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Le Chemin du lycée


par Bilitis



Ce n'est pas que je sois paresseux, mais j'avoue qu'il me faut faire preuve d'un sacré courage pour m'extraire du lit, le matin. Il faut dire que la perspective de passer une nouvelle journée au lycée ne présente à mes yeux rien de bien exaltant !

Heureusement il y a... mais non, je n'ose même pas y penser ! J'allais dire : « Heureusement il y a Célia ! » Mais Célia, c'est un fantôme, une abstraction, un fantasme ! Elle est hors de portée, Célia ! Ce n'est pas pour mon bec ! Je suis sûr qu'elle ne sait même pas que j'existe, ou si peu !...

Et pourtant, pour rien au monde, je ne raterais nos rendez-vous quotidiens... enfin, quand je dis « rendez-vous », c'est une façon de parler. En guise de rendez-vous, c'est plutôt une escorte, et encore... distante, lointaine. Disons que je la suis, que je parcours avec elle... enfin, derrière elle, à quelques pas... les quelques dizaines de mètres du chemin commun que nous suivons chaque matin pour nous rendre à l'arrêt du bus qui doit nous conduire au lycée. Situation rêvée pour l'aborder, pour tenter ma chance, pour oser avancer, timidement, un petit pion sur l'échiquier du bonheur ? J't'en fous !... Nada, nicht, no way, niente! Rien de rien. Pratiquement chaque jour, lorsqu'elle arrive à l'arrêt, toujours un peu avant moi qui la suis comme un petit chien, sa copine est déjà là à l'attendre. Et c'est alors le signal du départ pour d'interminables parlotes entrecoupées de rires ou d'exclamations en tous genres. Je n'ose même pas m'approcher pour écouter, ce qu'elle disent, ça ne me regarde pas, mais je veux entendre le son de sa voix. Je me tiens bien à l'écart, les yeux rivés à ses épaules, à sa chevelure, à son dos, à... Oh ! et puis à quoi bon ? Je n'existe pas ! Pas une fois je n'ai eu droit à un regard. Ah !si, peut-être, ce jour où sa copine, malade, sans doute, a dû s'absenter. Un regard, oui, mais si distant, si fugace, si... condescendant. Mon cœur cognait à tout rompre. J'aurais bien risqué un timide bonjour, mais... non, décidément, impossible. Son beau regard bleu (quels yeux !), si beau et... si froid, m'avait coupé toute velléité de tenter quoi que ce soit.

Et pourtant je la vois toute la journée... sans oser l'approcher. Elle occupe mes pensés, elle m'obsède, elle est là, régnant sur mon cœur, sur mes sens toujours en alerte. Dieu, qu'elle est belle ! Je ne cesse de me projeter son image dans ma tête. Je l'ai d'ailleurs déjà photographiée en cachette : je m'étais posté, un mercredi, à la sortie de l'hypermarché, sur le parking, et entre deux voitures en stationnement, je l'avais discrètement photographiée. Le téléobjectif du Nikon qu'avait bien voulu me prêter mon oncle « pour aller faire des photos de libellules et de graminées au bord de la rivière » me fut bien utile. Ce visage ! Encore un peu enfantin – elle doit avoir 18 ou 19 ans, comme moi ! – quelle grâce, quelle harmonie, quelle beauté ! Quelle femme déjà ! Un corps superbe, tout en longueur, tout en finesse, tout en courbes ! Ces petits seins qui tressautent pendant qu'elle marche, et cet adorable petit cul qui se dandine tous les matins à quelques pas, juste devant moi ! Elle porte une longue chevelure d'un noir de jais et possède une paire de ravissants yeux d'un bleu pâle et profond.

Je ne sais pas ce que je donnerais pour qu'elle daigne m'adresser un sourire, un regard, même distrait, même fugace ; mais qu'elle sache que j'existe, que je suis là ! Évidemment, je ne suis probablement pas son genre. Il faut dire que je ne suis pas Brad Pitt ! Je sais que, sans être laid, je ne suis pas très beau garçon. Banal, sans charme particulier. Oh ! il arrive que des filles me regardent, mais, le plus souvent ce sont de tels laiderons que je préfère ne pas même m'en souvenir !

