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par Sublum



Déjà plusieurs heures que je roule et je ne rencontre plus âme qui vive. Arrive ce qui doit arriver, la jauge d’essence se colle au minimum. Les premiers soubresauts du moteur suivent quelques kilomètres plus loin. Le soleil continue de cogner de plus bel, sachant sans doute que je ne peux plus compter sur la clim. J’attrape mon téléphone portable, ma carte routière et le reste d’huile solaire.

Les arbustes se font de plus en plus touffus au fur et à mesure que je m’éloigne de la route. En grimpant, j’espère capter quelques ondes avec mon téléphone ou trouver un repère dans le paysage permettant de me localiser sur la carte. Je dois rapidement abandonner. N’ayant rien à boire, la priorité est de trouver un cours d’eau. Il y en a un au creux de la vallée.

Ma gorge est sèche. Je ne sais plus trop dans quelle direction est le cours d’eau. Je me fie au léger bruissement qui filtre au travers de la végétation. Mes chaussures de ville supportent très mal cette marche imposée. Je continue, malgré tout, de croire à mon seul espoir. Mes amis me croient rentré de vacances. Ils n’imaginent pas un seul instant que je sois encore sur l’île.

Mon pied se prend dans une racine. C’est la catastrophe ! J’ai maintenant de grosses douleurs dans le dos. En voulant franchir un fossé pour gagner du temps, j’ai glissé et je suis tombé sur plus de quatre ou cinq mètres de hauteur. Je suis resté inconscient pendant plusieurs heures, me semble-t-il. Comment savoir ? Le soleil est toujours aussi haut dans le ciel. Il cogne toujours aussi fort. Ne s’arrête-t-il donc jamais ?

Je sens que j’approche du cours d’eau. Le bruit se fait de plus en plus fort. Mes pieds me font atrocement mal. L’atmosphère est néanmoins plus supportable. La végétation est haute et me fait un peu d’ombre. Ça y est. Je le vois. Le cours d’eau. Je me précipite sur le bord.

L’eau me paraît claire. De toute façon, je n’ai pas le choix. Je bois de grandes rasades avec mes mains. Depuis combien de temps j’ère dans cette forêt ? Nul ne pourrait me le dire.

En relevant la tête, je m’aperçois que je ne suis pas seul. Une femme. Elle tire une grande chaîne qui repose sur la berge à quelques mètres de là. Elle marche dans l’eau, nue, à ma rencontre.

Elle me parle mais je ne comprends pas un traître mot. Je la regarde. Elle est belle. L’eau lui arrive jusqu’au milieu des cuisses, révélant sa nudité perlée d’eau. Elle me sourit sans aucune gêne. Ses longs cheveux bruns sont encore humides. «Vanessa» me dit-elle enfin dans son accent étrange, posant la main sur sa poitrine. Comme j’aimerais être, à cet instant, collé contre elle. Sentir le rebondi de ses seins contre mon visage, ma bouche. Boire les gouttelettes d’eau qui ruissellent sur son corps et pouvoir étancher ma soif.

Vanessa me fait signe de la suivre. Elle repose d’abord la chaîne qu’elle tirait puis se dirige, toujours dans l’eau, vers une petite cabane de l’autre côté de la rive. Le cours d’eau malicieux, lui lèche de temps à autres le bas de ses fesses, comme pour me narguer. Vanessa se retourne, pour voir si je la suis. Elle me sourit encore. L’eau se fait plus profonde. Je dois maintenant deviner ses charmes au travers d’une vision déformée par les vagues. Elle est si ravissante. Mon cœur est sur le point de chavirer.
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La pente du fond remonte. L’eau s’arrête au niveau du genou. Vanessa marche avec aisance et grâce. Elle me tend la main pour m’aider à franchir les quelques mètres qui restent. Mes vêtements me gênent. Je grimpe sur le ponton de bois et retire mes chaussures parvenues au terme de leur existence. Vanessa les attrape et rit aux éclats. Son innocence me fait sourire.

Mes vêtements semblent aussi l’amuser. Elle veut me retirer ma chemise, puis, joue avec ma ceinture, intriguée.

Perdu au milieu de nulle part, je termine de me déshabiller. Je me mets ainsi à égalité avec ma compagne pleine d’exotisme. Vanessa s’approche de moi et pose sa main sur mon torse. Ensuite, elle regarde longuement vers le bas mon sexe tendu, l’air grave. Je la vois se lever et partir en courant au milieu des arbres. Inquiet, je la suis.

