. Tu étais mon petit garçons mais tes yeux brillaient chaque fois à l’idée de revoir ta Leslie, la pauvre fillette. Tu sais, au village, il y avait des tas d’histoires sordides qui courraient sur le compte du vieux châtelain. Je savais que Leslie n’était pas une méchante fille et qu’elle n’y était pour rien. Je me faisais du soucis pour toi et pour elle.

Le chemin, bien sûr. Comme c’est étrange la faculté que notre cerveau à d’occulter toute une part de réalité pour nous préserver de quelque chose. Il me restait à comprendre quoi. Ma mère ne voulu plus dire un mot de plus et partie se coucher, effondrée. Régulièrement, au cours de mon adolescence, je me revois faisant un détour pour ne pas passer près de ce chemin, m’y sentant mal à l’aise. La question du pourquoi ne parvenait même plus jusqu’au seuil de ma conscience. Demain, il faudrait que j’affronte mes démons et que j’arpente ce sentier à nouveau, comme avant. Une sourde terreur s’empara de mes tripes à cette seule pensée. C’est dans cet état de panique que je partis me coucher à mon tour.

La vision de Leslie m’apparut encore, cette nuit là, après deux ans de travail à Paris sans même y repenser. Ce n’était plus une coïncidence. Mon retour dans le village familial ravivait des souvenirs enfouis. Dans ce rêve, Leslie tentait de me dire quelque chose. Le plus curieux est qu’elle paraissait avoir grandie. Elle ne m’apparaissait jamais sous la forme d’une petite fille. Vous savez, on croit se connaître et puis on apprend que non et alors tout notre univers bascule.

Je fus réveillé le lendemain par l’odeur d’un bon café. Ma mère avait cuit un gâteau et m’en avait coupé deux tranches. Je pris plaisir à me rassasier, me rendant compte que je n’avais rien mangé la veille au soir. Je repoussai le journal de la main quand je m’aperçus qu’il ne s’agissait que de coupures de presses : trois articles exactement.

Je n’ai pas de mots pour décrire l’horreur qui était inscrite dans ces papiers noircis par le temps. Les trois articles étaient en rapport avec le château ainsi que son propriétaire. Des cadavres de petites filles avaient été retrouvées enterrées dans la propriété. Rien n’avait pu étouffer le scandale et le châtelain n’avait cessé de clamer son innocence même si d’horribles rumeurs avaient démarrées alors. Plus personne, depuis ce jour, ne s’était rendu au château. Le lieu était devenu tabou pour tous les villageois. La police n’avait su que conclure, manquant d’indices pour incriminer qui que ce soit. Ma mère m’interdit à jamais de retourner là-bas. Je ne revis plus jamais Leslie.

Je tremblais de tous mes membres en me remémorant cette époque. J’eus soudain l’envie de vomir et me retint juste à temps. J’avais été là quand les corps avaient été retrouvés. C’était moi qui les avais déterrés, voulant construire un barrage pour un ruisseau. Je revis le bras s’échappant de la terre, bouffé par les insectes. Un violent spasme me secoua le corps que, cette fois, je ne pus refréner. Ma mère m’apporta une serviette chaude qu’elle me plaça sur le front et avec laquelle je pus m’essuyer la bouche. Je restai là, prostré pendant une heure, tentant de me réchauffer mais ne cessant de trembler. Ma mère tentait du mieux qu’elle pouvait de me réconforter, me prenant dans ses bras.

Vers la fin de la journée, me sentant mieux, comme libéré d’un poids énorme dont je n’avais jamais soupçonné l’existence et qui pourtant m’avait accompagné à chaque pas de ma vie, j’entrepris de repartir pour Paris. Avec un peu de chance et beaucoup d’excuses, mon patron accepterait peut-être de me reprendre. Pourtant, je n’en fis rien. Quelque chose me chagrinait encore. Mon instinct me criait que je ne savais pas tout et je ne connaissais qu’un seul moyen de le vérifier : retourner au château…

Je n’en dis rien à ma mère mais après trois cent mètres, je stoppai ma voiture et longeai les champs pour rattraper le chemin de terre. Il n’avait pas vieillit car chaque montée, chaque bosse, chaque virage m’étaient familiers. L’appréhension grandit au fur et à mesure que j’approchais d’une forêt dont je savais, au fond de mes tripes, qu’elle masquait le château. Elle n’était pas épaisse et paraissait, heureusement, moins imposante que dans mes souvenirs de gosses.

