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Comme une nouvelle aube


par Sanosukesan



La peur. Le noir. Je suis là, assis, sur ce lit froid et sec. L’atmosphère se fait pesante, sur mon corps et mon esprit. Je me sens isolé, perdu, dans ce nouvel univers. Il y a encore deux minutes, la lumière berçait cette chambre de femme. Puis plus rien. Un voile opaque et sombre m’enveloppe à présent. D’un geste lent, je l’ai vu appuyer sur l’interrupteur. Puis sa silhouette, brusquement, s’est mélangée aux ténèbres.

Un bruit. Elle s’approche lentement. Je peux sentir un mouvement d’air dans cet espace inconnu. Elle semble près du lit, mes sens sont en éveil. La peur se fait plus forte. Je la désirais tant et à présent, seul l’angoisse domine mon instinct en alerte. Un mouvement. Je l’ai perçu. Elle est là, devant moi. Elle ne bouge plus. Pourquoi ? Que fait-elle ? Mon coeur s’accélère. Je le sens battre dans ma poitrine. Il est si rapide, je me sens emporté dans une ivresse de détresse.

Le lit bouge. Elle vient de monter dessus. J’en suis sur. Encore un mouvement. Elle est devant moi. Je peux entendre à présent, déchirant le silence de la pièce ténébreuse, son souffle lent et régulier qui s’oppose au mien, rapide et se cherchant. Ma bouche s’ouvre, afin de tenter d’aspirer plus d’air, mais en vain. Mes poumons semblent immobiles. Mon esprit est désemparé face à la situation. Que faire ? Partir ? Je ne sais.

Je sens sa main se poser sur ma cuisse. Assis en tailleur, pour seul habit un caleçon, je sens le contact de sa peau sur la mienne. Je devine sa paume et ses doigts. Son geste est doux et lent. Mais la peur me tétanise, me laissant en proie au néant de ce noir profond. Ma respiration s’accélère encore, toujours plus. Le sang commence à battre sur mes tempes, tambour d’agonie consciente et effrayante. Une pulsion me fait basculer très légèrement en arrière. Elle le sent. Sa main fait un mouvement. Une simple caresse, douce, se voulant apaisante. Mes muscles se contractent, sous ce frottement intentionné et salvateur. Mon buste se redresse légèrement, mes jambes émettant quelques tremblements.

Une deuxième main vient alors se poser sur l’autre cuisse. Je sens son corps s’avancer. Le silence me pèse tant en cet instant. Mes yeux sont grands ouverts, ne pouvant aspirer encore plus que de ténèbres. Je me sens faiblir, à bout.

Un contact. Ses lèvres viennent de se poser sur les miennes. Douceur exquise mais déjà connue il y a quelques instants Non, des heures il me semble. Ce passé semble si loin à présent. Les secondes sont des jours. Mais ses lèvres sont là, me ramenant au présent. Légèrement humides, et collées contre les miennes. Je n’ose bouger. Les ténèbres sont toujours là, et l’angoisse aussi. Un mouvement de ses lèvres. Un baiser, qui se voudrait passionné. Mais qui n’a pour réponse qu’un faible battement des miennes. Ses mains sont toujours présentes, sur mes cuisses. Immobiles.

Un souffle. Une brise légère et chaude se fait sentir sur mes lèvres. Les siennes sont ouvertes. Sa langue vient caresser lentement les miennes. Sentiment là encore connu. Elle tente d’entrer dans ma bouche, se heurtant à mes dents. Elle recule. J’entrouvre alors impulsivement mes deux morceaux de chair rose, laissant découvrir une faille. Elle en profite. Sa langue vient à l’encontre de la mienne. Nos salives se mélangent. Elle commence à caresser la mienne avec la sienne. Lentement. Puis plus rapide. Mon coeur s’apaise. La circulation du sang se ralentie. Mes yeux se ferment légèrement, mais restent toujours ouvert face à l’obscurité. Mes muscles se décontractent un peu.

Ses mains bougent. Contraction de mes muscles. Lentement, elle me caresse l’intérieur d’une cuisse. Elle a la main si douce. Sa langue continue à danser paisiblement avec la mienne. Un son de claquement s’en échappe. Sa main me masse toujours la cuisse. L’ombre se désépaissie. Je vois quelques traits de son visage familier. Je souris, sa langue toujours dans ma bouche. Elle le sent. Elle sourit aussi. Mes muscles se décontractent. Mon dos se courbe légèrement.

Sa seconde main quitte ma cuisse. Elle vient se poser sur ma joue, geste passionné. Elle la caresse lentement. Elle me rassure. Je laisse échapper un léger souffle de relâchement. Je la sens sourire à nouveau. Sa langue entre un peu plus. Ses lèvres montent un peu plus sur les miennes. Sa main continue à caresser ma cuisse, et l’autre la joue. Les miennes sont posées sur le lit, moites.

