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Le Manoir


par Tirnanogth



L'ambivalence était troublante tant elle distinguait deux attitudes divergentes...

Il avait besoin de se sentir à l'abri des regards indiscrets, non par pudeur, car il ne s'embarrassait pas de ce faux sentiment dont il avait horreur quand il était en confiance, et savait au contraire s'abandonner généreusement et pleinement sans compter, non, mais plutôt par besoin absolu et impérial d'intimité, il aimait le côté étroit et ombragé, intimiste et singulier qu'offre une accolade chaste et innocente, un baiser langoureux, ou un corps à corps diaboliquement sulfureux. Il était très protecteur des émois et des bruits de son alcôve, gardien de ces sensations tamisées.

Parallèlement, doté d'un oeil acéré qui se complaisait à observer ce qui n'est pas destiné à être révélé ou vu, il prenait un plaisir inconditionnel à se faire spectateur d'une scène glanée et volée à d'autres. Ainsi, par le filtre de cette vision interdite, tout devenait matière incandescente à enflammer ses sens en les sollicitant par ce petit travers un peu pervers et délicieusement défendu. Franck était à lui seul une étrange mosaïque hétéroclite mais l'amalgame des couleurs et des morceaux épars faisaient toute sa richesse en lui donnant un éclat particulier...

Samedi 4 Octobre, 13 heures 07

Il s'apprêtait à faire un pèlerinage sur les traces de son enfance, mais il n'était plus tout seul comme autrefois, désormais, sa main tenait celle de Carla qui allait traverser amoureusement les corridors secrets de son passé avec lui, ramenant Franck à l'aube de sa vie dans ce modeste manoir qui avait abrité, jadis, toutes ses peurs mal appréhendées, ses rêves de petit chevalier épique et courageux qui cherchait à les braver, et ses premiers émois d'adolescent.

Derrière les grilles vert bouteille de ce lourd portail en fer forgé, et tout au long de cette allée, on pouvait apprécier une multitude de résineux en tout genre qui la bordait : Pins, séquoias, grenadiers rouges, bouleaux, hêtres massifs, chênes robustes, jamais on n'avait pu voir foisonner une telle végétation luxuriante aux alentours s'étendant ainsi fertilement sur des
centaines d'hectares, en conjuguant à merveille le vert prometteur et le roux chatoyant sous ce ciel mitigé de ce début d'Octobre.

Les essences des écorces et des sèves variées se mélangeaient aux effluves des massifs de romarin et de menthe sauvage, des haies de roses, des senteurs de bois humides, de mousse et de terre mouillée qui côtoyaient dans l'air les moisissures des champignons.
Ce spectacle donnait naissance à une farandole olfactive qui se greffait au plaisir de la vue, ce cadre bucolique invitait à l'enchantement et à la rêverie.

La bâtisse était un peu défraîchie certes, mais cet aspect lui donnait néanmoins un cachet rustique encore plus imposant, et ne l'empêchait pas d'afficher pour autant son insolente charpente. Franck leva les yeux vers le ventre de pierres de cette demeure chevaleresque où il avait laissé ses insouciantes années et quelques énigmatiques fantômes qu'il était persuadé d'avoir vu flotter au dessus de son lit avant d'enfouir sa tête sous les draps, tremblant, à l'époque où il n'était pas plus haut que trois pommes.

Ce n'était pas un château en Espagne, ni un château de cartes, mais c'était son château à lui comme il aimait à le dire autrefois, celui sur lequel devait veiller son père en l'absence des propriétaires lorsqu'il était enfant et dont les dépendances de l'aile gauche leur servaient de résidence principale. Ce contexte de cadre de vie peu ordinaire distinguait déjà Franck de ses contemporains, pas dans son mode de vie qui était alors similaire à celui de ses camarades de classe, mais dans sa façon de penser en grand et de regarder autrement, certainement.