Quelques minutes plus tard, j’étais devant la grande porte, ma main prête à frapper. J’eus une dernière hésitation mais ma résolution d’en savoir plus fut la plus forte. Un homme vieillit avant l’âge vint m’ouvrir après un temps immensément long. Qu’allais-je lui dire pour pouvoir entrer ? J’optai pour la vérité et lui annonçai que j’étais un ami de Leslie. Le vieil homme parût sur ses gardes puis une lueur dans ses yeux m’indiqua qu’il me reconnaissait lentement, malgré ma taille adulte. Son regard perçant scrutait chaque détail de mon visage et finalement, il me laissa entrer.

- Leslie n’a jamais eu qu’un seul ami, dit-il, et il nous a abandonné, lui aussi. Tu n’aurais pas du revenir.
- Leslie est toujours avec vous ? m’empressai-je de demander.

L’homme éclata de rire. Ce fut sa seule réponse et je le suivis à l’intérieur du château. C’était la première fois que je pénétrais dans ce lieu. L’atmosphère était étrange. Rien n’était entretenu. Il y avait des tableaux couverts de poussières accrochés sur les murs. Les scènes représentées paraissaient effroyables sans pouvoir en deviner la raison. Il faisait froid et le sol était dur comme de la pierre. J’entrai dans un grand salon. J’avais interrompu l’homme pendant son dîner.

Il me dit de s’installer en face de l’autre côté de la table. Les chaises semblaient n’avoir jamais bougées de place, à part celle qu’il utilisait. Avant de m’asseoir, j’examinai de plus prêt un des tableaux. Je comprenais mieux ce qui me choquait en lui. Il représentait des scènes de tortures. Les femmes y étaient attachées et leurs visages exprimaient la terreur, la souffrance. La poussière montrait suffisamment de parts du tableau pour deviner le reste. Je détachai immédiatement mes yeux de ce spectacle d’horreur. Voyant ma réaction, le châtelain éclata de rire de plus bel. Ensuite, il tira sur le manche d’une clochette et attendit qu’un de ses serviteurs arrive.

Le serviteur était une femme portant un tablier noir et blanc d’une mode très ancienne. Son air était grave et triste, comme résigné. Il me montra du doigt avec un signe que je ne compris pas. La femme repartis alors par où elle était venue, sans doute pour m’apporter quelque chose à manger. J’eus un choc quand elle se fut retournée.

Elle ne portait rien en dessous de son tablier et il ne lui cachait que le devant. Derrière, un simple nœud autour de sa taille laissait le champ libre pour exhiber ses fesses nues ainsi que son dos. Un mouvement imperceptible de la tête de la femme dans ma direction m’indiqua qu’elle eut soudain honte de se trouver ainsi devant moi. Elle ne se retourna pratiquement pas, préférant me fuir. Mon hôte m’avait surveillé du regard sans doute pour capturer ma réaction. Je ne montrai rien de mes sentiments et restai impassible. En moi, une petite voix me criait de me sauver d’ici pourtant l’horreur fascine et la peur se mue en curiosité absolue. Je voulais voir Leslie mais je n’osai plus aborder le sujet. L’air abattue et emplie de solitude de la pauvre femme de service me paralysait.

Quand elle revint, c’était les yeux baissés et morte de honte. Elle m’avait apporté un plateau avec une assiette de soupe et une cuillère. Elle posa le tout devant moi et sembla attendre quelque chose, peut-être un signal de son maître. Pendant un instant, j’eus une peur atroce. L’idée ne m’était pas venue une seconde à l’esprit jusque là. Qui était cette servante ? Leslie avait certainement grandie, elle aussi et je cru déceler quelques points de ressemblance à moins que mon esprit et mes angoisses me jouent un tour. La bouche entrouverte, je détaillai le visage de la pauvre femme, prenant son menton entre mes doigts pour mieux la voir. Mon cœur battait la chamade quand l’homme l’interrompit de sa voix grave.

- Non ce n’est pas Leslie. Tu pourras la voir tout à l’heure.

