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La porte cochère


par Nanou



Chaque grande ville à son vieux quartier typique, maisons à colombages ou maisons de vielles pierres. Tours n’échappe pas à la règle. Le vieux Tours est vraiment agréable par ses rues pavées étroites et souvent piétonnes, laissant raisonner les pas, par ses portes cochères créant de minis tunnels sombres qui nous emmènent dans un autre temps. Les terrasses de cafés et restaurants qui entourent la place Plumereau -place Plum pour les habitués- permettent de se poser là et de rêver. Les soirées y sont animées, peuplées voire surpeuplées, bruyantes aussi parfois, mais on y va pour cela bien souvent.

C’est donc dans ce quartier qui fait l’orgueil de notre ville, que nous nous sommes donné rendez-vous avec F. une très bonne copine. Nous nous connaissons depuis des années et avons des souvenirs de soirées ensembles qui rosissent nos joues. Nous avons décidé de dîner au restaurant en pleine semaine, entre fille pour changer, et aussi pour que nos discussions n’aient aucune restriction. Autrement dit : nous voulions parler des hommes en toute liberté et sans tabous.

Ayant des goût communs pour tout un tas de choses, nous optons pour un resto Mexicain, rue de la Rôtisserie : le Cheyenne. Ce n’est pas vraiment un nom mexicain mais bon… joli décor, l’ambiance est sympa. En plus en ce mois de Juin, il fait chaud et nous avons la chance de pouvoir profiter d’une petite terrasse devant l’enseigne alors c’est ok !

Nous prenons place, les tables sont proches les unes des autres, mais nous sommes encore les seules attablées. Evidement, deux jeunes femmes, seules, un soir d’été, en robes légères, au restaurant, attirent forcément la gent masculine. Cela fait beaucoup pour deux hommes passant par là.

Bingo ! Ils s’installent juste la table à côté de la nôtre : costumes bien coupés, sombres, chemises cravates, j’ai jeté un oeil rapide et je suis persuadée qu’ils sont représentants ou assureurs. Qui d’autre, en pareille tenue un jour de semaine, pour se retrouver au resto avec dans les yeux le regard du chasseur ? Je ne vois pas !

Tout en buvant notre apéritif, avec F. nous parlons assez bas. Après avoir échangé sur des sujets anodins, il est question de nos galipettes. Inutile d’ameuter le quartier avec ça.
Interruption momentanée de la conversation, la serveuse est là pour prendre commande. Au choix : du vin, une hésitation sur un rosé californien ou un de chez nous. Une aide providentielle nous est apportée par nos voisins de table, entamant la conversation l’air de rien, et nous conseillant, pour un peu de changement, de choisir le Californien. Notre accord est donné pour celui-ci et la serveuse peut repartir.

Mais c’était sans compter sur l’insistance de nos deux chasseurs pour reprendre le fil de notre conversation. « Et vous êtes de Tours ? », « vous venez souvent ici ? ». Blablabla blablabla. Banal rentre dedans, masculin quoi. En fait, c’est surtout celui qui me faisait face qui parlait. L’autre ne disait rien. Il observait ou, plus exactement, il détaillait. Oui, c’est le mot juste, c’est celui qui convient le mieux pour décrire le regard que j’ai croisé l’instant d’après. N’ayant pas eu le loisir de voir son visage à son arrivée, je tourne la tête vers lui, histoire de savoir à quoi ressemblait le silencieux.

Le regard est perçant, vif. Les cils noirs et longs font ressortir la couleur des yeux entre bleu et vert sur une peau halée. Le rose me monte aux joues. J’en suis certaine. Je ne sais pourquoi mais ce regard m’a littéralement envoûté ! Il est brun, les cheveux souples, épais. Je meurs d’envie d’y glisser mes mains. Il est grand et, étant grande moi-même, je m’en rends bien compte ! Sa bouche est... aaah, sa bouche charnue ! Ni trop grande ni trop petite, une invite aux baisers, un appel aux caresses. La carrure est imposante, la veste est posée sur le dossier de la chaise et je peux admirer les muscles saillants sous le tissu fin de la chemise aux manches remontées.

