Sublum : histoires erotiques ou de science-fiction
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par Sublum



Sous la dynastie des Tang, La princesse WenCheng était connue pour être extrêmement belle et exceller en danse et en musique. Elle était désirée dans les dix milles provinces du royaume de l’empereur et il n’était pas rare que de riches étrangers s’informent sur son compte et demandent à l’épouser. La jeune Mei Lin, quant à elle, était fille de paysan. Elle était inconnue de tous mais elle était bien plus belle et bien plus gracieuse que dix mille princesses WenCheng pour qui avait la chance de l’apercevoir. Hélas, son vieux père jaloux la cachait aux yeux de tous et interdisait à quiconque de lui parler.

Un jour de printemps, désirant quitter le cocon familial, je m’étais mis en quête de rencontrer un sage dont la renommée et les connaissances étaient aussi grandes que la montagne qui l’hébergeait, disait-on. J’espérais être digne de recevoir son enseignement et de devenir son disciple. J’entrepris une longue marche de plusieurs mois pour me présenter à lui. Les indications des villageois étant peu fiables, je me perdis en chemin et la nature décida de ma destinée. En était-il jamais autrement ?

Après avoir traversé un champ de fleurs sauvages, m’éloignant toujours plus des quatre mers, je décidai d’une halte à l’ombre d’un magnifique prunier. Je ne comptais plus les rivières que j’avais traversées ni les montagnes que j’avais dominées. Mes forces diminuaient de jours en jours tout comme mes provisions. Aussi quand j’entendis la voix cristalline de Mei Lin dans le lointain, je fus frappé par tant de beauté mais je doutais dans le même temps de ma raison. Qui était cette charmante jeune femme qui avait le don de rendre jaloux les oiseaux par son chant merveilleux ? Oubliant la faim et la fatigue, je me redressai et traversai le champ pour rejoindre la lisière d’une forêt de bambous d’où la pureté vocale de Mei Lin semblait provenir.

Quand je parvins jusqu’à une clairière où bruissait un ruisseau, je découvris la jeune femme qui chantonnait tout en parachevant sa toilette. Un craquement sur le sol trahit ma présence et stupéfaite, elle me fit volte-face, à moitié nue.

- Que l’humble seigneur puisse pardonner les manières d’une jeune fleur sauvage, me dit-elle toute confuse.
- Que ne pourrait pas faire l’humble seigneur qui, charmé par le chant d’un oiseau, vient à découvrir une si jolie fleur, répondit-je.
- Le fleur est belle mais ses racines contiennent du poison. Partez, je vous en prie, avant que mon vieux père n’apprenne la nouvelle !

En tentant d’atteindre ses vêtements, Mei Lin glissa sur le sol humide et vint heurter un arbre de sa tête sans que je ne puisse approcher à temps. Curieux destin qui me mène jusqu’à une déesse pour me la ravir l’instant d’après. Suivant le chemin marqué par tant d’allers et venues, je portais la jeune femme inconsciente auprès de son vieux père. Elle embaumait la fleur de Lotus et était aussi légère qu’un oiseau. J’avais pris soin de la vêtir plus dignement afin de ne pas déshonorer sa réputation. Après une longue marche, ralentit par mes jambes affaiblies, j’atteignis un temple où je pus déposer la jeune femme afin qu’elle y fut soigner.

- Noble étranger, dit le moine. Nous ne connaissons pas cette jeune femme mais toute notre médecine ne pourrait rien changer à son état. Il faut accepter le rocher aveugle qui dévale parfois la montagne et détruit le fil ténu du bonheur naissant.
- Si un bonheur allait naître, un autre se meurt à présent. Je dois immédiatement partir à la recherche du père de la jeune femme, pour l’informer de la triste nouvelle.

Après une longue traversée et des jours passés sans autres nourritures que des baies sauvages et un peu d’eau puisée dans les ruisseaux, j’atteignis une hutte habitée par un vieux fou qui, disait-on, pleurait la disparition de sa fille, le plus précieux de ses bijoux. Comme personne n’avait jamais vu la fille, nul ne voulait croire à la peine du vieillard qui n’en paraissait que plus fou. Quand j’approchais du père de Mei Lin, celui-ci commença par me chasser à coups de bâtons. Au fil des jours, ma présence insistante et l’aide que je lui apportais malgré ses vives protestations me permis enfin d’avoir une discussion face à face avec lui. Je lui appris la nouvelle que sa fille Mei Lin n’avait jamais été perdue puis l’accablait ensuite par la révélation que la mort guettait le moindre de ses souffles. Le vieillard fut terrassé par la douleur mais, avant de rendre son dernier soupir, me fit promettre de veiller toujours sur sa Mei Lin et me remercia d’être venu l’informer malgré son manque de courtoisie et les nombreux bruits qui courraient sur son compte. Il glissa dans ma main un médaillon mais n’eut pas le temps d’en dire plus.

Je dus m’occuper de sa sépulture, pratiquant les rites des ancêtres du mieux que je pus m’en souvenir. Puis, je pris de quoi manger et voyager. Je repensais au sage de la montagne que je ne rencontrerais jamais. Grâce à lui, pourtant, et à ma volonté de suivre son enseignement, je venais d’en apprendre beaucoup plus sur la vie que lors de toute une enfance auprès de mes parents. J’avais appris, par exemple, que la vie décidait pour nous et que notre volonté ne pourrait s’accomplir qu’en se pliant à ses caprices, tel un roseau. Je serrai le médaillon dans le creux de ma main jusqu’à marquer mes chairs et je courus rejoindre le temple qui abritait le corps de Mei Lin.

