Sublum : histoires erotiques ou de science-fiction
histoires érotiques
histoires erotiques


tchat rencontre


Corail


par Tonnerredebrest



Omnibus dans ses premieres stations, le train s'était progressivement vidé de son lot d'étudiants et de travailleurs, laissant Zag seul dans son compartiment, avec une femme qui n'avait pas levé le nez de son écran depuis la gare de Strasbourg. Habitué a ces voyages hebdomadaires qui le ramenaient auprs de ses volcans, Zag avait ouvert le cahier dans lequel il s'essayait à chaque voyage à l'éciture de nouvelles érotiques.
De son coté, la femme épluchait de longues lignes de chiffres, tapant quelques commentaires sur l'ordinateur qu'elle avait ouvert sur la tablette.
L'inspiration n'était pas là aujourd'hui, son intrigue était lourde, ses caractères simplistes. Alors que l'écriture le remplissait toujours de frissons, d'envies, de fantasmes, Zag se sentait démuni ce soir là devant sa feuille vide. Descendant sur l'horizon, le soleil profita d'un virage de la voie pour entrer a pleins rayons par la fenetre. Aveuglée, la femme bascula sur la banquette d'en face, puis ferma le rideau pour se réfugier dans son ombre. C'est quand elle se pencha pour tourner l'écran vers elle qu'une petite chaine dorée s'échappa de son chemisier pour lancer quelque rayons dans les yeux de Zag. Il tourna son regard vers cette ombre chinoise dont le coeur scintillait.

" Le soleil... je ne voyais plus mon écran" s'excuse la femme, comme gênée.

Aucun son ne sortit de la bouche de Zag pour répondre. Il sourit aimablement, et fit mine de se replonger dans son texte laborieux, le cerveau et le ventre en feu. Encore à l'affut de pensées érotiques capable de remplir sa page, l'esprit de Zag venait de percuter de plein fouet un missile de charme, de sensualité, d'érotisme contenu. Encore frappé de stupeur, il tenta de reconstituer la vision de cette ombre qui venait d'irradier son cerveau. Cette médaille tombée d'un décolleté séparant deux seins à la rondeur enivrante, oscillait doucement au bout d'un fine chaine en or qui conduisait à un cou long et fin, entouré de longs cheveux noirs, souples, tombant en une cascade de boucles sur deux épaules droites. Le visage fin de la femme, à peine éclairé par les reflets du soleil, révelait de fins sourcils dont la forme parfaitement épilée renforcait la puissance de son regard sombre. Toute l'énergie de ce visage se concentrait dans sa bouche aux levres fines, parfaitement dessinées d'un trait de rouge à lèvre sombre, entrouvertes sur sourire éclatant mais discret.

Incapable de relever les yeux vers cette apparition, il déchira la page de son cahier, pour en remplir une nouvelle des aventures de cette femme que son inspiration déchainée entraina dans ses fantasmes. Il l'imagina d'abord écrivant les confessions de sa vie secrète. Son apparence trop sérieuse dans un corps magnifique, masquait une vie aux moeurs dissolues. Il la conduisait dans des soirées sinistres, où elle s'offrait nue à de riches inconnus. Des mains parcouraient ces seins, des bouches suçaient ces lèvres, des hommes et des femmes s'offraient à ses caresses, la couvraient de baisers pervers, et la pénétraient en tous sens pour l'asperger finalement de sperme et de champagne et la faire jouir en hurlant.

Petit a petit, le scénario s'affinait. Osant lever les yeux vers elle, il l'imagina aux prises avec un contrôleur, sans billet. Elle entrouvrait son corsage pour dévoiler un soutien gorge fuschia, dont il devina la présence en posant son regard sur cette médaille revenue a sa place, tremblant a chaque inspiration de cette poitrine, suspendue à la naissance de deux seins qui tendaient son chemisier, prêts a déborder. Le pauvre homme se jettait sur cette poitrine, libérait les mamelons de leur dentelle pour les embrasser. Sombres et pointus, ceux ci disparaissaient sous la casquette SNCF quand l'homme les sucottait, et chacune de ses aspirations transformait cette tétée en une danse du ventre, rythmée par de longs soupirs qui trahissaient le plaisir de la femme. Un soubressaut de l'homme alors que la bosse de son pantalon s'inondait, interrompait cette scène.

