Sublum : histoires erotiques ou de science-fiction
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Imprévu


par Julie



Dans une petite maison de caractère, perdue dans la campagne bretonne, vivait une jeune femme qui se prénommait Sophie. Elle y vivait seule avec pour unique compagnon un gros chat tigré orange. Sa plus grande occupation consistait en l’élevage de moutons dont elle vendait la laine à des grossistes. Les journées défilaient toutes plus mornes et monotones les unes que les autres.

Mais par un soir de décembre, quelqu’un vint perturber sa tranquillité en frappant à sa porte. Sophie, intriguée, se demandant qui cela pouvait bien être, posa son tricot à terre et alla ouvrir. Un beau jeune homme se tenait dans l’embrasure de la porte, les cheveux en bataille. Il semblait s’être égaré et paraissait exténué. Sa voiture était tombée en panne sur la route jouxtant la maison, et il voulait utiliser le téléphone de la jeune femme pour appeler un garagiste. Elle l’invita à entrer et le fit s’installer sur le canapé moelleux qui faisait face à la cheminée dans laquelle crépitait un feu.

L’inconnu accueillit cette chaleur bienfaitrice avec bonheur. Pendant que son hôte partit chercher le téléphone dans la pièce voisine, il en profita pour observer l’arrangement de la pièce. L’intérieur était plutôt coquet et propret, en tout cas chaleureux. Des cadres étaient disposés çà et là, deux bibliothèques remplies de livres trônaient sur les côtés et devant l’âtre rougeoyant, s’étalait un grand tapis de poils blancs soyeux sur lequel le chat ronronnait. Il pensait qu’il avait de la chance d’être tombé sur cette fille, et pas sur de vieux paysans qui l’auraient chassé à coups de fusil dans le derrière ! De plus, il n’était pas indifférent à ses charmes, bien qu’un peu rondouillette, elle n’en était pas moins dénuée de sensualité.

Comment se faisait-il qu’elle vive ici, toute seule, dans ce bled paumé ? Sophie revint manifestement annonciatrice d’une mauvaise nouvelle. Le garage était fermé, il fallait attendre demain... Voyant le jeune homme désemparé, la demoiselle lui offrit l’hospitalité pour la nuit. Le regard reconnaissant il accepta volontiers cette proposition qui le sauvait de la perspective d’une nuit inconfortable et certainement glaciale. Sophie lui fit un café. Jamais personne ne lui avait accordé tant d’attention auparavant. Quand la jeune femme revint, portant deux tasses du liquide brûlant, un sourire aux lèvres, il tomba instantanément amoureux d’elle. Elle représentait tout ce qu’il cherchait chez une femme. Ses rondeurs, son sourire qui vous réchauffait le coeur, sa douceur, son regard énigmatique. Elle le fascinait.

Ils commencèrent à discuter jusqu’au moment où, en riant, la demoiselle s’aperçut qu’ils ne s’étaient même pas présentés :

- Je ne sais même pas comment vous vous appelez ! Moi c’est Sophie, dit-elle, tout en continuant à rire.

- Enchanté Sophie, je m’appelle Yann, lui dit-il en souriant.

La douce femme lui racontait ce qu’elle faisait dans la vie, sa passion pour les livres, son passé. Et Yann l’écoutait, suspendu à ses lèvres, son coeur se serrant de temps à autre lorsqu’elle lui confia les malheurs qu’elle vécut dans sa jeunesse. « Cette fille n’a vraiment pas eu de chance » se dit-il en lui-même. Ils étaient assis côte à côte sur le canapé, se rapprochant l’un de l’autre imperceptiblement. Le ton qu’ils employaient à présent était celui de la confidence, et ils se racontaient leurs rêves, leurs projets. Que c’était bon ! Yann ne s’était jamais senti autant en phase avec quelqu’un, l’idée qu’ils étaient peut-être faits l’un pour l’autre germait à son esprit.

Le feu commençait à s’éteindre laissant place aux braises chuintantes dispensatrices de chaleur. Ils étaient à présent plongés dans la pénombre, leurs genoux se frôlant de temps à autre. Plus ils discutaient, plus il avait envie de l’embrasser, de l’étreindre, de lui faire l’amour. Ce petit bout de femme lui correspondait vraiment, c’était à présent une certitude. Le charmant jeune homme lui prit soudainement la main, répondant à une pulsion, et la porta à ses lèvres. Que sa peau était douce, blanche.