Cet homme dégage une puissance animale féline. Un frisson me parcoure le dos, tant dû à l’envie qu’il fait naître en moi qu’à la peur de ce qu’il fait justement naître au plus profond de moi. Cette chaleur qui me brûle le ventre remonte mes reins, symptômes d’un désir fiévreux, d’une faim sexuelle. Je me consume sur ma chaise et la chaleur extérieure n’y est pour rien

Son collègue ne laisse aucun répit à F. avec son bavardage incessant, ses questions lourdes. Je viens de m'en apercevoir après ce long moment d'absence, perdue dans mes songes érotico primaires. Ayant quelque peu repris mes esprits, je le coupe dans ces questions futiles :

- Et vous, vous êtes représentants en déplacement ?!

C'était bien plus une affirmation qu'une question ! Il y eu un blanc, et la réponse tomba :

- Ou..oui, effectivement, vous avez deviné...
- Oh, ce n'était pas difficile. Entre les tenues, le fait d'être tous les deux, le jour et votre envie de faire connaissance... C'était çà ou les assurances !
- Je ressens comme un certain dédain dans votre voix.

Il a parlé ! J'en ai presque sursauté tellement je fut surprise ! Mon regard me trahit et je vois un petit sourire moqueur se dessiner sur ses lèvres, dévoilant des dents aux rangées impeccables, carrées et blanches qui me rappellent les pubs pour dentifrice... Il ne manque plus que l'étincelle !

Sa voix est chaude, grave, sûre, trop sûre à mon goût. Probablement parce que moi je ne suis plus sûre de rien à cet instant...

- Non, aucun dédain... C'est une constatation c'est tout ! Je constate que vous êtes faciles à reconnaître.

J'ai prononcé ces mots avec un grand sourire amusé et moqueur, effets garantis pour détendre une atmosphère qui se faisait tendue. Les plats arrivent à point nommé pour faire diversion. Le vin est excellent et frais, ce qui nous donne un nouveau sujet de conversation beaucoup moins épineux...

Les prénoms sont enfin échangés, le « bavard » se nomme Bruno. Le « silencieux », c’est Jérôme. Tout ceux qui me connaissent peuvent en jurer, je suis d’un naturel bavard. Mais ce soir là, je l'étais beaucoup moins, trop de sensations inconnues jusqu'à lors, me perturbaient. Je plaçais bien quelques mots de temps en temps mais je reconnais que j'avais le plus souvent le regard perdu dans les yeux de mon voisin...

Le repas est délicieusement épicé. Chacun à sa dégustation, la conversation s'est tarit et nos papilles se sont enfin régalées. C'est là que tout a commencé…

Sa jambe s'est collée à la mienne qui était découverte jusqu'à mi-cuisse par ma jupe un peu courte. La main a bientôt suivit, brûlante, ferme, possessive. Une décharge électrique m'a laissée la fourchette en l'air, la bouche entrouverte, si bien que F. se demandait si je ne m'étais pas brûlée !

Après dénégation, j'ai enfourné ma bouchée et j'ai surveillé mes gestes pour ne plus me trahir car Jérôme avait décidé d'explorer les lieux doucement mais sûrement, remontant lentement entre mes cuisses qui s'ouvraient d'elles-mêmes, coupant mon cerveau de toute commande.
Il effleura la dentelle couvrant mon intimité et décida de redescendre, me laissant le souffle court et la rosée naissante sur les pétales d'une fleur qui ne demandait qu'à être choyée...

Je resserrais les cuisses sur sa main, lui faisant comprendre qu'il ne pouvait pas m'abandonner maintenant, là, pas encore ! Lentement, il reprend sa douce exploration. La caresse est plus appuyée. Quand ses doigts se posent enfin sur la dentelle humide, un soupir m'échappe. Mon désir de lui est presque douloureux, un mal qu'il lui faut soigner en urgence, avec le plus grand soin. Tiendrons nous jusqu'au dessert ?

Nous avons tenu mais sans dessert !