Il va falloir que j'invente quelque chose pour me rapprocher d'elle, lui parler, la toucher même peut-être, sans quoi je crois que je vais péter les plombs un de ces quatre matins !

Allons, mon garçon, assez rêvassé ! Hop, debout !... La journée ne fait que commencer.



Tiens, une place libre, dans le bus, derrière elle et sa copine aujourd'hui ! C'est la première fois que ça se présente ! Oserais-je ?... Mais oui, pourquoi pas après tout ? Qu'est-ce que je risque ?

Ouais ! Eh bien j'aurais mieux fait de m'abstenir ! Ce que je viens d'entendre !... Oooh ! mon Dieu ! Dire que je me disais, dans ma candeur stupide, que, peut-être un jour... sait-on jamais, un miracle... Tu parles d'un miracle ! La honte, oui !

Plus aucune illusion à me faire après avoir entendu ça :

– Et Marc, tu le vois encore ? (C'est Célia qui demande à sa copine !)

– Oh non !... Ca n'a pas duré, tu sais !... J'ai cru, un moment... mais ce n'est qu'un petit con. Pff, hi hi hi... D'ailleurs, il y a beaucoup mieux qui se pointe à l'horizon!

– Ah bon ?

– Ouiii !

– Dis-moi, dis-moi !

– Ben, j'ai eu droit à quelques regards bien appuyés... tu sais Laurent, et aussi Gilbert... et... mais dis-moi, et toi ?

– Oh moi ! J'ai au moins sept touches, ma fille !

– Waouh !

Là, j'ai eu un moment d'émoi... est-ce que, par extraordinaire, elle me ferait figurer parmi ces heureux élus ?...

– Le problème, c'est que c'est rien que des laiderons !

– Ouais, c'est la galère...

J'en avais assez entendu ! Mortifié, la rage au ventre, je me levai précipitamment et fis le reste du trajet collé à la portière. J'avais les larmes aux yeux, j'aurais frappé n'importe qui, injustement, tant la colère bouillonnait en moi. Non, décidément, les filles et moi, c'était pas gagné !

Le nez aplati sur la vitre de ce bus indifférent, je me considérais comme celui que personne n'aimerait jamais.



Me suis levé du pied gauche, mal aux cheveux, mal embouché, mal foutu, malheureux ! Aucune envie d'aller au lycée, même pas de voir Célia ! De penser à elle me met un goût de cendres dans la bouche. Je me sens trahi par elle, humilié, bafoué... et pourtant, elle ne m'a rien dit, ce que je peux être godiche ! Comment avais-je pu, ne serait-ce qu'un instant, m'imaginer qu'une créature de rêve dans son genre allait daigner poser son regard incendiaire sur le misérable crapaud que je suis et resterai toujours ?

Marre, marre de tout ! De me faire engueuler au lycée, rabrouer à la maison, moquer par les copains et, en prime, mépriser par les filles !

Bon, allez, tant pis ! Faut bien que je me ressaisisse, sinon ça va encore être l'engueulade et les colles si je manque le lycée. Je l'ai trop fait le mois dernier, je vais finir par me faire virer !

Me v'là habillé, allez, on y va ! Pfffff



Et j'ai pas pu m'empêcher de la contempler encore ! Aussi bien à l'aller qu'au retour. J'ai même laissé passer un bus pour être dans le sien ! Quel lâche je suis ! C'est qu'elle est si vivante, si spontanée, si belle. Comment est-ce possible d'être comme ça ? C'est pas juste ! Et moi, pauvre chien, je la suis, je bave de désir, à quelques pas seulement derrière elle, dans son sillage. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour un regard, un sourire, un baiser, un câlin... oh ! mon Dieu !... Allez ! calme-toi, mon garçon, regarde ailleurs !



À la maison, c'est de nouveau l'enfer : cris, reproches, sermons ! Pfff ! Suffit ! Je me casse, n'importe où ! Il pleut, allez hop ! Cinoche ! Je sais pas trop ce qu'on joue et je m'en fous ! Besoin de me changer les idées !