Dans mon empressement, je me perdis dans la forêt et débouchait dans une clairière. Je reconnus le bruissement du ruisseau où j’avais découvert Mei Lin, la première fois. Elle était là, à demi nue, terminant sa toilette. Sa voix cristalline emplissait la forêt, se répercutant en mille échos sur chacun des bambous. Comment se pouvait-il ? Je m’approchais d’elle mais elle fit mine de ne pas remarquer ma présence. Sa beauté était telle que j’en eus le souffle coupé. Mon cœur se moquait de l’étrangeté de sa présence en ces lieux et je continuai de l’observer avec la patience de l’arbre centenaire. Mei Lin riait et gloussait puis poursuivait ses chants enchanteurs.

Une fois belle et parfumée, elle se tourna vers moi sans aucune pudeur sans pourtant m’adresser la moindre parole. Ses seins inspiraient les joies de l’amour. Le balancement de ses hanches semblait capable de renverser des royaumes. Elle s’arrêta net devant moi et s’agenouilla. Elle paraissait intriguée par une vive lueur, à mes pieds. Il s’agissait du médaillon que dans mon grand étonnement, j’avais lâché. Une inquiétude parcourue le visage de la belle Mei Lin. Elle se dirigea vers ses vêtements précipitamment. Je voulu la retenir par le bras mais ma main passa au travers de son corps comme par une mauvaise magie. Il n’était pas trop tard pour éviter le pire. Je m’élançai pour lui éviter de chuter contre l’arbre coupable. Ce fut moi qui me fracassai le crâne contre lui.

Il y eut un choc sourd puis tout s’assombrit autour de moi. Je vacillai sans connaissance. J’avais l’impression de tomber depuis des falaises de dix milles li de hauteur. Une voix résonna à mes oreilles torturées par l’impression de vide :

- Humble seigneur ! Puissiez-vous ne pas dormir et vous entretenir avec la fleur sauvage que je suis.

    
J’ouvris les yeux tel un nouveau né, effrayé par ce soudain flot de lumière. La confusion la plus totale régnait dans mon esprit. Je reconnaissais le champ de fleurs sauvages que je venais de traverser, ainsi que le prunier sur lequel j’étais adossé pour me reposer. Une jeune femme au teint magnifique nichée sous une ombrelle rouge coquelicot me tirait la manche tout en baissant les yeux.

- L’humble seigneur désire-t-il connaître le nom de la fleur sauvage ?

Qui était cette femme dont la grâce et la beauté rivalisait avec les plus belles princesses du royaume ? Sa tenue était d’une rare élégance et d’un raffinement exquis. Son sourire timide donnerait le coup de grâce à n’importe quel jeune homme en recherche d’amour. J’étais ce jeune homme.

- Que l’humble seigneur puisse pardonner mes manières ! Personne ne me parle ni ne m’approche mais n’étant pas d’ici, vous ne le savez pas. Je m’appelle Mei Lin.
- Comment se fait-il que la plus jolie des fleurs n’aie pas été cueillie le printemps venu ?
- Certains oiseaux aigris protègent leurs petits des affres du monde et faisant cela, ils les étouffent et les tuent plus sûrement qu’un tigre affamé.

Mei Lin continuait de baisser les yeux mais ma manière de la détailler lui fit monter le rouge aux joues malgré son teint. Je me levai et la serrai dans mes bras. Elle ne résista pas quand je l’embrassai avec fougue sur la joue, sur ses lèvres, dans son cou. Sa respiration se fit plus soutenue. Elle n’osait toujours pas me regarder mais elle s’allongea dans l’herbe et défit son étoffe soyeuse, libérant une délicate et fraîche poitrine de velours. Je couvris son corps de baisers enflammés, la portant à bout de bras sur les ailes du plaisir. Mei Lin poussait de petits soupirs silencieux que me révélaient ses lèvres.

Poussant plus loin mes caresses et sentant sa petite fleur mouillée du désir d’être aimée, je m’introduisis en elle, jouissant du luxe de l’amant officiel sans en avoir le titre. Notre émoi fut porté à son comble à la suite d’une longue danse sensuelle qui s’acheva en un cortège de sensations brûlantes. Mei Lin voulu garder à jamais mon visage contre sa poitrine tandis qu’elle se reposait de la tempête qui avait sévit en elle. J’étais bien incapable de lui refuser ce plaisir qui était aussi un des miens.

Du coin de l’œil, j’observai un papillon qui s’était posait sur une pivoine. Mei Lin était cette pivoine, toute de rouge vêtue. J’étais ce papillon que les ailes avaient porté bien loin de chez lui. La nature n’avait fait que poursuivre son chemin, recommençant sans cesse son œuvre sans début ni fin. Je la remerciai de m’avoir apporté cette belle Mei Lin que je ne connaissais ni ne soupçonnait il y a peu encore.

Ma main se porta à nouveau sur la poitrine de la jeune femme pour en apprécier le grain délicat. Cependant, avant de la refermer sur son téton érigé, une marque au creux de ma paume m’intrigua. On eut dit comme le sceau d’un médaillon qui aurait été frappé dans ma main. Il s’agissait sans doute de la marque d’un caillou que j’aurai pressé sur le sol dans mon empressement à satisfaire Mei Lin. La passion est un remède contre les plus vives douleurs…


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