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par Sublum



Maud n’aurait jamais quitté sa Bretagne natale pour moi. Je n’aurais jamais exigé d’elle qu’elle le fasse. Elle aimait trop la mer, le vent, les rochers, l’air marin. Comme je lui disais souvent dans le creux de l’oreille : « Maud, tu fais l’amour avec la mer ». Elle aurait été malheureuse loin de son immense océan qui la rendait si belle à mes yeux et j’étais incapable de me résoudre à la quitter. Notre relation passionnelle me rongeait de l’intérieur. J’habitais si loin d’elle et mon travail m’empêchait de la voir plus d’une fois par mois. Elle n’avait pas le téléphone et moi, je ne vivais que pour elle.

J’étais parvenu sur la côte où Maud méditait de longues heures. Je parcourus les rochers pendant plus d’un quart d’heure avant de la trouver. Je voulais lui faire la surprise de ma présence. Au détour d’un chemin, je la vis de dos. Le vent soufflait depuis l’océan et masquait le son de mon approche. Maud portait une robe blanche finement transparente et un haut rouge qui rehaussait à merveille ses longs cheveux noirs. Elle se tenait debout, face au large, se laissant pénétrée par ce souffle océanique si puissant, si revigorant. Le bas de sa robe tremblait, virevoltait, tel un drapeau furieux, fouettant ses jambes par instants et se soulevant parfois haut avant de retomber. Maud était fermement campé sur ses jambes, stoïque, ses épaules rejetées en arrière, son cou offert à la brise vivifiante. Elle ressemblait à un tableau vivant que je voulais éternel.

Sur la pointe où nous étions, la vue s’étendait loin au-delà des vagues. De l’autre côté d’une plage, il y avait des pécheurs qui marchaient dans la vase, vêtus de bottes et de cirés. La marée était descendante. Ils cherchaient des coquillages ou autres crustacés. Le ciel se couvrait par endroit et le vent couchait le peu d’herbe qui trouvait vie parmi les rocailles. Quand mes yeux revinrent sur Maud, elle n’avait plus ses vêtements. Sa robe blanche gisait sur le sol et elle finissait d’ôter son haut rouge. Elle m’aperçut du coin de l’œil mais je décidai de ne pas la rejoindre plus. Je voulais l’observer dans son milieu naturel, dans ses rêveries personnelles. J’étais le seul qu’elle tolérait, dans ces moments là.

En haut des fesses de Maud apparaissait le minuscule triangle noir de son string. Son dos à la cambrure sensuelle était barré par le long fil, terminé par un nœud, de son soutien-gorge. Loin d’avoir froid, Maud se caressait tout le corps de ses mains de fée. Elle souleva sa poitrine, la libéra pour mieux l’offrir au dieu Eole. Non content de cela, elle se massait les mamelons avec une envoûtante délicatesse tout en se repaissant de la fraîche brise océane sur sa peau. Je vis ses seins se redresser et sa peau frissonner. C’était du plaisir à l’état pur, son plaisir.

Derrière moi, des gens approchaient. Maud s’en moquait, absorbée qu’elle était dans la contemplation de l’abîme d’eau s’étendant jusqu’à perte de vue. Ses mains s’étaient jointes sur son ventre et glissaient en direction de son intimité. Ses doigts glissèrent sous le fin tissu noir devant vu le tiraillement que l’élastique subissait autour de ses hanches. Je me doutais depuis quelques temps que Maud aimait venir se caresser sur les bords des rochers. Le goût de son intimité était plus marqué quand elle rentrait de ses longues ballades solitaires.

Les gens semblaient être venus dans le seul but de voir Maud. Ils ne paraissaient pas surpris de sa présence. J’étais troublé. J’étais jaloux. Les caresses intimes de Maud se précisaient, s’intensifiaient. Je voyais les pêcheurs se rapprocher de l’à-pic où nous étions. Alors eux aussi n’étaient pas là par hasard ? Je m’approchai de Maud et m’intercalai entre elle et l’océan. J’avais soif de son sexe, de mes yeux, par ma bouche, sur ma langue. Elle baissa les yeux vers moi et glissa ses mains sous les élastiques de son string, de chaque côté de ses hanches. Lentement, elle fit descendre le rempart entre mes lèvres et les siennes, malmenées de ses doigts il y a encore quelques secondes.

Sa toison noire, trempée, me fit de l’effet, plus que je ne l’aurais cru. Je plongeai ma langue au fond de sa grotte marine. Maud m’accueillit par un soupir et une douce contraction du bassin. J’imaginais ses fesses à moitié nues se resserrer par l’impulsion de mes caresses, sous le regard voyeur des étrangers qui n’étaient plus qu’à quelques mètres de nous. Ma langue pénétra les moindres recoins de Maud, lapant sa liqueur envahissante.