Bientôt finies, ces pubs, oui ? Rien à foutre de ces bagnoles super équipées avec des cendriers autonettoyants, des sièges parlants et des essuies-glaces à quinze vitesses !... Il me fait chier Monsieur Propre !... Et l'autre grognasse là, avec son antirides ! Qu'elle crève, tiens !... Mais qu'est-ce que je suis venu foutre dans cette salle qui pue le renfermé et qui... et que... mais, mais... je rêve ? Non, c'est pas vrai, c'est pas possible ! Elle !... ELLE est là ! Avec sa copine, elles cherchent une place... elles s'avancent... dans ma direction !... Elles vont sans doute aller s'asseoir au bout de la rangée... Ah, non : Célia veut être plus au centre, donc... donc plus près de... de moi ! Oh ! voilà que j'ai le cœur qui s'est mis à cogner, que je... glurp ! Oooh ! ça y est, elle m'a vu ! Pas de réaction ! C'est déjà ça ! Elles se rapprochent et elles viennent s'asseoir... pile à côté de moi !... Je rêve ! Célia, au cinéma, assise à côté de moi ! Jamais je n'aurais imaginé ça dans mes rêves les plus fous ! Faut que je me calme ! Que je me domine !

J'arrive pas à détacher mes yeux de son visage, son merveilleux visage que j'ai rarement vu d'aussi près ! Elle est sublime cette nana, c'est pas possible !

– Salut, toi ! elle me fait. (J'en avale ma salive !)

– Euh, salut ! j'arrive à bredouiller. (J'en tremble.)

Et ce petit sourire coquin ! Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Elle est pas dans son état normal ! Bon ! je vais quand même regarder un peu l'écran.



Quelle torture ! Etre là, assis tranquillement, sagement, bien trop sagement, à côté d'une fille canon que je crève d'envie de... d'embrasser, de caresser, de peloter, de... oooh ! Grrr ! J'entends mes dents grincer dans ma bouche ! C'est insupportable !

Il fait bien sombre à présent – scène de nuit ! – et je peux la contempler à la dérobée. Je laisse mon regard remonter le long de ses longues jambes fines. Elle porte une mini jupe qui laisse voir une bonne partie de ses cuisses. Mmh !

Si j'osais !... Ma main est là qui tremble, prête à aller se poser sur ce genou bien rond, offert, tout proche !... Et l'idée de laisser ma main s'imprégner de la douce chaleur de ce corps tant désiré ! De remonter lentement vers le haut de sa cuisse, vers le temple des délices, vers sa grotte d'amour... C'est insupportable. Je crois que je ferais mieux de m'en aller...

Comme je risque un dernier regard vers elle, regard de vaincu, de chien battu, voilà que je croise ses yeux, ses beaux yeux bleus à l'éclat magique. Et... et je.... Oooh ! je fonds, voilà que son regard me vrille, me pénètre, j'ai le sentiment qu'elle lit en moi, qu'elle me perce à jour, me devine tout entier, je suis comme pris dans une nasse... elle doit sûrement voir que... que... oh ! oui, que je bande !

Et ce sourire ! qui me transperce, qui m'anéantit, qui me fige...

Je défaille, je vois des étoiles, je me sens rougir comme une pivoine, j'avale ma salive, je...

Elle détourne son regard et continue de regarder le film. Nooon !... Ouf !... enfin... je ne sais plus. Je suis à la fois soulagé et consterné. J'ai rêvé ou quoi ? Ce n'est pas possible, elle n'a pas pu... pas moi ! Pas elle, elle... ELLE !

Il faut que je laisse mon cœur arrêter de cogner comme ça !

Je me concentre, crispé sur mon fauteuil, les mâchoires serrées, les tempes battantes. Mais non, je n'ai pas rêvé, elle m'a regardé ! Et quel regard ! Ses yeux m'ont tout bonnement allumé ! C'est pas possible ! Elle a du faire un pari avec sa copine, genre : « Chiche que je me fais embrasser par le premier crapaud venu... » ! Non, non, je délire, là !

Oh ! et puis tant pis ! Je n'y tiens plus, tant pis si elle me gifle, si elle hurle ! Foutu pour foutu, au moins j'aurai essayé...