J’eus un hoquet, juste un seul. Je n’osai pas en demander plus préférant attendre plutôt que d’imaginer le pire. Comme la femme ne s’en allait pas, le châtelain ajouta :

- Ma servante attend sa caresse. Elle ne bougera pas sans l’avoir eu.
- Sa caresse ? répétai-je.

L’homme ria de nouveau devant mon air abasourdi et il se leva, faisant le tour de la table jusqu’à nous. La femme eut un léger mouvement de recul vers moi, plein d’appréhension. Sans ménagement le châtelain lui arracha son tablier et la poussa entièrement nue contre moi. Ses seins s’écrasèrent mollement contre mon visage. Sous la violence de la bousculade, elle perdit son équilibre et s’affala contre moi, glissant sur mes genoux, pliée en deux.

- Allez maintenant tape cette cochonne. Donne lui une bonne correction. Après, tu pourras voir ta Leslie. Oh, je t’ai reconnu ! C’est toi qui a brisé ma vie en allant fouiner dans les bois. Maintenant vas-y tape là.

J’étais terrorisé par la voix menaçante de l’homme et par l’ambiance incompréhensible qui se dégageait de la pièce. La femme tentait de se redresser et j’avais ses fesses charnues qui s’agitaient sous mes yeux. J’eus très peur et je frappai très fort cette femme qui ne m’avait rien fait. Mes mains claquaient ses fesses qui rosissaient. Elle criait « non, non, s’il vous plait ! ». Le vieil homme, lui, jubilait. Je ne comprenais pas mon geste mais ne pouvait m’en arracher. Finalement, la servante stoppa tout mouvement, endurant mes coups qui se firent plus doux.

Je me rendais compte que je bandais dur contre son bas ventre. Je glissai ma main entre ses cuisses pour lui caresser l’intérieur. Le contact de sa peau et de sa fente était doux. Un désir inconnu montait en moi. J’avais soudain envie de posséder cette femme dont le corps ne lui appartenait plus. Je lui palpai les fesses, ses seins. J’abusai de sa chair, la fouillant avec impudeur, violant son intimité de mes doigts avides, imaginant les sensations que mon sexe éprouverait dans son intérieur. Le châtelain m’ordonna de me lever. La femme en profita pour se remettre debout, elle aussi mais n’osa pas s’échapper. Des larmes coulaient sur ses joues et son air était encore plus mortifié qu’à sa première apparition. Qu’avais-je fait ?

Je voulais partir mais mes jambes se dérobaient. Mon hôte me dit d’attendre là qu’il revienne. Il sorti de la salle à manger. J’envisageai plusieurs scénarios pour m’en aller d’ici. Il fallait que la femme vienne, elle aussi. Je ne pouvais pas la laisser dans cet enfer. Elle semblait tellement résignée alors que la porte du château était si proche. Elle n’avait qu’à franchir un couloir pour s’échapper mais qu’attendait-elle ? Je le compris en tentant de m’échapper. La porte était complètement verrouillée par un cadenas. Je n’avais rien vu venir. Quand avait-il pu être mit en place sans que je ne m’en aperçoive ?

- Comment t’appelles-tu ? Que fais-tu là ?

La servante ne me répondit pas. Ses mains cachaient son pubis, maladroitement et elle continuait de regarder le sol. Tandis que je la secouai pour qu’elle me réponde, elle laissa échappé tout bas :

- Mon maître m’a interdit de parler.

Mon univers basculait complètement. Il y a encore deux jours, j’avais un boulot, une petite amie, des copains et je vivais à Paris dans la civilisation. A présent, j’étais enfermé dans une maison de fou avec une femme à moitié nue que je venais de tripoter après l’avoir violentée. Je ne me reconnaissais plus. Je ne pouvais pas être moi-même. Une question resurgit à mon esprit :

- Où est Leslie ? Est-elle retenue prisonnière elle aussi ?

La servante prit un air horrifié en m’entendant prononcer ce nom, puis je compris que ce n’était pas mes paroles mais la vue de son maître qui revenait avec de drôles d’instruments entre les mains. Il y avait des chaînes, des fers. Elle savait qu’ils lui étaient destinés. Rien dans toute ma vie ne m’avait préparé à affronter une telle situation. J’étais comme paralysé, sans repère pour agir. J’étais complètement dépassé par l’incompréhension de mes sens. Tout se bousculait dans ma tête. Je revoyais mille fois mon parcours jusqu’au château, cherchant des éléments de réponse à ce qui se déroulait sous mes yeux.

