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Un brin de promenade


par Cinéquanone



Allongée dans l'herbe, je te surveille. Tu joues avec les autres et chaque fois que la balle t'emmène plus près de moi, je me gorge de la vision délicieuse de tes fesses moulées par le tissu léger de ton bermuda.

Tu sais bien que tes fesses m'excitent au plus haut point !
Tu sais bien que j'aime les caresser du regard... et des mains tes douces lunes!

Mais tu ne me regardes pas, tu es complètement absorbé par ta partie. Moi, je suis en feu à force de nous imaginer jouant à d'autres jeux.

Les participants s'épuisent car le soleil les brûle sans pitié. Un à un, ils retournent à de plus calmes activités. De mon livre, je n'ai encore rien lu. En fait, je t'attends, tu me manques. J'ai bien essayé de détourner mes pensées mais mes yeux ne peuvent s'empêcher de biaiser continuellement vers toi.

Enfin, tu laisses tomber la bulle de plastique toi aussi.

Ton regard me cherche, enfin ! Et c'est comme si tu me retrouvais après des années de solitude. Tu te jettes à coté de moi et ta bouche vient gentiment taquiner la mienne :
"Qu'est ce que tu lis ?", me demandes-tu.

"Je ne sais pas !"

Ma réponse semble idiote mais le gentil mouvement de mon ventre contre ta hanche te donne sans peine l'explication à mon idiotie soudaine. Un sourire perle sur tes lèvres et éclaire ton regard :
"Tu songeais à d'autres jeux, coquine ?"

J'aime quand tu m'appelles ainsi, c'est à ce moment là que l'on se comprend le mieux.

"Je songeais à toi, mon amour"

Ma réponse te fait rire et tu m'écrases contre toi pour goûter un peu plus profondément mes lèvres, ma bouche, ma langue. Je ris et la provocation ne te laisse visiblement pas indifférent. Ton regard a parcouru brièvement notre environnement immédiat.

Tu ne ris plus, tu sembles terriblement désolé :
"Ce n'est pas possible ici !", me glisses-tu dans un regret.

Mais je ne veux pas abandonner. Il y a tous nos amis ici, des touristes dans tous les coins, des enfants, des chiens, des gens mais j'ai envie, tellement envie.

Je me relève et te tend la main :
"Allons nous promener "

Les autres nous regardent partir, interrogatifs, complices, envieux, consternés. Tous les sentiments de la gamme passent sur leurs visages. Ils savent tous ou presque.

Nous nous baladons un moment mais où que nous allions, les yeux nous épient, les corps nous bousculent, j'ai besoin d'être seule avec toi. J'ai besoin de tes mains sur moi.

Nous finissons par être loin. Nous sommes à flanc de rochers. Ils laissent entrevoir de-ci de-là des cavités plus ou moins larges et profondes. Puis je l'aperçois cette semi-grotte, ce havre de paix, le nid douillet de nos passions déchaînées. Tu ne sembles pas très enthousiaste mais une ballade de ma main de tes fesses à ton sexe a vite fait de faire remonter les sondages en ma faveur et pas seulement les sondages d'ailleurs.

Ta virilité a retrouvé de la vigueur et de l'appétit pour des nourritures moins terrestres. Je t'attire à ma suite telles les sirènes attirent les marins.
"Serais-je ta perte ?."

Tes mains semblent s'animer d'une nouvelle vie. Elles me caressent, me palpent, me soupèsent, m'agacent, m'excitent à n'en plus finir. J'aime tes doigts qui découvrent de nouveaux passages vers mes seins et vers les points sensibles de mon corps. Un filet de feu sur ma peau, tu titilles mes nerfs. Un effleurement sur mes hanches, un baiser sur mon cou, une danse sur mes tétons dressés, un pinçon sur mon épaule, un début de barbe qui m'irrite les cuisses. Tu es partout et mes membres ne m'appartiennent plus. Je deviens folle à te désirer, je sais que je te griffe, je sens que je te mords. Je goûte ta peau et je cherche le membre palpitant qui ira tantôt percuter le centre même de mon plaisir. Il se dresse devant moi.