Elle connaît mieux le terrain que moi. Tous les arbres se ressemblent. Je tente de rebrousser chemin vers la cabane, ne la voyant plus. Je l’entends rire. Elle passe derrière moi, me frôle. Le temps de me retourner, elle n’est déjà plus là. Ce petit jeu ne m’amuse plus. Je réalise combien ma journée a été éprouvante. Je m’assieds sur le sol, épuisé.

Au bout de quelques minutes, Vanessa reparaît, étonnée. Elle me crie quelque chose, dans sa langue, plusieurs fois. Je lui fais signe que je ne comprends pas. Elle me tire par le bras. Je me lève et la suis au travers des bois. La cabane n’est plus très loin. Je la vois. Quel soulagement.

Impossible de remettre la main sur mon portable. J’ai du le perdre lors de ma chute près du fossé. J’aurais du penser à tout vérifier à ce moment là. Maintenant, il est trop tard et je serais incapable de retrouver l’endroit. Vanessa, toujours aussi belle, m’apporte une espèce de pâte faite avec des fruits. Le goût est délicieux. Je mange avec voracité. Elle rit en m’observant engloutir de si grandes quantités.

Après cet excellent repas, je m’approche un peu plus de Vanessa. Je la sens nerveuse. Ma main se fait caresse sur son dos. Je l’attire contre moi. Cette fois-ci, Vanessa se laisse faire doucement. Elle respire juste un plus fort. Mes mains se promènent à présent sur sa poitrine qui se soulève par intermittence. La pointe de ses seins se redresse. Je savoure ces instants de bonheur. Rien, aujourd’hui, ne laissait présager une telle rencontre.

La chaleur est maintenant beaucoup plus supportable. Vanessa et moi sommes étendus sur le sol. Mon sexe se frotte contre la chaleur de son ventre. Son visage est enfoui dans mon cou. J’hume avec plaisir l’odeur sauvage de cette jeune femme, de sa chevelure. De temps à autres, elle me susurre des mots dans sa langue, puis, elle glousse en me regardant. L’instant d’après ses yeux du bout du monde se perdent en moi et plus rien d’autre ne compte.

Après de longs instants de bien-être total, je fais glisser mon sexe dans son antre chaude et humide. Vanessa pousse un long soupir. Nos ébats se font alors plus soutenus. Dans le feu de l’action, nous roulons même jusqu’à plonger dans quelques centimètres d’eau.

Aux alentours, le cri des animaux semble nous encourager dans cet acte de la nature mille fois accompli. Vanessa me lacère le dos de ses ongles et se cambre. Elle jouit, poussant un cri venu du fond des âges. Je la rejoins presque immédiatement dans le sommet du plaisir. Mon amour se répand en elle par salves chaudes et puissantes. Nous nous effondrons dans les bras l’un de l’autre après cette union parfaite.

Le temps passe. J’entends Vanessa qui pleure. Je ne comprends pas. Elle se lève, revient avec quelque chose dans les mains. C’est mon portable. La scène me paraît incongrue. Elle me parle mais je ne sais pas ce qu’elle veut me dire. Elle se roule en boule, près de moi, son doux visage d’ange reposant sur les genoux. Elle se balance légèrement en chantonnant dans sa langue étrange.

Je regarde autour de moi. Qui sera là pour m’attendre à mon retour ? Qui pourra m’apporter autant de bonheur ? Mon travail ? Mes amis ? Allais-je retourner vers cette vie, cette civilisation qui n’avait jamais voulu de moi ?
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J’attrape le portable, me lève. Vanessa me regarde avec appréhension. Je prends un peu d’élan et le jette loin dans l’eau.

Le visage de Vanessa s’éclaire. Elle sourit de bonheur. Elle se lève et se love dans mes bras. Je la serre fort, goûtant sa peau de mes lèvres. Elle disparaît dans la cabane. Avais-je bien réagi ?

A son retour, ses bras sont chargés. Je reconnais les petits pots de pâtes fruités qu’elle m’a servit, tout à l’heure. Il y en a plein. Elle me désigne la cabane, comme s’il y en avait d’autres encore. Le son, lui aussi, m’est familier. C’est le même mot, qu’elle répète, sans cesse, pleine de joie. Sans doute le premier pas vers une communication plus élaborée, vers une autre sorte de communion, notre premier mot de vocabulaire…

Alors, toi qui me lis, peu importe comment tu as trouvé cette carte routière avec cet écrit. Sache que le bonheur matériel n’est rien. Oublie toutes ces idées dont ton esprit a été farci depuis ta plus tendre enfance. Le bonheur est au-dessus de tout cela et ne requiert aucune possession. Comme moi, choisis la vie dont tu ne voudras plus jamais revenir. A bientôt, sur cette route.



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