Sophie étouffa un cri de surprise. Personne n’avait jamais fait une chose pareille ! Il lui plaisait beaucoup ce beau Yann, sa façon de la regarder comme s’il la désirait, l’attention qu’il accordait à ses propos, sa voix d’une infinie douceur. Le geste qu’il venait d’avoir à son égard lui fut très agréable. Lorsqu’il approcha son visage du sien, tenant toujours sa main dans la sienne, elle ne détourna pas la tête et se laissa faire. Une sensation très agréable gagna tous ses membres, cela faisait tellement longtemps ! Tout en continuant à l’embrasser délicieusement, il lui prit le visage entre ses mains, et le lui caressa. Il la regarda droit dans les yeux, plongea son regard dans le sien, lui signifiant combien il la désirait. Ses gestes se firent plus audacieux, sa main remontant lentement le long de la cuisse satinée de Sophie.

Elle ne comprenait pas vraiment ce qui était en train de lui arriver mais c’était tellement bon qu’elle s’abandonna. Les caresses audacieuses de Yann arrachèrent des petits cris de plaisir à la jeune femme. Elle s’enhardit, et l’entraîna à terre, sur le tapis en pure laine devant la cheminée, et entreprit de lui ôter ses vêtements. La chaleur du feu accompagnait la fièvre du désir qui montait en eux. Sophie s’attarda sur le membre turgescent de son amant, ouvrant un à un les boutons du pantalon, découvrant petit à petit son sexe gonflé de désir pour elle... C’est alors qu’elle le mit dans sa bouche avec gourmandise, procurant un plaisir divin à Yann. Puis elle remonta peu à peu, passant sa langue sur les zones érogènes du jeune homme, qui, n’en pouvant plus, lui arracha d’un coup d’un seul la robe qu’elle portait, la mettant entièrement à nu.

A présent au comble de l’excitation, il la prit sauvagement, la possédant et la dominant avec force. Yann lui mordilla le bout de ses seins durs de désir, tout en lui passant la main dans les cheveux, allant et venant au creux de ses reins. Elle gémit, lui en demandant toujours plus, lui mordant l’épaule. Leurs corps s’épousaient parfaitement, se mouvaient à l’unisson, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Il ralentit la cadence pour faire durer le plaisir.

Dans un souffle, Yann lui dit de se lever. Une fois étendu, il l’invita à s’asseoir sur lui, guidant son sexe tendu dans le sien. Sophie commença alors à aller et venir lentement d’abord, plus rapidement par la suite, ses muscles se contractant de temps à autre tant cela lui procurait du plaisir. Elle se mit alors à gémir de plus belle, l’orgasme ayant entamé son ascension délicieuse. Dans l’extase, elle lui griffa le torse, ce qui entraîna le plaisir instantané de Yann. Elle s’étendit près de lui, se lovant contre son corps, l’embrassant tendrement. La regardant amoureusement, il lui rendit son étreinte, la serrant contre lui, sa main caressant le dos de sa douce. Jamais il n’avait éprouvé autant de plaisir avec une fille. Celle-ci le rendait littéralement fou. Tout chez elle lui plaisait et il n’avait qu’une envie, recommencer encore et encore.

Soudain Sophie se leva, et se dirigea vers la cuisine afin de préparer un encas réparateur. Yann décida de la rejoindre afin de l’aider, mais quand il la vit nue, contre la table en train de tartiner du pain, son sexe eut une érection. Il s’approcha d’elle tout doucement sans se faire remarquer, et plaqua son corps contre le sien, l’enveloppant de ses bras forts. Elle se retourna vers lui, lui offrit ses lèvres. Tout à coup il la souleva, et la posa délicatement sur la table en chêne massif au milieu de la cuisine. D’un mouvement sûr, il lui écarta les cuisses, y engouffra sa tête lui procurant du plaisir. La jeune fille se tenait aux rebords de la table, son corps se soulevant sous les voluptueuses caresses de Yann. Elle haletait, lui demandait de venir en elle. Et c’est ce qu’il fit, debout, il la pénétra tout doucement de son membre gonflé par l’envie qu’il avait d’être en elle. Dieu que c’était bon, la table tremblait tant l’étreinte était passionnée. Les va-et-vient s’accélèrent au rythme de la jouissance qui déferlait en eux. Ils eurent un orgasme simultané. Sophie, les cheveux ébouriffés, se releva. Elle sauta dans les bras de son amant qui l’accueillit avec joie, et ils s‘embrassèrent ainsi, nus au milieu de la cuisine.


Une semaine plus tard, Yann n’était toujours par reparti, sa voiture arborant une pancarte sur laquelle était indiqué « en panne ».



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