Surmontant ma panique, je me décide, au prix d'un effort qui me semble surhumain, à déplacer ma main et à la poser, timide et frémissante, sur le genou de Célia. En même temps, je ferme les yeux, redoutant la réaction, la baffe, le cri, le geste brusque qui renverra ma main... Je suis tout tendu, sur la défensive... Quoi ? Rien ? Je rêve ? Il ne se passe rien ! Aucune réaction, ni cris, ni rebuffade, ni même le moindre mouvement !

Quelque chose m'échappe, là !... Ce n'est pas normal !... Oh mon Dieu, cette peau, comme elle est douce ! Si tendre, si chaude ! Du velours !

Encouragé par cette absence de réaction, mais après avoir attendu un bon moment, pour être bien sûr, sans oser la regarder – j'en serais incapable ! – j'ose pousser plus loin : avec une infinie lenteur, ma main glisse légèrement vers le haut et entame, sur la courbe gracieuse que forme la cuisse écrasée sur le fauteuil, une exploration lente, prudente.



Quel plaisir délicat que de sentir cette chair tendre et douce sous ma main ! Il me semble qu'elle a frémi, un petit mouvement, mais oui, à peine perceptible. Et ce n'est pas pour se dégager, tout au contraire ! Il me semble plutôt que la chair s'étale à présent, comme pour offrir davantage de surface à ma paume. Mon cœur cogne à tout rompre, je tente de maîtriser le tremblement de ma main, une envie de hurler, de pleurer, de... je ne suis pas dans mon état normal !

Un bref, très bref coup d'œil vers son visage... Impavide, elle fixe les images sur l'écran, comme absente à ce qui se passe là, un peu plus bas, dans la pénombre.

Pourtant, son air concentré, son souffle court – que je devine plus que je ne le perçois – ses mâchoires serrées ; tout ça me donne à penser que, sans vouloir rien laisser paraître, elle est bien présente, et même attentive.

Mais il convient de rester discret, de ne pas s'affoler, même si je suis en train de grimper vers le septième ciel ! Je reprends la lente progression de ma main : je me rapproche du sanctuaire, centimètre par centimètre, et je me laisse gagner, envahir par les ondes d'un plaisir encore diffus, mais combien présent ! Ma main est étalée sur le plat de sa cuisse, si chaude, si ferme, si souple, si vivante. Je dois être tout près du but ! Je vibre, je tremble ! Quelle sensation délicieuse. Là ! Ca y est, mes doigts viennent d'entrer en contact avec sa culotte. J'en ai ressenti une décharge qui m'a, un bref instant, brouillé les sens. Ai-je rêvé ou a-t-elle eu un léger soubresaut ?

Oh ! mais... c'est, oui, c'est humide ! Je rêve ! Ou plutôt ce que je n'aurais jamais osé imaginer dans mes rêves les plus fous est bel et bien en train de se produire : Célia, la belle, l'inaccessible, la somptueuse Célia, objet de toutes mes convoitises est là, à côté de moi, dans cette salle obscure, en train de... mais oui !... en train de mouiller ! Et à cause de ce qu'elle m'a autorisé à lui faire ! Je jubile, j'exulte, j'ai envie de hurler ! J'espère que je ne vais pas me réveiller !

Un peu surpris de leur propre audace, mes doigts intimidés se reculent un instant ; ma main s'autorise à palper cette chair offerte qui m'électrise. Je me délecte un instant puis repars à l'assaut de la grotte aux délices.

Oh ! surprise, mes doigts effarés ne rencontrent plus, cette fois, la fine barrière du tissu humide ; émus, ils se mêlent aux petits poils dansants d'une vulve chaude et douce, accueillante et ouverte.

Une bouffée de chaleur me monte au visage. Il me semble que les cuisses s'écartent, que la position de Célia a légèrement changé... mais oui, elle a poussé son bassin vers l'avant, elle s'ouvre, elle s'offre ! Oh ! quel bonheur !

Enhardi par ce constat, je pousse mon avantage plus avant et mes doigts s'aventurent à présent, tels deux explorateurs se glissant dans la moiteur d'une jungle pleine de périls, aux confins de la chambre aux délices.

Ils se trouvent vite trempés et, comme attirés, se glissent lentement dans la fente brûlante et lisse. Ils pénètrent avec une étonnante facilité cet antre de feu liquide, de suave mystère, de douce sensualité.