Je repris mon souffle quelques secondes entre deux baisers profonds. Un type odieux avait sorti son sexe et se caressait sans vergogne tel un vulgaire mateur. Je repensais aux mots d’amour que j’échangeais avec Maud. Dans une de nos lettres, je lui avais sublimé ma passion pour sa chute de rein dont la nature l’avait généreusement doté. Je lui avais expliqué combien ses courbes me réveillaient la nuit, en sueur, pleins de désirs inassouvis. Et ce type se masturbait, face à Maud, juste pour se vider de ses envies bestiales. Je ne connaissais pas d’autres expressions.

Chassant cette vision de mes pensées, ma langue poursuivit sa quête de jouissance au fond des cuisses de Maud, à la recherche de son secret le plus intime. Maud était un cocktail de saveurs dont je me délectais. Dans mon engouement pour la lécher, je n’avais pas remarqué une chose : son string avait continué de descendre le long de ses cuisses, dévoilant complètement les fesses et le profilement naissant de son sexe. J’entendis l’homme s’agiter deux fois plus, derrière elle. Il se rapprochait dangereusement de la peau de ma bien-aimée.

J’avais un peu d’appréhension sur ce qui pouvait se passer mais Maud, à ma surprise, se retourna et s’agenouilla devant lui. Tandis qu’il finissait de ses mains ses derniers va-et-vient, ceux les plus rapides, Maud prit son sexe dans sa bouche et reçut la semence. Les spasmes musculaires de l’homme étaient suivit de près par des déglutitions, plus ou moins rapprochées, dans la gorge de Maud, faveur qui m'avait toujours été interdite par elle. Là, pourtant, aucun détail ne m'avait été épargné.

Ça avait été sa façon la plus cruelle de m’annoncer qu’un type comme moi ne l’intéressait pas. Je m’étais senti humilié, blessé. Mon cœur ne comprenait plus et je la suivis malgré moi le long du sentier menant à la plage. Maud avait remonté son string à une position plus normale et marchait pieds nus dans le sable humide, légèrement mou. Je m’agrippai à sa taille, voulant la retenir, tandis qu’elle marchait vers les vagues. Je lui baissai moi-même son string, voulant revoir une dernière fois l’objet de mes envies secrètes, retrouver la sensation de son corps, brut, offert sous ma langue. Maud s’arrêta net, agacée d’avoir été dévoilée sans son consentement préalable. Je plongeais ma langue dans son étroit sillon comme elle me l’avait si souvent demandé. Elle se débattit tandis que ma bouche absorbait sa petite ouverture rose. Même cela, elle n’en avait plus envie. Je n’étais rien pour elle.

Le type du rocher, derrière moi, m’avait rejoint. Il avait mit sa main sur mon épaule et me parlait d’une façon compatissante :

- Tu ne comprends pas, mon gars ? C’est fini. Elle est avec moi. Tu n’aurais jamais du venir à l’improviste. Elle voulait te l’annoncer autrement. Elle ne supportait plus ces mensonges qu’elle te servait.
- Mais, mais ?
- Il n’y a pas de « mais ». Tu dois t’en aller et oublier Maud.
- Comment pourrais-je l’oublier ? Je l’aime !
- Ecoute. Tu ne la connais pas comme je la connais. Cela fait longtemps que l’on se fréquente, elle et moi. J’étais là bien avant toi. Elle s’est servit de toi. Ne cherche pas à souffrir davantage.

Qui était ce type qui proférait de telles horreurs sur ma bien-aimée ? Je tirai Maud par le coude pour savoir. Je voulais la voir dans le blanc des yeux. Pourquoi ne disait-elle rien ? Quand je fus face à elle, elle détourna son visage mais je vis durant une fraction de seconde que des larmes avaient coulés sur ses joues. Ainsi, tout était vrai. Elle s’était servi de moi et tout ce que j’avais fait, en venant ici, avait été de la surprendre avec son amant réel ? Le reste n'avait été qu'improvisation.

Je ne voulais pas le croire. Et qui étaient ces autres personnes, venues pour la voir, elles aussi ? Cette histoire que l’on me servait ne tenait pas debout. C’était un nouveau mensonge, un de plus et je ne savais plus que croire. Maud devait encore avoir le goût âpre au fond de sa gorge. Elle avait bel et bien fait une fellation à ce type qui se prétendait son amant. Je ne tenais pas à en savoir plus. Je me sentais trahi et je couru, m’en allant loin, sans même me retourner. J’avais crié, dans ma course folle. J’avais crié mon mal être au vent, aux rochers, à la vase. J’avais crié cette phrase qui m’était venue et qui me déchirait :

« Ce n’était pas l’océan qui t’éloignait de moi, Maud, mon amour. Non, ce n'était pas l'océan mais ton coeur cruel. »


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