Le repas est enfin terminé. La note est maintenant payée. Nous pouvons partir. Moment délicat, comment faire ? Il n'est pas question de se dire ouvertement « bon, on se retrouve où ? ». Non, il faut nous abandonner. La rage au ventre, le feu dévorant mon antre, un « au revoir » gêné, des regards brûlants échangés une dernière fois et voilà. Nous prenons le chemin de nos voitures respectives avec F. en bavardant un peu. Elle tente le café chez elle mais c'est une autre envie qui me ronge. J'invente une fatigue subite et nos chemins se séparent.

Perdue dans mes pensées, frustrée d'en rester là avec Jérôme, je n'ai pas remarqué en tournant dans la ruelle que des pas se rapprochaient, des pas décidés. « par ici... » et je me retrouve poussée d'une main ferme sous une porte cochère en retrait de la ruelle, dans la pénombre face à un chasseur dévorant sa proie des yeux : Jérôme !

Le hoquet de peur laissant place au souffle court, j'ai l'impression qu'un duel va se jouer, mais qui entamera le combat ?

L'attaque est la meilleure défense dit-on ?! Alors je passe à l'action !

Je le plaque contre le mur de pierres, tenant ses mains de chaque côté de ses épaules et dépose un baiser doux comme la soie sur ses lèvres charnues. Je lis la surprise dans ses yeux, la tension, l'envie et enfin la soumission. Je mène le jeu, lâchant ses doigts. Mes mains commencent leur voyage sur ce corps musclé, tendu à l'extrême.

Il essaie la rébellion, portant ses mains sur ma nuque que je saisie aussitôt. Je lui intime l'ordre, d'un seul regard, de ne pas bouger. Mon exploration peut reprendre vers sa poitrine où la respiration accélérée fait battre son coeur si vite. Un à un, les boutons cèdent sous mes doigts, je descends toujours. Ma bouche est en retard mais suit le tracé exact de mes mains qui s'attardent désormais sur la ceinture du pantalon... zippp ! Fermeture out ! L'attache a elle aussi flanchée. Il ne reste plus que ce boxer prune déformé par un désir criant qui me prive de l'objet que je convoite.

Ma bouche a alors stoppée sa course. Mon visage est levé vers le sien, nos yeux rivés l'un à l'autre. Mes mains font glisser le doux rempart prune et le mât fièrement bandé jaillit tel un diable hors de sa boîte, venant se cogner doucement sur mon menton, un rappel que je ne comptais pas oublier...

Je fixe cette colonne de chair au gland luisant, cette petite larme qui perle en son extrémité. Du bout de la langue, je déguste enfin ce précieux mets. Je savoure. Il laisse échapper un gémissement rauque, presque un feulement, un son qui me pousse à reprendre ma course au plaisir. La faim s'empare à nouveau de moi. Ma main court le long de cette hampe jusqu'aux fruits gorgés du nectar laiteux. Elle malaxe, griffe doucement tandis que l'autre emprisonne. Ma bouche aspire, descend et remonte avec souplesse. Ma langue serpente, lèche, suçote, agace le frein, replonge à chaque fois plus loin... La sensation est tellement grisante que j'aurais pu le faire jouir ainsi, si lui n'en avait décidé autrement.

A mon tour je me retrouve plaquée de l'autre côté de cette porte cochère, témoin de ma hardiesse. Je suis les bras écartés, attendant le bon vouloir de cet homme. Le chasseur a reprit ses droits. Le félin s'est réveillé et, cette fois, il va jouer avec sa proie... moi.

Nos regards sont brillants de la fièvre qui nous emporte, du désir qui ne fait que monter encore, mais c'est aussi le défi qui luit dans ses prunelles. Le message est clair : je vais te faire languir, tu me supplieras de te prendre ma belle...

Sa bouche fond sur moi pour un baiser passionné. Elle m'abandonne et se joue de mon lobe d'oreille qu'elle mordille. Elle embrasse mon cou avec douceur, promenant son souffle chaud. Les frissons me gagnent. Il reprend mes lèvres, force le passage de sa langue que j'accompagne maintenant dans une danse endiablée, de celles qui laissent essoufflée, affamée, éperdue de désir.

