Sublum : histoires erotiques ou de science-fiction
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Le fruit d'un fantasme


par Foedora29



Quelle folie que ce jeu, dangereux aussi… Après tout je ne te connais pas du tout, je sais que je te désire autant que toi et que tous ces messages nous ont liés mais tout de même...

Depuis que je sais que tu as mes clés, je suis à fleur de peau, entre la peur et le désir... Au bureau je t'imagine chez moi, rodant dans les couloirs inspectant l'armoire de la salle de bain, respirant mes différents parfums et produits de beauté... puis je te vois dans ma chambre caresser du bout des doigts les draps froissés du lit que je ne fais plus depuis que je sais que tu rodes je t'imagine en train d'imaginer mon corps dans les formes laissées dans les draps... Tu dois te demander si je dors nue, en nuisette, en pyjama ?

A la fin de mes journées tourmentées par tant de désir inassouvi, je cours chez moi pour remarquer les traces de ton passage, un verre vide dans l'évier... les soutiens-gorge qui ont sciemment bougé dans mon tiroir... Peut-être les as-tu rangés pour me dire ceux que tu préférais... Le bleu ciel avec les fleurs de muguet a été remplacé par l'ensemble noir en dentelle et fine résille... Serais-ce ce que tu voudrais me voir porter ?

J'ai eu raison de te faire confiance. Je savais que tu ne me ferais aucun mal, mais je ne m'attendais pas à ce que tu impliques d'autres entre nous, mais puisque c'est ce que tu veux et que tu sembles apprécier tout autant que moi…

Après ton départ précipité, je suis restée sur ma faim. Je te voulais tellement pour moi. Je suis un peu jalouse de Vanina. Quelques minutes après ton départ, je me suis même enfermée dans la salle de bain, prise d'une crise da jalousie intense. J'avais envie de fiche cette femme dehors. La pauvre fille se sentait mal à l'aise. Elle est même venue me consoler de la plus douce des manières. Nous avons jouis de nos corps plusieurs fois toutes les deux. Elle était si empressée de me donner du plaisir, comme pour se faire pardonner de ce que tu l'aies préféré à moi ce soir. Je me suis abandonnée au fur et à mesure à elle, à ses mains si douces, à ses caresses si précises, à sa langue mutine, cajolant mon bouton d'amour. Qui mieux qu'une femme peut savoir ce qu'aime une femme ? Vanina était experte, en plus d'être douce et câline. En fermant les yeux, j'essayais tout de même d'imaginer que c'était ta bouche qui parcourait mon cou, mes seins, mon ventre. Je me concentrais sur cette pensée, pour me soulager, pour attiser un feu qui m'embrasait. J'étais certaine que cette bouche devait être aussi douce que du velours et aussi agile que celle de Vanina, si ce n'est plus. Au matin elle avait disparu, sûrement une décision de toi. Tu ne voulais pas qu'elle fasse partie de notre histoire, elle n’était juste qu’une partie du jeu.

Tes nombreuses visites chez moi rythment notre vie maintenant. Tu ne manques jamais de me laisser une petite attention. Un jour des roses, l’autre une bouteille de champagne dans un magnifique sceau et deux coupes dont l'une est entamée. Ce soir là j'ai bu à ta santé en sachant que tu avais fait la même chose plus tôt dans l'après midi. Les petites attentions, les habitudes qui s'installaient m'attendrissaient. Je ne te connaissais pas mais tu vivais déjà avec moi, partageant ma cuisine, mon canapé, ma télévision, ma salle de bain et même mon lit à des heures décalées. Il me tardait de te rencontrer, il me tardait de partager réellement quelque chose avec toi. Je ne savais pas comment tu allais tourner notre première rencontre. Comme je te connaissais, je savais que tu imaginais une rencontre inoubliable, mais serait-ce ici, chez moi ? Un soir, tu viendrais silencieusement me rejoindre et dormir près de moi. Sentant ton souffle dans mon cou je n'oserais me retourner, voulant faire durer le mystère. Ou bien imaginais-tu un autre plan, un autre lieu, un week-end ailleurs, loin ? J'avais hâte...

J'étais toute contente de trouver ton mail dans ma boite ce jeudi là... J'étais impatiente de découvrir ce que tu allais me proposer... une rencontre ? Vraiment ? C'est vrai ? J'étais à la fois heureuse et prise de panique mais je décidais d'accepter... Tu viendrais demain soir chez moi et nous dînerions à la maison. Je n'avais pas envie de dîner dehors, de te partager, je voulais qu'on se rencontre sur notre terrain de jeux, mon appartement...