Ce patrimoine qui aurait dû rester à la ville, avait été racheté, des années plus tard, par Diego, un vieil ami de sa famille possédant pourtant ni sang bleu, ni particule dorée accolée à son nom, mais simplement en plus d'un solide compte en banque, un amour démesuré pour la pierre et la restauration qu'elle engendre souvent. Diego qui connaissait Franck depuis toujours et pour qui il éprouvait une affection profonde et indéfectible, avait accepté de lui passer les clefs, flambeaux de ce lieu magique et intemporel pour ce week-end d'automne en compagnie de Carla, de sa Princesse, de sa Belle au Bois d'Amour...

En remontant l'allée, Carla dont le pull au blanc cassé laissait largement libre son cou et ses épaules encore cuivrées par le souvenir de juillet, lui souriait tendrement en l'écoutant lui relater cet épisode anthologique de son enfance, puis ne pût s'empêcher de lever les bras très haut en s'agitant autour de lui comme une actrice lyrique au coeur d'une arène, avant de lui asséner d'un air moqueur:

- Boouuuuuuuuuhhhhhhhh mais je vais te retrouuuuuuver, tu ne m'échapperaaaaa pluuuuuuuuuuuus!!!!!

Les manches évasées de son pull-over la rendaient encore plus crédible dans son imitation, mais Franck n'avait encore jamais vu un fantôme avec un jean délavé déchiré aux genoux!!!

- Mouais....c'est c'qu'on verra.....même pô peur madame Casper.... pis attention que ce ne soit pas moi qui vous trouuuuve!! Surenchérit Franck dans un sourire complice en saisissant les bras de Carla qu'il immobilisait dans son dos, avant de l'embrasser fougueusement.

Carla faisait mine de se fourvoyer à son étreinte buccale et reculait ses lèvres pulpeuses et nacrées lorsqu'il avançait les siennes, puis finit par la mordre légèrement...

- Bienfait pour toi Casper!! Dit-il d'un air vindicatif.
- Aiyeeeeeee fffffff. Tu m'le paieras Dracula!! Dit-elle en passant sa langue sur ses lèvres, et le toisant d'un oeil ocre et mutin.

Franck rattrapa Carla qui jouait à se cacher entre les ormes et les troncs puissants de ces maîtres des lieux, et qui assistaient silencieux, à l'aparté ludique de ces deux jeunes gens follement épris l'un de l'autre. Il réussit sans peine à la plaquer contre un chêne centenaire, lui mit les bras en croix contre l'écorce brune et râpeuse, et fit ses mains prisonnières des siennes juste avant de la défier avec arrogance...

-Tu disais ? Que dois-je payer ? Dis moi...

Mais sa voix faussement menaçante commençait à s'éteindre dans un souffle proche de la caresse, Carla ne résista pas et se laissa cueillir par la magie de l'instant en s'abandonnant à la bouche de Franck, aux adorables contrastes de l'humidité et de la chaleur de sa langue aventureuse et joueuse.

Sous la lumière crue du soleil ou baignée d'ombres, leur complicité était palpable et indéniable. Un doux frisson parcourut l'échine de Carla dont une épaule dénudée s'offrait au murmure d'une brise légère... Franck aperçut le grain de peau s'hérisser et d'un geste protecteur, la prit sous son épaule avant de dégager de sa bouche une longue mèche ébène que le vent avait balayé d'un caprice. Carla sous son bras gauche et un rudimentaire bagage dans la main droite, ils arrivèrent enfin devant la porte de la cuisine qui donnait accès aux dépendances de son passé...

13 heures 12...

Le décor obsolète rendait l'endroit charmant, et Franck fut submergé par une foule de souvenirs qui assaillaient sa mémoire, et il s'attelait à les restituer à Carla dans un désordre des plus anarchique. Son excitation justifiait la confusion et Carla riait de le voir l'entraîner d'une pièce à l'autre sans même prendre le temps de sonder son avis ou de reprendre son souffle, possédée par une légèreté et une gaieté contagieuses, elle se contentait de le voir exulter de bonheur.

