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par Sublum



Romane était ma psy, pendant une époque. Je n’avais pas besoin d’une thérapie. J’étais plutôt heureux dans ma vie. Chaque vendredi matin, je me rendais à l’hôpital des fous où je l’avais rencontrée. J’étais venu visiter une vielle tante. Bien m’en prit car Romane m’avait tout de suite subjugué par son assurance, son calme et sa beauté. Au fil des séances, j’essayais de répondre à une question qui me perturbait beaucoup : ne portait-elle que des sous-vêtements sous sa blouse blanche ? J’aurais parié que oui, mais avec qui ?

Je ne savais pas si j’allais avoir l’occasion de sortir un jour avec elle mais je trouvais très troublant de raconter mes fantasmes sexuels ou mes aventures de l’époque à une femme. J’étais certain que Romane mouillait pendant nos séances car j’y mettais le paquet. Pourtant, elle ne laissait rien paraître. Comment était-ce possible ? Romane était une énigme. Je voulais percer cette carapace, faire rejaillir la femme perdue sous ce masque impassible. J’y fus presque arrivé, un jour. J’avais commencé le début de la séance en lui racontant un de mes rêves érotiques où, pour la première fois, Romane en était l’héroïne. Elle avait tressaillit. Pendant presque trois quarts d’heure, je lui avais détaillé tout ce que j’avais aimé lui faire.

Ce rêve était magnifiquement transcendé par l’écoute attentive de Romane. Je me trouvais à l’hôpital des fous mais ce n’était pas tout à fait le même. Dans mon rêve, il était tout délabré. Je sentais que je venais pour mon rendez-vous hebdomadaire mais les couloirs étaient déserts. Seul le bruit de mes pas parvenait à me rassurer. De temps en temps, je criais « ohé ? ». Comme je me sentais affreusement seul durant les quelques secondes qui suivaient, je ne le criais pas souvent. Je me rendais bien compte que la situation n’était pas normale.
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Par la suite, Romane apparut presque tout de suite, à l’exclusion de toute autre femme. Je la découvris dans une ancienne chambre d’hôpital complètement dévastée. Elle se tenait dans un coin de la pièce, accroupie, adossée à une vielle armoire médicale branlante. Elle semblait seule et abandonnée. Sa blouse blanche était ouverte. J’eus enfin la réponse à ma question. Elle portait un soutien-gorge blanc avec de jolis nœuds rouges ainsi qu’une culotte assortie. Je ce que j’avais pris pour des collants se trouvait être des bas dont la vue m’émoustillait au plus haut point.

Romane était tellement sexy. Je ne savais pas pourquoi sa blouse était ouverte. Je me contentais de mater. Elle avait beau être ma psy, je n’en éprouvais pas moins d’attirance pour elle et son corps si désirable. Je ne savais pas que c’était un rêve, aussi je fus plutôt timide en m’approchant d’elle. Je l’aidai à se relever car elle n’avait plus de forces. Autour d’elle, traînait des boîtes de médicaments. J’en reconnaissais certains, d’autres non. J’aurais pu croire qu’elle faisait plutôt partie des patientes de l’hôpital, avec ce qu’elle ingurgitait, si c’était bien les siens.

Romane s’agrippa dans mes bras, manquant de vaciller. Elle portait une forte odeur d’anti-septique. Ses yeux étaient cernés comme si elle n’avait pas dormi depuis plusieurs jours. Je fus envahit d’un doute. Depuis combien de temps attendait-elle là, prostrée ? Petit à petit, tandis qu’elle reprenait ses forces, je sentais la chaleur de son ventre m’envahir au contact de sa peau. Ses seins délicats appuyaient sur mon torse et je sentais ses pointes m’électriser. J’eus une bouffée de désir pour elle. Puis une deuxième.

Romane se reposait totalement sur moi. Je la serrai fort, profitant de l’occasion. Elle vivait un mauvais trip. Les médicaments, elle avait due les prendre tous d’un coup, ma parole ? Pour une psy, ce n’était pas sérieux. Je ne savais plus quoi faire. L’hôpital était désert. Pas une âme qui vive. Pas un témoin de ce délabrement. Il y avait le corps presque nu de Romane qui se réfugiait en moi. Je la sentais fragile, en manque d’affection. Je l’embrassai dans le cou. Elle ne réagit pas. J’avais osé.

Au fil des séances, j’avais imaginé toute sorte de scénarios qui tournaient autour de Romane. Le rêve que je vivais en était de loin le plus bizarre. Néanmoins, ce baiser était réel. Sa sensation était réelle bien que pourtant fabriquée de toute pièce par mon inconscient. Je ne le savais pas encore, à ce moment là. Mes baisers s’étaient succédés le long de son épaule puis sur sa poitrine à demi dénudée.

Romane s’abandonnait à mes caresses un peu trop facilement. Je lui enlevai son soutien-gorge, portant ses tétons à ma bouche. Je devais la maintenir fermement dans le dos car ses jambes ne la portaient plus. Au bout de quelques minutes de succions marquantes, je décidai de l’allonger sur une des tables d’opération. J’en avais remarqué une suffisamment en bon état, quelques chambres plus loin.

Je marchais prudemment, le sol étant jonché de seringues. J’avais prit Romane sous son épaule, la traînant plus qu’autre chose, n’étant pas assez costaud. De temps en temps, je voyais ses yeux partir. Je stoppai alors ma progression et tentai de la ranimer. Je lui collai quelques claques plutôt gentilles, suffisantes en tout cas. Arrivé sur le bloc, je l’étendis de tout son long face à moi. Fou de désir, je plaquai ma bouche sur son ventre, le léchant jusqu’au sexe de Romane.