J'avais tout prévu ce vendredi là. Je suis rentrée plutôt pour nous préparer un repas plein de saveur et de senteurs. Les bouteilles de vin et de champagne attendaient sagement au frais ton arrivée... J'étais comme une petite fille, je courais partout, je voulais que tout soit parfait ! Les préparatifs terminés, je pris rapidement une douche et enfilais mes vêtements. Je ne pouvais choisir que les plus beaux dessous : un ensemble vert foncé avec des fleurs mauves, un mélange exotique qui tranche sur ma peau brune... J'enfilais une robe en soie verte foncé à bretelles et décolleté en V, longue et sage, talons haut, maquillage... J'étais en train de me parfumer quand tu as sonné... J'ai senti mon coeur s'arrêter de battre un instant. Le ventre noué j'avançais vers la porte... Je jette un oeil dans le judas, personne...J'ouvre prudemment. Tu fais un pas de côté et tu apparais enfin, dans un joli costume aux reflets prune, le sourire aux lèvres...

Est-ce le défi ? Mon esprit de contradiction ? Mon espièglerie ? Je ne sais pas où je trouve la force de te résister... Effectivement je t'avais imaginé d'après ce que tu m'avais décrit de toi... Ce que je découvre est encore mieux ! Une silhouette altière, des manières élégantes, un regard à la fois respectueux et plein de désir. J'observe les muscles de tes bras bouger dans ta veste. J'observe tes cuisses se contracter et se décontracter dans ton pantalon quand tu t'assois. Je remarque cette bosse. Je m'imagine dans tes bras, abandonnée, soumise, offerte, impudique... Je ferme les yeux pour faire fuir ces images avant qu'il ne soit trop tard.

Mes jambes sont molles, je me concentre sur ma démarche...laissant des effluves de parfum derrière moi. Je passe et repasse devant toi pour t'étourdir, aussi pour tenir parfaitement mon rôle d'hôtesse. Je sens que si j'arrête de bouger, je succombe et je ne le veux pas trop vite !

Je t'invite à la table et je file nous chercher la bouteille de champagne et deux coupes. Je te demande de bien vouloir l'ouvrir, les yeux pétillants de malice... Je m'assois en face de toi, je croise les jambes, pose un coude sur la table et le menton dans ma main en te regardant faire avec la bouteille, à la fois pour me donner de la contenance, et aussi pour te dévorer du regard...

Le premier instant d'émotion est passé, je retrouve mes repères, mes marques... Je te séduis et m'amuse de ton émoi grandissant. Tu ne te démontes pas et excelle dans ta tâche. Tu nous verses deux coupes et lève le verre à notre santé. J'adore ce pétillement sur ma langue. Je bois une toute petite gorgée. Je sens ton regard posé sur moi...

La situation n'est plus tenable. Ta tension extrême, ton embarras est communicatif. Je me concentre pour ne pas flancher. Je me moque gentiment de toi, quelle mauvaise foi me dis-je ! Si seulement tu savais le feu qui brûle en moi en cette minute ! Si tu savais à quel point j'avais envie de toi tout de suite, de passer ces mondanités. Je meurs de faim mais je n'ai plus faim de nourriture... Au delà de ce petit jeu, je deviens plus sérieuse et sincère. Je te dis que je suis réellement contente que nous nous soyons enfin rencontrés. Tu te penches à nouveau sur moi et m'offre le plus tendre des baisers en laissant tes doigts filer sur mon cou. Cela fait plus d'une heure que nous papotons gentiment sur le divan. La bouteille de champagne est presque vide. Il est temps de passer à table. Tu veux m'aider mais je refuse, en bonne hôtesse, je t'installe te donne ton verre et file chercher la salade composée. Je pose le plat au centre de la table en te frôlant, tu ne bronches pas... Je ne suis pas très douée en cuisine. Mon truc, c'est plutôt les desserts mais j'ai essayé de faire un effort... Tu as l'air d'apprécier. Nous bavardons, rions. Tu me complimentes.

Nous vidons la bouteille de vin blanc avec le plat de poissons. Je bois plus que de raison. Tu me fais remarquer que je suis toute rose. Je pars dans un rire nerveux et je te réponds que toi aussi tu sembles avoir chaud et que je vois quelques gouttes de sueur reluire sur ton front. C'est de bonne guerre et tu ris avec moi.