Un sursaut de ma part. Elle vient de remonter. Sa main basse se pose sur mon entrejambe. L’érection est déjà présente. Depuis quand ? Mon sexe se durcit, dans une douce sensation de chaleur. Elle sent mon premier plaisir. Ses doigts l’encercle, lentement. Mon érection se fait plus puissante. Sa langue continue son va et vient ainsi que sa main sur ma joue. Et l’autre s’y met aussi, dans un mouvement vertical léger. Le tissu est toujours présent. Protecteur avant, il me gêne à présent. Mais je n’ose bouger. Elle continue à l’envelopper par une douceur exquise, et à me masturber avec douceur.

Sa main haute vient alors se poser sur mon torse nu. Elle ma caresse le corps, accentuant le plaisir naissant. Les ténèbres s’écartent lentement. Son visage est totalement dévoilé, devant moi. Elle me sourit, sa langue et ses lèvres s’étant retirées. Je commence à voir sa silhouette se dessiner. Elle est si belle, des images de souvenirs s’emparent de mon esprit. Mais la réalité s’impose à nouveau. Elle prend ma main avec celle qui caressait mon torse. Son massage sur mon sexe continue. Légèrement plus rapide. Sensation intense. Elle pose ma main sur son sein. Elle est nue. Je sens cette dune de chair dans le creux de la mienne. C’est si doux. Son téton est légèrement durci. Je le sens. Son autre main continue à ma caresser l’entrejambe, imperturbable et régulière.

Je commence alors à lui rendre ses caresses. Je passe furtivement mes doigts sur son sein, juste avec les bouts. Puis je viens titiller son téton. Il se durcit un peu plus. Elle durcit sa poigne sur mon sexe. Peu de temps, avant de passer sa main sous mon caleçon. Et à même la peau, elle continue son travail sensuel et sexuel. Mon sexe est élevé à son maximum. Je le sens pressant, puissant. Je continue à lui caresser avec timidité son sein, puis je vais sur l’autre. Son souffle s’accélère légèrement, sa bouche ouverte.

Mon autre main, instinctivement, se soulève. Elle vient se poser entre ses jambes. Stupeur. Elle est nue aussi ici. Ma paume se dépose sur des poils, puis un bouton légèrement éclot. A mon contact, il se durcit lui aussi. Je souris. De nouvelles lèvres se dessinent, entre ma main. Son ouverture s’agrandit lentement. Je commence à la masser, tout comme elle le fait pour moi. Un plaisir partagée Une humidité s’échappe de son orifice. C’est doux et légèrement épais. Un sursaut. Mon plaisir grandit. J’y réponds en pressant ma main contre son sexe un peu plus. Elle accélère encore. Je presse plus, caressant à présent son entrejambe. Nos souffles se coordonnent. Un léger soupir sort de ma bouche, incontrôlé. Je l’entends rire, affectueusement.

Elle accélère encore. Je fais de même. Puis lentement, je me retire furtivement, un fil de son liquide poursuivant ma paume. Je la pénètre alors avec un doigt, doucement. Un léger cri. Elle aime. Je vois alors les formes de la chambre. Les ténèbres ne sont plus là. La chaleur de la pièce m’enivre, s’ajoutant au plaisir quelle m’apporte. Je revois sa chambre, je me sens bien. J’entre un peu plus en elle, violant son intimité quelle m’offre avec plaisir. Son vagin s’agrandit encore, invitation à la tentation. Son intérieur est humide et chaud. J’aime cette sensation. Nouveau spasme de ma part. Je me sens venir. Nerveusement, bercé dans ce plaisir, j’accélère mon va et vient en elle. Contraction de ses parois vaginales. Nouvelle vague de chaleur humide sur mon doigt. Un second vient alors pénétrer en elle. Un long soupir vient sur mon visage. Ses lèvres se collent à nouveau aux miennes, toujours pulpeuses et douces. Sa masturbation s’accélère encore plus. La mienne aussi. Frénésie partagée, orgasme élancé. Mon liquide se répand dans sa main. Elle continue à masser mon sexe. Légère douleur mais sans souffrance. Un plaisir. Ma main est humide, tout comme la sienne. Ses contractions se font sentir, plus fortes, au fur et à mesure que son corps se trémousse, accompagné d’un léger cri étouffé. Son miel vient couler le long de mes doigts, abondant. Son corps se décontracte. Le mien aussi. On se retire mutuellement. On se sourit. Je vois enfin tout. Son visage. Son regard. Sa passion. La peur n’est plus. L’angoisse s’est tue.





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