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par Sublum



Apprendre l’Ukrainien est une tâche rude et difficile. Les sons se mélangent facilement dans la tête de celui qui n’a pas vécu une partie de sa vie là-bas. L’alphabet revêt un aspect mystérieux et semble déconnecté de la prononciation elle-même des mots. La langue de ce pays pourtant culturellement riche aurait de quoi décourager n’importe lequel des étudiants les plus motivés. Dans mon cas, je n’étais même pas sûr de mettre les pieds dans ce pays, un jour. Alors pourquoi apprendre l’Ukrainien ? Si vous saviez ! La réponse tient en un seul mot : Oksana.

Oksana était Ukrainienne. Un jour que rien ne prédestinait à une rencontre, je l’avais suivie jusqu’à chez elle depuis la station de métro où je l’avais aperçue. Sans réfléchir j’avais frappé à sa porte. Je voulais encore la regarder. Je voulais me refléter dans ses yeux. Je voulais entrer dans sa vie, faire partie de ses pensées, connaître qui elle était. Ce n’est pas elle qui ouvrit mais un vieux type barbu et bourru, aux tempes grisonnantes. Quelle transformation ! Mon cœur eut une attaque.

Durant quelques secondes, je ravalai ma salive cherchant des mots, n’importe lesquels pouvant expliquer ma présence sur ce pas de porte. Mon calvaire cessa l’instant même où Oksana réapparue, intriguée ? Mon regard se métamorphosa pour prendre celui d’un ahuri complet. Comme elle était belle ! Je devais avoir la bouche ouverte mais qui aurait pu me le dire ?

- Vous venez pour les cours d’Ukrainien ? dit-elle. Entrez donc, monsieur.

Oui, c’est exactement cela, Oksana. Je viens pour les cours d’Ukrainien. Apprend moi donc tout ce que tu peux de ta langue. Je rêve de passer du temps avec toi, pour des leçons particulières. Pour toi, je serais un étudiant assidu, Oksana, femme de Kiev.

Elle m’avait beaucoup parlé de sa ville natale et aussi d’une fameuse église Sainte-Cyrille qui était à deux pâtés de maisons de chez elle. Parfois ses yeux s’embuaient de larmes quand elle évoquait les chants de chorales du XVème siècle qu’elle écoutait dans sa jeunesse. Mon Oksana était non seulement très belle mais aussi très cultivée. Elle me parlait et moi je regardais sa robe rouge, si courte, d’un rouge comme celui de son crayon rouge. Celui dont elle se servait pour barrer en large et en travers mes piètres exploits de rédaction ukrainienne. Je n’étais pas très concentré mais Oksana était patiente en plus d’être belle.
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Son parfum aussi était extraordinaire. Il avait occupé nombre de mes week-ends. J’écumai les boutiques à la recherche d’un petit flacon lequel serait le concentré de mon Oksana. J’étais devenu un expert en senteurs mais la tête me tournait bien vite et les vendeuses finissaient par se lamenter du mauvais client que j’étais. Je m’en moquais éperdument car mes efforts furent bientôt couronnés de succès. Quand mon ventre réclamait la féminine présence d’Oksana et sa voix troublante, je débouchai le flacon et humais les souvenirs de nos rencontres studieuses. J’étais alors apaisé, pour quelques temps.

Les jambes d’Oksana étaient magnifiquement longues et fines. Comme elles requéraient toute mon attention, cela avait pour fâcheux inconvénient de raccourcir le temps de nos séances d’apprentissages. A peine arrivai-je et le cours était déjà terminé ? C’était une impression. Il ne me restait alors guère plus que quelques mots brumeux en tête dans cette langue adorée. C’était surtout la vision de ces longues et magnifiques jambes que j’avais retenue. Elles m’envahissaient sans plus me quitter.

Un jour qu’Oksana avait revêtu sa courte robe rouge. Je m’aperçu à mon grand bonheur que la naissance de ses bas étaient visible. Au début, je ne voulais pas y croire. Depuis quelques temps, il m’arrivait d’avoir des hallucinations. Je croyais apercevoir Oksana au détour d’une rue ou encore en sortant de l’ascenseur. Chaque fois mon cœur s’emballait puis ma raison dénonçait la supercherie, bafouant l’usurpatrice. Ce n’était pas mon Oksana mais une simple femme qui voulait se faire passer pour elle. Je les regardais alors d’un air désapprobateur et poursuivait mon chemin en haussant les épaules. Oksana était bien plus belle.