Nos doigts s'entrecroisent, s'accrochent désespérément. Nos corps se frôlent, s'épousent enfin puis se détachent, me laissant hagarde, faisant monter une plainte de ma gorge « nonnnn ». Il me susurre à l’oreille : « Laisse moi faire. Ferme les yeux... » Alors je me plie à sa demande, à son autorité animale.

Mes paupières se ferment. Mes sens se tiennent en alerte du moindre de ses gestes. Ses mains délacent lentement les galons de mon cache-cœur, écartant les pans de chaque côté. L'attente est un supplice, seulement quelques secondes, mais je voudrais déjà lui crier de me toucher, de prendre possession de moi !

Je sais, je sens qu'il s'amuse à me faire ainsi patienter. Il profite du spectacle, admire ma poitrine qui se soulève avec précipitation. La pointe tendue de mes seins le nargue sous la dentelle blanche. C’est un véritable appel aux caresses les plus sensuelles, les plus dures parfois car mélangeant douceur et brutalité calculée.

Il prend à pleines mains ces deux globes gonflés de désir. Tendrement, il fait glisser le rempart de tissu, effleurant leurs extrémités sensibles de la langue. Il titille, aspire, embrasse et mord. Une décharge électrique part de la racine de mes cheveux jusqu'au creux de mes reins quand l'humidité de sa langue passe sur mon ventre, s'introduit dans mon nombril puis descend pour venir à l'orée de cet autre triangle de dentelle.

La petite jupe n'est plus que souvenir. J'ignore par quel tour de passe-passe elle gît à mes pieds, toute ratatinée, mais le chemin est libre pour la découverte d'une fleur au parfum rare, aux pétales couverts d'un nectar abondant et délicat.

Ses doigts glissent sur le textile soyeux laissant l'empreinte de la lave s'écouler lentement de mon antre brûlante, aiguisant son flair animale et ses instincts primitifs. L'orchidée est mise à nue. Le bouton est dégagé de son étroit capuchon. La corolle s'ouvre au passage appuyé de sa langue qui se fait dure et pointue à l'approche de ce pistil turgescent. Il tourne autour, agace, flatte, cajole, dorlote... Les râles et gémissements m'échappent, les contractions de mon ventre s'intensifient à chaque nouveau tracé. Une myriade d'étoiles voile mes yeux clos lors de l'entrée de son index dans mon intimité, auquel vient rapidement s'ajouter un majeur appliqué.
J'ondule sous les savantes et divines caresses de Jérôme qui accélère le rythme de son phallus improvisé. Entre ses dents, mon bouton est immobilisé, aspiré, délicieusement maltraité.

Le plaisir monte inexorablement. Les vagues d'une jouissance incontrôlable déferlent tel un raz de marée. Je couvre la bouche de mon amant d'une abondante liqueur qu'il boit avec avidité. Pantelante, le souffle court, je reprends peu à peu mes esprits dans ses bras, sous ses baisers tendres, son désir dardant contre moi.

Une autre envie vient de naître... Je le veux ! Je veux qu'en moi il s'abandonne !

Cette envie a prit naissance sur ma bouche qu'il papillonne de doux baisers, sur mes seins qu'il enveloppe avec sa tendresse, sur mon ventre sur lequel je sens poindre sa virilité. Mes reins sont pressés contre la dureté et la froideur de la pierre, allumant ce feu intérieur. Quelle curieuse réaction que le corps peut avoir parfois ? Comme une sorte de défense naturelle, inconsciente.

Tous ses gestes ont une lenteur calculée, une grâce féline. Ses yeux, brillants de mille chandelles m'hypnotisent. Je suis de nouveau sa proie, soumise à toutes ses envies animales, sans peur ni pudeur. Je sais que, jusqu'au bout, j'accepterais les règles du jeu... ses règles, son jeu.

La tendresse fait soudain place à l'autorité. D'un seul mouvement je me retrouve face au mur écorchant mes mains au contact rêche de la paroi. Sa main emprisonne ma nuque, me faisant plier sous son poids, ma tête heurtant presque la roche. Sa jambe force l'ouverture de mes cuisses, avec fermeté, me laissant offerte, indécente la croupe tendue, le dos cambré à l'extrême, l'intimité luisante de ma précédente jouissance et de celle qui viendra bientôt.