De terreur, la servante se tint fermement à mon bras, après ce que je lui avais fait subir. L’homme lui ordonna sèchement de grimper sur la table. Il lui fixa les fers autour des chevilles et une grande barre les lui maintenait écartées l’une de l’autre. Les fesses de la pauvre femme étaient complètement écartelées et elle devait se cambrer très fort pour ne pas avoir mal. J’avais le sexe de cette femme que je ne connaissais pas il y a encore une heure, en face de mes yeux, tiraillé de chaque côté, tellement que je distinguais son intérieur. Bien que cette vision m’horrifiait, je fus trahi par mon propre corps. Ma queue bandait aussi fort que jamais dans toute ma vie. L’homme semblait fier de sa composition. Il me força à abuser de sa servante pendant de longues heures. Quand je dis qu'il me força c’est parce que je n’ose plus croire que j’ai pu être l’auteur de tels actes et en avoir ressentis du plaisir.

Quand il détacha enfin la femme, celle-ci n’eut même plus la force de réagir. Elle resta affalée sur la table, pleurant sans cesse. Ses chevilles étaient meurtries mais les blessures qu’elle portait au fond de son être étaient bien pires. Puis il se passa un truc étrange. Je crus d’abord que mon cerveau me jouait des tours. Par moment, ce n’était plus des sanglots qu’il me semblait entendre mais des rires.

Je tirai la femme vers moi pour la retourner. Je voulais voir son visage, être sûr. Elle avait un drôle de rictus sur les lèvres. Elle riait pleinement, complètement folle. Le châtelain aussi s’était mit à rire. J’avais la sale impression de m’être fait avoir.

- Elle te plait bien la petite, dit-il. Tu as vu combien de fois tu as jouis ? Je t’avais dit que c’était une cochonne. Tu as bien fait de la corriger.

J’avais l’estomac sur le point de se retourner. Au fond de moi, quelque chose s’était brisé, malgré la révélation de la mascarade. J’avais réellement abusé de cette femme, même si elle paraissait complètement folle et finalement consentante. J’étais devenu un monstre tout comme eux et je me donnais envie de vomir. La femme descendit de la table, les jambes endolories et partit s’essuyer avec le tablier. J’étais encore sous le coup de la révélation. Etait-ce la même femme qui pleurait, souffrait sous mes coups de boutoirs, il y a un instant encore à peine ? Je n’oserai même pas vous raconter les pires outrages que je lui avais fait subir sous l’impulsion du Châtelain. Ma vie ne pourrait plus jamais être la même. Plus jamais je ne pourrais me regarder en face, sachant quel monstre je suis.

Mon hôte me tira alors par le bras et m’emmena dans des couloirs. L’endroit me paraissait encore plus lugubre sachant ce qui avait du s’y dérouler. Il me fit descendre des escaliers dans la pénombre. Arrivé à ce qui devait être une sorte de cave, il me poussa violemment en avant et referma brutalement la porte derrière moi. Il me fallut plusieurs minutes pour que mes yeux s’accommodent au peu de lumière qui régnait dans la pièce. Une fenêtre étroite avec des barreaux laissait entrer quelques rayons de lunes. J’avais entendu un lourd verrou cliqueter derrière la porte. J’étais enfermé.

Un frisson me parcouru l’échine quand j’entendis bouger sur le côté. Je tournai la tête lentement, mes sens tellement à l’affût que j’entendais les battements de mon cœur résonner. J’aperçu tout d’abord une gamelle avec de l’eau, puis mes yeux continuèrent leur procession vers l’horreur. Il y avait sur le sol un corps nu, enchaîné et puis des yeux, presque morts qui me fixaient d’une drôle de façon. Ces yeux étaient ceux d’un visage couché sur le sol dont le cou était entouré d’un énorme anneau de fer. Ce visage je le connaissais. Il avait vieillit mais les traits étaient restés les mêmes presque identiques à celui de mes rêves.

- Leslie ? C’est toi ?

Les yeux s’animèrent. Une lueur d’espoir naquit dans leur profondeur insondable. Une lueur que le cerveau de Leslie refusait de croire. J’avançai tout contre elle, la serrant dans mes bras.