Ce jour là, je fis énormément de fautes, tant par manque de concentration que par le fait qu’à chaque fois qu’Oksana se penchait sur ma copie, j’apercevais un petit morceau de chair tendre et doux du haut de ses cuisses. Comme elle était assise sur une banquette de tissu, la courte robe avait tendance à rester en arrière tandis qu’Oksana se rapprochait. Mes mains tremblaient de ne pas effleurer du bout des doigts cette peau douce et intime. Mes yeux devaient se contenter, eux aussi, du seul croisement de jambes si délicieux de mon professeur venu du froid.

Cherchant un mot lors d’une tentative ridicule de me présenter en ukrainien, mon stylo me glissa des doigts. J’ai tout de suite pensé qu’Oksana allait le ramasser. Elle se contenta pourtant de décaler ses longues jambes sur le côté pour que je puisse l’atteindre. Au dernier moment, je pus maîtriser la pulsion qui me faisait diriger ma bouche vers le haut de la cuisse d’Oksana tandis que main partait en direction vague du sol. Par un effort surhumain je déviai ma trajectoire vers la position du stylo qui était un peu plus loin. J’avais tout de même décrit une sacrée courbe dont l’orbite attractive avait été la jeune femme de mes pensées.

Oksana avait tressailli devant mon rapprochement imprévisible, rapide et dangereux pour son éthique professorale. Elle avait du me voir, l’espace d’un instant, en train de lui embrasser les cuisses goulûment. La peur d’une réaction de rejet et de l’arrêt des cours qui en aurait résulté était seule parvenue à dompter mon envie irrespirable de céder à la tentation. Comme il faisait chaud ! Comme je disais n’importe quoi ! Mon ukrainien la faisait rire. Un petit rire nerveux due à la tension de ce qui venait de se produire. Il me fallait de l’air.

Trop encombré d’émotions coincées sous une soupape qui ne voulait pas s’ouvrir, je ne vis pas que le regard d’Oksana avait changé. A présent, elle ne me regardait plus directement et baissait parfois les yeux quand je lui répondais dans ma langue créative que je pensais être de l’Ukrainien. Elle me souriait, comme si je ne faisais plus de fautes. Elle me disait que c’était bien et que j’avais fait beaucoup de progrès. Cela m’encourageait à parler, parler, pour couvrir les reflux criants d’une certaine envie qui m’habitait. Oksana paraissait parfois gênées de ce que j’évoquais dans ma maladresse. Le rouge lui montait aux joues.

Sans doute avait-elle du mal à se concentrer alors ? Je me suis fait cette réflexion sachant ce qui suivit quelques minutes après. J’étais parti me rafraîchir un peu dans la cuisine, buvant un verre d’eau et aspergeant légèrement mon visage. Quand je fus de retour dans le salon, Oksana était presque allongée sur le canapé, sa courte robe rouge relevée jusqu’aux hanches et ses jambes croisées sur la table basse. Ses doigts s’étaient glissés malicieusement sous le triangle noir de son string qui était celui de mes rêves les plus torrides.
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En m’approchant un peu du canapé, sans faire de bruits, je compris mieux la scène. Certes les doigts d’Oksana lui octroyaient quelques sensations exquises et subtiles d’un plaisir évident mais il y avait aussi le crayon rouge qui s’était immiscé dans la bande. Ce crayon rouge, qui m’avait valu tant d’affronts, je me surpris à l’aimer plus que tout au monde. Il n’était plus question que je reparte de ce cours sans lui. Oksana se figea lorsque ma main vint se poser sur son épaule.

- Vous êtes encore là ? dit-elle

Elle se redressa bien vite, confuse, avant d'ajouter :

- Je suis désolée, je pensais moi que cours était fini. Comme j’ai honte.

Je jetais un œil à ma montre pour constater que oui, l’horaire avait été largement dépassé. Elle n’avait pas du comprendre ma traduction de « je vais à la cuisine » en ukrainien, pensant tout simplement que je m’en allais comme à mon habitude à cette heure-ci. Je m’en moquais éperdument. Tout ce qui comptait pour moi en cet instant était cette main, la mienne, posée sur l’épaule d’Oksana. Cette main qu’elle n’avait pas retirée d’elle, de son corps désirable, signe qu’elle l’acceptait. Ma main, sur le corps d’Oksana, me procurait un intense bonheur, indescriptible autant qu’incompréhensible. Un simple contact qui en signifiait long. Je voulais le croire.

Comme je ne bougeais plus, au bout de quelques minutes, je sentis Oksana se détendre. Elle ne dit rien non plus mais sa respiration adopta un rythme légèrement plus accentué. Tandis que je caressais les cheveux regorgeant de sensualité qui couvraient son épaule, Oksana écarta un peu plus les cuisses puis remonta sa robe par le simple fait de se laisser couler dans le canapé. Elle reprit son petit jeu, plus excitée que jamais, sans doute du fait de ma présence.