Tu m'aides à débarrasser en me volant des baisers à chaque fois que tu t'approches de moi. Je sors le tiramisu du frigo et vais dans la cuisine pour préparer les assiettes. Tu attrapes mes mains au vol et me dis que ce n'est pas nécessaire... Je fronce les sourcils. Je ne vois pas encore où tu veux en venir... Mes mains toujours prisonnières des tiennes, tu cherches du regard et trouve les petites cuillères. Satisfait, tu en prends une, la plonge directement dans le plat, et la dirige vers ma bouche. Très bonne idée ! J'ouvre la bouche et lape le gâteau coulant sur la cuillère. Je suis concentrée pour ne pas que cela tombe... Tu souris à ton tour, hypnotisé par mes lèvres ainsi occupées. Tu t'adosses à l'évier, et reprends une cuillère. Je passe une main de part et d'autre de toi, m'approche pour recommencer. Tu retires la cuillère. Je ris comme une folle en balançant la tête en arrière. Je crois que je suis saoule. Je refais une tentative et arrive à t'avoir cette fois ci, mais un peu de poudre de chocolat tombe dans mon décolleté...

On continue un bon moment notre petit jeu, toi jouant avec mes réflexes, profitant de la situation et moi te suivant sagement jusqu'à ce qu'à cet instant où tu ôtes la cuillère et me présente ta bouche. Avant que je ne puisse réagir, tu m'embrasses déjà langoureusement. Je me sens fondre lentement. Ta langue entame une gymnastique avec la mienne. Tu m'attires vers toi et pose tes mains dans le creux de mon dos. Je me colle contre toi, entièrement, comme si j'attendais ce moment depuis des siècles, mettant plus de désir dans mon baiser, affamée, ton érection sur mon ventre. Tes mains frôlent mon dos, ma nuque et relèvent mes cheveux noirs. Elles descendent vers mes épaules pour faire glisser les bretelles. Je t'arrête et te repousse en souriant. Je ne veux pas que tu ailles trop vite.

Je ne peux plus me cacher derrière mon déguisement de femme fatale. Pratiquement nue dans ma cuisine, je te découvre lentement, te déshabille lentement en te caressant, appréciant la chaleur de ta peau et faisant glisser ta chemise, remontant mes mains, passant par le cou, accrochant un baiser à ta pomme d'Adam, au passage, faisant descendre mes mains sur ton torse... arrivant à la ceinture. Je me retiens pour ne pas me laisser aller à toi. En réalité, j'ai tellement envie de fermer les yeux et de m'abandonner, de me laisser aimer par toi.

Je défais lentement ta ceinture. Je fais glisser ton pantalon en descendant à tes pieds. Je fais tomber ton shorty en te caressant les fesses. J'admire cette force de la nature dressée juste pour moi. Je suis fière, honorée, excitée, flattée par ton excitation... J'aurais envie de t'embrasser juste là mais je ferme les yeux, remonte doucement et te présente mon cou où tu viens fiévreusement y laper avec ta langue légèrement rugueuse... Mes mains partent à la découverte de ton corps. Elles sont baladeuses, curieuses et impudiques. Elles s'enroulent autour de toi, attrapent tes cheveux, descendent dans ton dos, remontent en te griffant légèrement. Elles caressent tes fesses. J'ajoute à ton émoi en approchant mes mains de ton sexe dressé. Du bout des doigts, je le frôle sur sa longueur. Progressivement, je l'attrape, entame de lents mouvements de vas et viens qui te rendent fou...

Pendant ce temps, tu resserres ton étreinte. Je suis tout contre toi, ventre contre ventre, mes seins écrasés contre ton torse. Je renverse ma tête en arrière tandis que tu butines mon cou. Je me penche encore d'avantage pour te laisser embrasser mes épaules et la base de mon cou. Je remonte une jambe et l'enroule autour de toi. Progressivement, tu places une main derrière moi et l'autre sur mon sein durci par tant d'émotion... Tu me fais basculer en arrière, comme dans un tango érotique... Je suis presque pliée en deux. Tu m'entends haleter plus fort lorsque ta bouche rejoint ma poitrine et que je sens ta bouche entourer mon téton. Je respires plus fort, gonfle la poitrine, vais au devant de tes caresses, me cambre un peu plus. Tu me retiens et je te fais confiance. Mon sexe ouvert est plaqué contre toi. Je t'inonde le bas ventre de mon plaisir, déployant un peu plus les jambes autour de toi...

J'adore comme tu m'aimes.



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