Collé aux jolies rondeurs de mon postérieur, une main toujours en appuie sur ma nuque, marquant son emprise, il promène consciencieusement son gland le long de ma fente, s'enduisant délicatement de ma cyprine puis se hasarde entre les deux cimes jusqu'alors délaissées de tout attouchements.

Ma réaction est immédiate, sursaut pudique s'il en est, tentative de replie qui me vaut une tape sonore sur la fesse droite ! Aie ! Les talons dérapent sur les pavés mais je reprends heureusement vite mon équilibre chancelant. Pour annihiler toute résistance de ma part, il s'introduit au fond de ma grotte jusqu'à la garde, d'un coup de rein assuré et s'immobilise afin que je reprenne le souffle qui m'a subitement manqué.

Imperturbable, il savoure l'instant, jouant, de son muscle phallique, à cogner gentiment mes profondeurs. Excitante sensation à laquelle je réponds par de petites contractions qui le sont tout autant. Son grognement le confirme et le pousse aussitôt à débuter ses allées venues. Le mouvement est ample, mesuré, ferme et lent à la fois, m'arrachant soupir après soupir avant de prendre plus de vivacité et de puissance. Il fouille désormais mes entrailles avec rage. Plaintes, gémissement, encouragements se succèdent malgré moi. Je croyais avoir gagné mais j'eus tôt fait de me rappeler qui est mon adversaire, mon complice de jeux.

Avec promptitude, il quitte la chaleur et l'humidité de l'endroit, s'aventure de nouveau vers l'endroit, interdit pour certaine, de plaisir pour d'autres, butant volontairement sur le petit oeillet, tournant autour, glissant sur les replis aux teintes brunâtres qui se détendent peu à peu... s'ouvrant lentement sous l'insistance méticuleuse de cette tige à l'arrondie bien découpée. Les battements de mon coeur tapent violemment dans ma poitrine, résonnent dans ma tête ; ou ce sont les siens, je ne sais plus. Je divague. Mes reins sont en feu de l'attente qu'il m'impose, de l'impatience qui s'est emparée de moi.

Cet acte que l'on dit contre nature, je l'espère ardemment, je l'attends effrontément, preuve que l'amour n'a pas de tabou, que deux êtres brûlants de la même passion, de la même fièvre, des même envies peuvent assouvir leurs désirs et partager le même plaisir, intensément et sans honte. Finie la résistance, terminé les réticences, je m'offre impudiquement, cédant à la bestialité du moment, laissant cet étroit conduit s'ouvrir sous la poussée délicate de cette superbe queue. L'avancée est périlleuse mais ô combien délicieuse... prendre le temps... progresser sans précipitation... ce tunnel doit être investit sans hâte pour être sûr d'en atteindre le fond.

Jérôme connaît les secrets qui mènent à l'extase. Il touche au but avec maestria permettant à ce canal sombre un relâchement confiant, un abandon total. Il va et vient avec aisance, rythme avec talent ses coups de boutoirs, maltraite avec brio ce petit orifice. Nos complaintes et nos cris étouffés sont ininterrompus. Je vais à sa rencontre comme il vient à la mienne. La cadence s'est emballée. Les derniers cris retentissent. La jouissance nous submergent tous les deux, nous laissant tremblants, tétanisés, soudés l'un à l'autre. Jérôme repose sur mon dos qu'il embrasse entre deux souffles. Nos doigts sont enlacés, contre le mur et j’y dépose de doux baisers.

Après un temps impossible à définir, nous réajustons nos tenues avec fébrilité, jetant des regards désorientés sur l'entrée du porche pour vérifier si quelqu'un fut spectateur de notre charnelle bataille. Jérôme s'en est allé ans faire le moindre bruit. Se revoir avec Jérôme n'aurait pas eu la même intensité, la même magie. Nous avons connu ensemble un moment d'une rare fougue et c'est très bien ainsi. Heureux, nous avons repris notre vie enrichie de ce merveilleux souvenir.



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