Nous sommes visibles en ombres inversées. Corps blancs sur la noirceur des rochers mais je n'en ai cure. Je me penche sur ta virilité offerte, ta main sur mes cheveux semble vouloir m'encourager. Mes lèvres atteignent les chairs violacées et sous ce doux baiser, ton corps frémit et se tend. Un bout de langue mutin se charge d'humidifier le reste de ton gland découvert. Des frissons suivent le chemin de ma bouche sur le membre dressé. Ma langue s'enroule autour de toi et je t'absorbe tendrement. La lenteur de mes lèvres te rend fou, tu voudrais me posséder brutalement, sauvagement, complètement mais je suis la maîtresse de ce moment. La pression de ta main n'y change rien. Tu abandonne soudain. Tu as compris qui dirigeait le jeu. Les yeux mi-clos, tu me laisses te procurer cette exquise torture. Brûlant, dur, d'une sensibilité à fleur de peau, ta virilité supporte les assauts conjoints de mes mains indiscrètes, de ma bouche, de mes lèvres et de ma langue qui te dévore. Les go! uttes de sueurs sur ton torse font échos aux gouttes de liqueur sur ton méat. J'adore le goût de ce pré-sperme doux, salé, sirupeux. Mes doigts ont trouvé d'autres victimes et caressent délicatement tes bourses au rythme de ma fellation. Amoureusement, je frôle la jointure de tes fesses et le point sensible qui se cache à sa base. Ta main se fait plus lourde sur ma tête, tes râles m'apprennent toute la souffrance de ta retenue. Je sais la perversité de cette retenue à laquelle tu consens de gros efforts mais j'aime à te voir ainsi sans défense.

J'ai du trop jouer alors le monde a basculé. Je me retrouve sur le dos tandis que tu récupères la position de mâle dominant. Ton regard me promet une douce revanche. Ta main est allée percer mes défenses et un doigt s'introduit bientôt dans l'antre tropical de mes cuisses. Tu te fais dur et me pénètre sans pitié. Tu me maintiens les bras hors de portée de ton corps et c'est à moi de subir une cuisante torture. Ton sexe frotte ma vulve, ma cuisse, mon ventre sans atteindre la plénitude que je te quémande déjà. Je le vois dans tes yeux, tu m'obligeras à te prier, à te supplier avant d'apaiser mon désir. Je n'ai plus le droit de te toucher et je le sais. Ta bouche est sur le chemin de mon coeur et je gémis de te sentir ainsi entre mes cuisses. Ta bouche me hante, elle reste à quelques millimètres de ma féminité palpitante. Tu attends, je m'ouvre avec la soumission d'une esclave antique. Enfin, tes lèvres prennent possession de moi et les vagues de plaisir font vibrer mon corps.! J'ai fermé les yeux, je t'appartiens corps et âme.

Le temps du jeu est révolu. Tu t'es relevé et mes yeux s'ouvrent sur ton visage perlé de sueur. Tu me domines de toute ta puissance et tes reins attendent sagement mon aval pour l'envolée finale. Nous sourions, nos mains se joignent et tu pénètres doucement jusqu'au plus profond de moi-même. Tu m'emplis totalement et sentir ton membre peser sur mes chairs me procure une première montée d'extase. Tu maintiens la pression autant que possible me regardant partir si haut, si loin. Puis ton va et vient me rattrape en plein vol et m'accompagne encore et encore. La jouissance est nôtre. Nous sommes deux fétus de paille dans un fleuve de lave. Tu me pilonnes avec ardeur. Les mouvements de tes hanches marquent le tempo de mes cris. Telle une lionne, je feule de plaisir. Mes doigts se crispent sur ta peau tandis que tes mains s'ancrent dans mes hanches. Oubliés les amis, les touristes, les enfants, les chiens, les gens. Enfin je m'arque avec l'orgasme qui me prend. Tu poursuis un peu ! et tu me rejoins. Je sens la brûlure de ton sperme qui se répand tandis que les spasmes font tressauter mes nerfs. Mon souffle s'est emballé, je suffoque. Comme souvent j'abandonne un instant l'idée même de respirer mais ta voix me ramènes :
"Respire mon amour, Respire !"

Alors je me crispe et l'air passe à nouveau dans mon corps relançant la crispation de mes muscles. Enfin, je pleure parce que trop de bonheur, trop de plaisir et parce que je retombe après avoir voler dans l'azur avec toi.
Tu ne comprends pas, tu me serres contre toi :
"Ne pleure pas mon amour"

Nous sommes restés un moment alanguis l'un contre l'autre puis il a fallu rejoindre notre groupe. Sommaire toilette, nous empestons la sueur et la luxure. Main dans la main, nous retrouvons nos amis. Interrogatifs, complices, envieux, consternés tous les sentiments de la gamme passent sur leurs visages. Ils savent tous ou presque.



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