- Oh ma Leslie ! Que t’ont-ils fait ?

J’étais fou. Je la berçais contre mon corps pour la réchauffer, lui murmurait des mots apaisants. Je lui expliquai que j’étais venu pour la sauver et que j’avais entendu ses appels dans mes rêves et que j’étais revenu exprès pour elle, pour l’arracher aux griffes de ces monstres. Je voulais tant la rassurer que mes mots se bousculaient à mes lèvres. Je lui parlais de toutes ces années où j’avais pensé à elle et combien elle m’avait manqué. Et puis elle aussi se mit à rire. Un rire horrible, entrecoupé de spasme. Un rire inhumain, emplit de haine. Un rire qui me vrillait les oreilles et me tordait les boyaux. Leslie roula sur le dos et s’arc bouta, faisant bouger son bassin de haut en bas en mimant l’acte sexuel. Elle riait encore et encore plus fort tandis que son sexe poursuivait sa danse obscène devant moi. Je ne savais plus où j’étais ni qui j’étais. Je ne savais plus ce que je faisais ici dans cette cave avec ces êtres étranges. Je ne savais plus si j’étais enfermé ou retenu de mon propre chef. Je ne savais plus si j’étais fou ou complètement givré. Je perdais pied et je sentais que ce serait irréversible.
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Leslie se jeta sur moi, arrachant mes vêtements avec une telle sauvagerie que j’en eus le souffle coupé. Ses chaînes s’étaient violemment cognées contre mes genoux, me faisant lâcher un juron de douleur. Elle les enroula autour de moi, me roulant sur le côté. Ma tête heurta le sol et je perdis conscience pendant quelques secondes. A mon réveil, je sentis une douleur s’immiscer entre mes fesses. Plus je tentais de me redresser pour comprendre et plus la douleur s’amplifiait. Leslie était toujours là, derrière moi. Ses chaînes étaient là et j’entendais son souffle court. Elle se tenait assise sur mes jambes et m’enfonçait quelque chose de dur et froid dans l’anus. J’avais l’impression qu’il se déchirait. J’hurlai à n’en plus finir. Je voulais qu’elle arrête immédiatement mais au moindre de mes mouvements, les souffrances étaient pires. Finalement, son petit jeu la lassa et elle me retira des fesses la tige qui semblait mesurait vingt centimètres. J’étais sur le sol, meurtris.

- Où étais-tu, toutes ces années ?

Je n’en croyais pas mes oreilles. Etait-ce une hallucination ? Leslie semblait littéralement transformée. Son visage était méconnaissable. Elle s’était adressée à moi avec la voix de la petite fille avec qui j’avais tant joué. Leslie paraissait si fragile, si innocente. Ses seins étaient ceux d’une femme jeune mais adulte.

- Que t’est-il arrivé ? Que faisons-nous ici dans cette endroit sombre et humide ?

Je restai interdit devant ses questions enfantines. Etait-elle en train de revivre un moment de son enfance ? J’échafaudais mille hypothèses, les éliminant toutes en bloc. Leslie se rapprocha de moi. J’eus un mouvement de recul. Elle se fit douce, m’entoura de ses bras. Ses seins se frottèrent sur mon torse. Elle m’enserrait avec chaleur et douceur à la fois comme seule une femme sait le faire. Son sexe s'était collé à moi et je sentais sa chaleur moite.

- Où sommes-nous ? J’ai si peur. Allons nous en, mon père va me gronder très fort.

De mes yeux, j’examinai la pièce de fond en comble, ne pouvant me soustraire à son étreinte si douce. Je ne voyais aucun élément nous permettant de nous échapper. Petit à petit, je me détendis. La chaleur de Leslie ne me laissait pas indifférent et même si j’étais à mille lieu d’avoir envie d’elle, j’appréciais son étreinte apaisante. C’était de l’amour que j’éprouvais pour elle. A présent, j’en étais certain. Toute ma vie loin d’elle n’avait eu aucun sens. Tout ce temps où j’avais voulu oublier Leslie avait été du temps gâché. Pour rien au monde, je n’aurais voulu me séparer d’elle. Chaque minute auprès d’elle allait me permettre de rattraper le temps perdu.



© Crédit photo - Leslie


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