Par moment, le tissu noir du string se soulevait assez pour que le crayon rouge puisse coulisser lentement dans la fente d’Oksana. J’apercevais alors son sexe qui n’était plus seulement une ombre mais un véritable mont des plaisirs dont les échos m’appelaient jusque dans les entrailles. De mon autre main, je défis mon pantalon et libéra mon sexe de son carcan. Je l’agrippai à pleine paume, entamant un long va-et-vient tendu.

Oksana, toujours sans me voir, hissa sa tête en arrière, effleurant mon sexe à la base, de ses cheveux soyeux, tandis que je jouissais du spectacle qu’elle m’offrait. Mes sensations s’en trouvaient décuplées. J’étais si prêt de son visage. Chaque contact de mon sexe avec Oksana faisait naître et croître des milliers de frissons à l’intérieur de mes bourses. N’y tenant plus, je vins la rejoindre sur le canapé.

Elle me laissa observer son petit jeu délicieux pendant un temps, allumant des milliers de foyers en moi. Puis, je fis glisser lentement le string qui me barrait la vue et constatai sa forte humidité. Je tombais presque en extase devant la vision du sexe presque entièrement rasé de mon Oksana. Comme son sexe était beau ! Je n’en revenais pas. Me coupant de mes rêveries, Oksana attira ma tête contre elle, plaquant ma bouche sur sa bouche humide sans aucune retenue ni pudeur. Le feu qui la dévorait intérieurement ne souffrait plus d'aucune timidité. Il fallait que je lèche, que je suce, que j’absorbe, que j’apaise.
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Oksana avait, depuis un moment déjà, libéré le crayon rouge de son supplice, préférant s’abandonner à l’extase de mes caresses et s’occuper personnellement de sa poitrine. Pourtant, il continuait de gêner la progression de ma langue à l’intérieur de l’intimité de cette jeune femme. Je finis par l’extraire moi-même de ce qui m’était à présent réservé le temps d’une jouissance. Oksana me gémissait des mots en ukrainien, mots qu’il aurait mieux fallu commencer par m’apprendre, me dis-je avec du recul. Pourtant, le langage avec lequel je lui rétorquais était lui, beaucoup plus universel. La grammaire nouvelle que je composais avec les cuisses chaudes de mon Oksana faisait naître en elle des intonations nulle part répertoriées. Je vivais un intense moment de communion par delà les frontières.

Ma langue fut bientôt remplacée par ce membre dur et revêche qui palpitait depuis trop longtemps entre mes jambes. Cette manipulation ravie Oksana. Elle enroula ses jambes autour de ma taille tandis que je jouissais sans retenue de la douceur intérieure de mon professeur aux talents méconnus.

Tout ce que je croyais savoir sur le sexe et l’amour venait d’être balayé par les cris d’Oksana. Cette femme avait le diable en elle et se démenait tout autant que moi. Pour la première fois de ma vie, la jouissance qui s’emparait de moi ne semblait provenir que d’un autre sexe, celui tumultueux d’Oksana. Mon ventre se nouait. Mes cuisses se durcissaient. Mon membre n’en finissait pas de se raidir afin d’explorer chaque parcelle de la jeune femme.

Mon cri à moi fut comme une libération. Je déversai mon amour par vagues fluides et chaudes. Oksana avait presque reprit l’affaire en main en enfonçant son bassin de plus bel sur mon membre tendu. Il semblait que je la touchais dans des endroits nouveaux pour elle aussi. A la dernière salve, je manquai de défaillir, me courbant en deux d’une seule relâche dans un râle bruyant. Oksana ne bougeait plus, savourant les minutes qui s’égrenaient les unes après les autres. Je pris appuis sur le côté du canapé, la redressant avec moi.

La clarté de la pièce avait bien diminué depuis mon arrivée dans les lieux, à un moment où je ne me doutais encore de rien. Quand j’annonçai l’heure qu’il était à Oksana, son visage s’alarma soudain.

- Mon mari, Igor. Vite, vous partir immédiatement.

Oksana disparue dans la salle de bain en un éclair tandis que je cherchais une de mes chaussettes quelques part sous le canapé. Une fois rhabillé, je n’eus pas le temps de dire au revoir à ma compagne interdite car elle me poussa prestement dehors. Partir, partir ? Après ce que nous avions vécu, elle en avait de bonnes ! Mais si vous aviez connu Igor comme moi je l’avais déjà aperçu un jour… vous aussi, vous seriez parti…

…mais pour mieux revenir. Il me restait tant à apprendre sur l’Ukraine !



© Crédit photo - Hélène en couleur


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