Je n'imaginais pas à quel point ça pouvait être bon, délicat, émouvant.

Ainsi, je suis là, avec deux doigts enfoncés dans le sexe d'une femme, et quelle femme ! Cette Célia, divine, adorable et... si coquine ! Ah ! elle avait bien caché son jeu, la petite futée !

J'ose, à présent, puisque non seulement l'accès ne m'est pas refusé mais qu'au contraire, cette grotte suave et ruisselante semble m'attendre, m'appeler. En réalité, elle aspire mes doigts, les suce, les engloutit, aussi sûrement que des sables mouvants avalent l'explorateur imprudent.

Un halètement, bien perceptible à présent, me parvient et me renseigne sur son état ! Cette idée m'affole, de savoir que Célia, Célia la distante, Célia l'inaccessible est excitée, qu'elle est en train de ressentir du plaisir, à cause de moi ! Ooooh yeah !

N'y tenant plus, j'ose la regarder à présent et je m'aperçois – ce qui me donne un petit choc – qu'elle a les yeux fermés ! Sa tête est maintenant légèrement inclinée vers l'arrière, sa bouche s'est entrouverte sur une étrange grimace, ses ailes de nez palpitent, elle est rouge, elle geint légèrement ! Quel spectacle !...

Mes doigts se sont enhardis et s'enfoncent à présent résolument dans la grotte brûlante qui s'est mise à vivre, incendie liquide qui s'est propagé dans ma main, dans mon corps, dans mon sexe. Je bande comme un fou ! Je ne suis plus moi-même ! Je désire cette fille comme un dément ! Si je ne me retenais pas, je m'emparerais de ce corps sublime, l'étendrais là, dans la travée, et je lui ferais instantanément l'amour, sans retenue.

Mes doigts exercent à présent un incessant va-et-vient, ils s'engagent humides et ressortent trempés ! Une odeur de sexe, délicieuse, enivrante, me monte aux narines ! Je sens que je pourrais jouir là, sous le coup de cette émotion trop vive, trop forte. Il faut que je me contienne, que je me maîtrise.

Je suis en train de branler Célia ! Je rêve, je perds la boule, je disjoncte, je perds les pédales, je pète les plombs, j'hallucine ! Ooooh

Une main, fiévreuse, brûlante, se pose sur le dos de la mienne et aussitôt la presse, la guide, l'oriente, la dirige, ordonne et commande.

Célia veut son plaisir ! Tout son corps le réclame. Le contact de sa main, la prise de contrôle que cela implique, m'aide à surmonter mon désir, à me calmer, à canaliser mon émoi. Il était temps, j'étais au bord d'un violent orgasme. Je sens mon désir gronder au fond de moi, mais se tasser en même temps, comme un fauve se ramasse lorsqu'il ne se décide ni à fuir ni à bondir.

Célia halète de plus en plus fort, de plus en plus vite, je la vois se mordre les lèvres, elle serre ma main avec une force incroyable ! Elle se branle avec mes doigts ! C'est obscène, c'est divin !

Je vois que, de son autre main, elle harcèle sa chair, juste un peu au-dessus de mes doigts qui coulissent en elle à un rythme échevelé. À l'évidence, la chose accroît son plaisir.

Brusquement, elle se raidit, s'arc-boute, se fige, se mord les lèvres : je vois ses yeux se révulser, sa tête filer en arrière... Elle jouit ! Sa main se fait impérieuse, immobilise la mienne bien au fond de sa fente en feu, et mes doigts recueillent un surcroît de cet enivrant nectar.

Elle se tasse un peu, frissonne et écarte ma main que je porte aussitôt à mes lèvres afin de goûter – ô délice – son jus d'amour, dont l'odeur poivrée me grise et me ravit.

Elle dirige alors vers moi un regard légèrement tremblant, un rien vitreux, qu'elle accompagne d'un sourire ironique. Et elle me souffle :

– Grâce à toi, je viens de gagner mon pari ! Merci !

Et, sur un clin d'œil moqueur, elle se lève et s'en va avec sa copine qui m'adresse un rapide sourire teinté de mépris.



Le film était idiot !




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