Assise devant la fenetre, la femme avait remis des lunettes aux montures noires, droites, qui lui barraient le visage. Zag s'imagina avec elle, en train de travailler à la nuit tombante sur ce rapport qu'elle rédigeait. Imaginatif, il proposait des solutions qu'elle analysait, quantifiait, organisait. Petit a petit leur complémentarité professionnelle devenait complicité. Assis a coté d'elle, il sentait son souffle lorqu'elle se tournait vers lui, et elle n'hésitait bientot plus à proposer a son collègue de se pencher sur l'écran, laissant son sein s'appuyer contre le bras de l'homme. Rapidement, leurs mains se rejoignaient sur la souris et leurs bouches se collaient. Devenue sauvage, la femme déchirait les boutons de l'homme pour libérer son torse, qu'elle griffait de ses ongles sombres, pendant qu'elle le laissait écarter les pans de son propre chemisier pour lui saisir la poitrine avec violence, ou au contraire lui exciter si finement les deux globes entourées de fine dentelle qu'on y devinait un peu de chair de poule se former. Très vite l'homme souleva la jupe du tailleur, pour découvrir un triangle de toison noire, parfaitement découpé autour d'un sexe gonflé, luisant de désir. Sans attendre, la femme ouvrit la braguette de son collègue, et, prenant un préservatif entre ses leves, glissa sa bouche sur le sexe pour le couvrir de sa protection. Puis elle s'empalait sur l'homme, qu'elle faisait jouir en un instant. Suivait une longue description de toutes les positions que les deux amants inventèrent dans ce compartiment aux rideaux ouverts. Le public se relayait à la porte pour découvrir la femme accroupie sur l'homme, montant et descendant sur ce sexe immense qu'elle s'enfoncait avec une plaisir explosif, les seins tendus a exploser devant une foule sidérée, puis le groupe de militaires du compartiment voisin venait encourager le couple lorsque la femme se pendait par les bras au porte bagages, les pieds posés sur le bord de la banquette, tandis que l'homme entrait et sortait de ses fesses avec des grands cris animaux. Un congrès d'esthéticiennes arrivées du bout du wagon poposa sans tarder aux militaires de transformer le wagon en un gigantesque club echangiste, ou les cris, les corps et le sexes se mélangèrent dans une confusion a la sexualité anarchique. Puis c'était un jeune sportif, souple et musclé, qui se joignait au couple, bientot suivi d'une actrice X. Les uns et les autres se relayaient pour enchainer les orgasmes chez cete femme insatiable, qui demande toujours plus de plaisir, confiant a l'actrice le soin de leur redonner vigueur aux amants apres chacun de leurs assauts.

Un fois son ecran fermé, la femme se leva pour reposer son ordinateur dans le porte bagage. Trop tendu par sa poitrine, son chemisier fut entrainé par ses bras levés et dénuda un peu de sa peau mate au dessus de sa jupe. Zag découvrit la marque d'un petit tatouage. Un trait et un point. So imagnintion y reconnu tout de suite l'image d'un papillon, de ceux qui emplissent le ventre des femmes quand elles tombent amoureuse, ou d'un signe chinois. Cette femme si brnune avait surement un peu de sang asiatique. A mois qu'il ne s'agisse d'un signe cabalistique, qui trahissait l'appartenance de cette femme a une compagnie de sorcières. Une fois les chevex ébouriffés, nue a la lumière des bougies, ou couverte de sang d'animaux sacrifiés, peut etre se livrait elle a des orgies sexuelles entouré de crucifix inversés. Des hommes cagoulés la maintiennent sur des tables en bois, la se succèdent en elle pendant qe d'autres femmes couvetes d'huiles et de parfums musqués la caressent de leus seins, l'inondent de leur cyprine, offrent leur sex a sa bouche. Il notait fébrilement dans son cahier tous les scénarios qui lui traversaient l'esprit, il trierait plus tard.

"Vous etes écrivain ?", demanda la femme qui s'était rassise au milieu de la banquette.
" Non, pas vraiment, j'occupe mes voyages a gribouiller de petites histoires sans prétention.
- Des romans ? de la science fiction? je suis moi même traductrice.
- euh.. on dira des nouvelles un peu... légeres ...
- Vous me permettez de lire ?
- Non, ce n'est qu'un premier jet, c'est illisible"

Zag était cramoisi. Impossible de faire lire à cette femme ce texte qui la mettait en scène.

" Je vois, vous mettez en scene les pesonnes qui vous entourent. Peut etre m'avez vous fait vivre une belle histoire d'amour ?" dit elle, laissant transparaitre un léger accent a travers un sourire lumineux.

Zag ferme son cahier. Et le lui tend. Le cahier s'ouvre immédiatement à la première page du jour, écrite en vert.

Au fur et a mesure qu'elle avance dans le texte, son visage se fait plus grave. Zag tente de se donner cotenance en fixant attentivement le paysage par la fenetre. Mais il faisait nuit. Il ne voit que le reflet de cette femme magnifique qui a l'incendier dans un instant.

Elle ferme le cahier, l'air grave.

" C'est tres bien ecrit...."

Zag est paralysé.

" Vous devinez bien les gens, mais vous etes vraiment un homme, vous.
- désolé, répond Zag avec un air piteux.
- vous n'y connaissez rien aux couleurs, sourit-elle, La couleur de mon soutien-gorge est lie-de-vin, pas fuschia."

Et elle écarte son chemisier pour y guider la main de Zag. Zag ferme le rideau du compartiment.





tchat rencontre



Retour vers les histoires erotiques



© 2005-2008 sublum.com | Tous droits réservés | Plan du site | Contact