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Elle 34… Lui 33


par Tirnanogth



Nous sommes les passagers d'un amour clandestin, d'un amour orphelin aussi. A force de me faire naviguer de lune en étoiles et de te regarder croquer une nébuleuse intergalactique autour de moi, j'ai fini par t'aimer. Moi sans toi, c'était la somme exacte de l'ennui, c'était là-haut sans le paradis. J'ai fini par comprendre très vite que Lui sans ailes, c'était l'envol inévitable vers la nuit. Et puis à l'aube d'un jour dont je n'attendais plus rien, tu m'as enveloppée dans du papier de toi, et tu m'as transportée loin, très loin, là d'où je ne reviendrais jamais…

C'est l'été. Juillet affiche un soleil insolent. Tu m'écoutes autopsier, sans m'interrompre, l'autre vie qui me divise, avec ce sourire oblique et singulier qui fait remonter ton arcade sourcilière. Moi...oh moi, je donne l'illusion de garder ascendant et contrôle, mais je suis en proie à un transport qui augmente les pulsations de mon cœur, comme quand tu penches la tête au feu rouge en baissant légèrement tes yeux au travers des verres de tes lunettes de soleil et que tu profites de cet instant pour glisser une main entre mes cuisses que laisse entrevoir la fente d'une jupe, ou encore lorsque je te regarde passer les vitesses : tu sais à quel point je trouve cela sensuel quand ton poing est refermé sur le levier. C'est très phallique comme geste et l'association est pour moi inévitable tant elle est suggestive à souhait.

Ta chemise blanche légèrement entrouverte à la base de ton cou ne me laisse pas suffisamment le loisir jouissif de voir ta peau, et je prend la liberté de défaire un bouton supplémentaire afin de deviner la naissance d'un muscle pectoral finement ciselé laissé en vestige par tes années d'arts martiaux. J'effleure ton torse et laisse ma main mourir sur ta cuisse emprisonnée dans un jeans noir. Tu sens le musc et l'ambre, et les senteurs poivrées qui émanent affûtent mon envie de toi. Tu sollicites ma bouche gourmande et pourtant, ce n'est ni le moment ni le lieu indiqué.

Nous sommes en train de poser pour la postérité au cours d'un repas entre amis. Les lois de la bienséance nous obligent à canaliser nos sens un peu capricieux et peu enclins à la sagesse. Mais la volonté de juguler l'artère de notre passion irradiante n'est qu'une pure utopie, une chimère insipide, incapable de tenir ses promesses.

Faillant et dérogeant à toutes les règles, nous nous dérobons discrètement à l'insu de tous et tu m'enlèves pour partir vers ce vieux moulin en ruines tout au fond d'un champ de blé à moitié moissonné, aperçu de la route à notre arrivée. Le cadre est absolument unique, bucolique, romantique, presque irréel, digne de servir de support au plus grand des artistes peintres en mal d'inspiration. L'édifice de la bâtisse est vétuste et les zones d'ombre flirtent avec les rayons de soleil par endroit en courtisant ses contrastes.

Il y a toi et puis moi… un bruit éparse et isolé, quelquefois, juste suffisant pour entretenir le frisson déjà présent sur nos peaux halées. Langoureusement, tu me plaques contre ce mur de pierres qui sent la craie et la poussière. Leur structure particulière permet à mes mains de s'y agripper. Peu loquaces, nos respirations se font bruyantes quand tu t'affaires à remonter un pan de ma jupe ivoire évasée et à promener tes mains sur mes cuisses chaudes dont le fin duvet blond nous rappelle que c'est l'été. L'une d'entre elles s'attarde sur mon ventre qui se contracte et qui palpite puis descend sur mon mont de Vénus doux et vierge de toute toison jusqu'à ce que ton majeur se fraye un chemin vers mon antre brûlante et humide en écartant la dentelle blanche de mon string. Majeur que tu portes ensuite à ma bouche qui lèche ton doigt comme le plus formidable phallus jamais rencontré…

Mes bras se font auréole autour de ta tête lovée dans mon cou. Je respire l'odeur de ta peau devenue légèrement moite, m'en enivre et m'en étourdie : ce que je peux t'aimer ! Tout en moi m'ordonne de t'appartenir, de m'abandonner sous le flot de tes caresses voluptueuses. N'y tenant plus, je prend le pouvoir en dégrafant les boutons ronds et métalliques de ton jeans et en partant à la conquête de ton membre vigoureux, dont les proportions apparentes trahissent ton désir devenu insoutenable.

Nos bouches sont à l'unisson et nos langues n'ont pas la force de cesser de danser ensemble mais je dois m'y soustraire pour pouvoir m'occuper de ta queue dignement. Accroupie devant toi, j'entame une fellation torride sans m'aider de mes mains car elles caressent tes cuisses. Je salive abondamment ton gland rosi et turgescent qui fait gonfler ma joue. Je lèche et suçote, mordille même ton organe érigé à son comble. Je presse et fait rouler tes parties dans la paume d'une main tout en remontant avec la pointe de ma langue joueuse le long de la hampe veineuse et dure. Je te regarde furtivement, par moment, balancer la tête en arrière, ta bouche entrouverte et les yeux fermés. Je vais et je viens sur ta verge en feu qui fait gonfler mon intimité littéralement trempée.

L'envol d'un oiseau nous fait sursauter et passer à d'autres jeux de luxure. Je ne veux pas que tu laisses tomber ton pantalon à tes pieds : non... arrête... garde le au niveau des hanches... oui, comme cela... Je veux sentir l'épaisseur du tissu et la froideur des boutons frotter ma peau. Tu le sais, j'adore la fragilité de l'instant, le côté furtif qui fait que l'on est sûr de rien. C'est presque animal et cette sensation m'excite davantage.

Tu te colles à mon corps au plus prés, ta chemise blanche ouverte à présent sur ton torse imberbe est maculée d'auréoles humides. Une sueur naissante entre tes pectoraux traduit la fièvre qui s'est emparée de nous. Tu as libéré mes seins durcis par le plaisir et tu en lèches les aréoles et leurs pourtours avec talent. Tu me soulèves en poids et me prend contre ce mur à la pierre abrupte qui me lacère le dos. Tu n'as aucun mal à me pénétrer tant l'envie de toi m'a conditionnée. Tu t'agites au plus profond de mes entrailles en me faisant gémir et crier par moment tant le plaisir atteint des faîtes indescriptibles. Tu émets, à ton tour, des râles rauques qui parlent de ta jouissance.

Je sens mon bouton sollicité encore et encore et prêt à exploser d'une seconde à l'autre. L'ascension est transcendante. Je voudrais retarder l'instant mais n'en ai plus le pouvoir, tu me possèdes trop bien. Je jouis dans tes bras d'un orgasme violent et mirifique qui me fait toucher le Ciel, je crois. Tes muscles commencent à tétaniser. Je te vois trembler légèrement et cette faiblesse ne fait que rajouter de l'amour à mon Amour. Quelques secondes plus tard, tu me rejoins dans ce voyage interstellaire et je ressens le passage de ton fluide qui coule dans mon ventre comme un don de toi. Ton nectar épais et nacré au goût d'amande se répand dans mes entrailles. Nous regagnons la Terre. Non, je ne partirais plus. Je te le jure.

Nous sommes le 18 octobre 2005, il est 8h49 et je sais que tu vis...



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