Je fis glisser la petite culotte, ce qui provoqua quelques gloussements. Ma bouche absorba le fruit juteux. Ma langue fouilla les secrets intimes de ma psy. Mon analyse était sans mots mais d’autant plus efficace pour atteindre son moi profond. Je n’y connaissais rien en interprétation des rêves mais le vagin de Romane me paraissait plus que symbolique. Il coulait presque sur mes lèvres. Ma salive se mêlait à ses fluides. Je trouvais le goût de mes caresses assez étonnant, indescriptibles.

Romane n’était pas complètement inconsciente. Elle serrait les cuisses, les frottant autour de ma tête. Elle se cambrait indécemment. Cette nouvelle position de son corps me permit d’atteindre une profondeur nouvelle entre ses lèvres vaginales. Il faisait chaud et humide entre les cuisses de Romane. Son sexe sentait le désir réprimé, inavoué. J’avais envie de la pénétrer.

Je dois ici m’interrompre car le reste du rêve fut perdu, dans ma mémoire. Après plusieurs minutes où je ne disais plus rien, Romane me demanda de continuer. Je tentais de me retourner pour l’apercevoir, dans son fauteuil. Elle ne voulait jamais que je la voie, durant les séances. Sa main s’égarait sous sa blouse, bercée par mes mots. Quelle femme aurait pu résister au récit de mes pulsions sexuelles ?
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J’avais inventé une suite à ce rêve. Romane était devenue comme ma poupée. Allez savoir pourquoi ! J’étais dans la partie asile de l’hôpital. Elle aussi était folle. J’avais seul le droit de l’habiller, de la dévêtir. La plupart du temps, elle le passait recroquevillée sur un lit à barreau que le personnel encadrant utilisait pour les cas graves. Ses yeux étaient sans cesse dans le vague. Romane semblait détachée de tout ce qui l’entourait. Heureusement, j’étais là pour veiller sur elle. Je lui choisissais de jolies petites culottes blanches (en fait, il n’y avait que cela) et des hauts avec de la dentelle et de fines bretelles.

Bien sûr, au passage, j’admirais son corps parfait. Mes yeux, puis mes doigts plongeaient dans le gouffre vertigineux des cuisses offertes de Romane. Tout lui était indifférent, sauf quand je n’étais pas là : elle hurlait jusqu’à ce que je revienne. Il me fallait alors la bercer pendant de longues minutes pour l’apaiser. Je l’embrassais ensuite sur son ventre chaud et ferme, lui faisant des chatouilles. Mes doigts dessinaient des formes sur ses cuisses, sur ses fesses et Romane souriait. C’était si rare de la voir sourire. Et puis, j’avais des envies plus adultes. Mon sexe réclamait, lui aussi, son lot de caresses.

Avec le temps, je connaissais les coins où nous ne serions pas dérangés. Je n’aurais su dire si Romane appréciait mes va-et-vient en elle. Son sexe se lubrifiait correctement mais je ne l’entendais que rarement jouir. J’adorais pourtant la pénétrer. Je ne m’en privais pas.

J’entends encore ma psy me poser les questions que j’avais entendues des centaines de fois durant toutes ces séances :

- Pourquoi, d’après vous, vos rêves s’arrêtent-ils la plupart du temps au moment de la pénétration ? N’avez-vous réellement aucun souvenirs de l’après ? Comment comprenez-vous ce phénomène ?

Romane me coupait tout mon effet. Après ces questions, je ne décrochais plus un mot de tout le reste des séances. Frustrée, Romane se levait près de la fenêtre et regardait dehors les malades déambuler dans la cour. Après de longs moments, je tentais d’apercevoir au travers de sa blouse, à contre-jour. Pourquoi sa blouse m’obsédait-elle à ce point ?
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Un jour je fus prit d’une pulsion subite. Je me levai et m’approchai de la fenêtre. Romane continuait de regarder au travers de la fenêtre, bien qu’ayant senti ma présence. Je défis un à un les boutons de sa blouse, pour découvrir la réponse à ma question. Je vis alors un truc incroyable : son soutien-gorge, les petits nœuds, sa culotte rouge typiquement médicale, à mes yeux, tout concordait avec la vision de mon rêve. J’étais interloqué. Romane ne semblait pas surprise de ma réaction. Elle prononça simplement ces mots :

- Il est temps que tu saches la vérité. Nous sommes mariés depuis cinq ans. Tu as eu un accident de voiture et tu ne te souviens plus de rien. Je ne sais pas comment tu es revenu vers moi, sans doute une réminiscence de ce que tu as ressentis pour moi, à une époque. Cela fait un an que je t'ai perdu parce que j'étais devenue une étrangère.

Je fus encore plus stupéfait. C’était impossible. Elle se moquait de moi. Elle avait compris que je venais à ses séances uniquement pour l’émoustiller. Elle s’était habillée exprès comme dans mes rêves pour me jouer un tour, me faire douter. Devant ma suspicion, Romane fondit en larmes. Après quelques douloureux instants où je me sentis bête, elle s’approcha de moi et m’enlaça, m’embrassant passionnément. Et là, je sus…

Je sus qu’elle disait la vérité… car ce baiser, je le connaissais. Il traversait mon inconscient depuis des mois... pour m'avertir.



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