-Regarde Carla... Tu vois ce parquet... Viens, viens... Ecoute, t’entends ? Ecoute comme il craque, écoute...

Franck enfonçait exagérément et volontairement la semelle de ses Baskets bleue nuit dans les lattes couleurs miel de ce couloir interminable qui menait aux chambres. Carla fit une roue sur elle même et une grimace peu orthodoxe en se réceptionnant adroitement sur ses deux jambes, et Franck ne manqua pas de saluer son petit numéro de clown équilibriste en l'applaudissant. Ils avaient légèrement dépassé la trentaine tous les deux, mais on aurait juré qu'ils en avaient vingt de moins en les regardant. Main dans la main, grimpant aux étages, traversant des couloirs et longeant des pièces contiguës à d'autres, Franck fit visiter à Carla cette pièce re-décorée et détournée en bureau qui fut sa chambre autrefois, et lui conta les mille et uns petits détails qui avaient échafaudés la première partie de sa vie. Doté d'une imagination fertile et d'un côté romanesque majeur depuis toujours, Franck lui fit longuement part de tous ces personnages imaginaires qui avaient peuplé son monde et ses frontières.

Il lui parla longuement de ce berger qu'il jurait de voir prés de sa fenêtre à la nuit tombante, de ces elfes chimériques dont il s'était inventé la protection puissante, pour dissuader le berger d'une quelconque approche, du bruit du parquet avec les pas feutrés de sa mère qui regagnait sa chambre, plus tard, dans la nuit, et de sa peur bleue du noir qui rendait ses nuits blanches.
Il lui parla aussi de cette porte dans l'aile droite du manoir, qui donnait accès à la chambre de la fille du propriétaire qui se rendait là quelquefois pour abriter ses amours de vacances, et par laquelle il glissait un iris coupable et impudique au travers de la large serrure, ne perdant rien de sa nudité ou de ses ébats avec ce jeune éphèbe croisé, quelquefois, dans l'allée du jardin en l'absence de ses parents. C'est d'ailleurs de cette époque dont il gardait un souvenir particulier, qu'était né cette propension au voyeurisme ou du moins son goût prononcé pour capturer l'interdit dans la fugacité, se servant de son oeil comme d'un objectif.

Cet aveu agaça un tantinet Carla qui avait une sainte horreur des voyeurs !

- Pfffffff espèce de mateur va ! Lui lança-t-elle sarcastique

Ils redescendirent enfin en sautant les marches, deux par deux, dans un élan commun pour finir par pousser les deux lourdes portes en bois massif qui donnaient accès au grand salon du rez de chaussée. Franck avait passé tant de soirées devant l'âtre de cette cheminée frappée du sceau de l'armoirie de ce manoir. Ce soir, il s'apprêtait à regarder à nouveau danser les flammes oranges qui lècheraient la braise grenat, mais en compagnie de la femme qu'il aimait.
Il entraîna Carla prés des écuries attenantes au manoir et lui fit part de ces fois où Monsieur Saint Jean lui avait permis de monter sur un pur sang, lui faisant remonter au pas les allées des jardins, entre une partie de foot et un cours de judo. Carla vit toute la nostalgie de son enfance traverser au galop les yeux de Franck et se blottit dans ses bras, sous le coup de cette émotion qui décuplait son amour pour lui. Carla adorait les gens passionnés, et
Franck l'était...

Ils remontèrent par la roseraie dont les senteurs embaumaient leur âme et enivraient leurs coeurs, Carla se dérogea au protocole de séduction qui selon le code de la bienséance et des choses imbéciles établies, dépossède la femme de certains plaisirs. Elle inversa donc la tendance en usurpant le rôle de l'homme en cueillant une rose pourpre qu'elle offrit à Franck.
C'était bien la première fois qu'une femme lui offrait une fleur, et il trouva le contrario fort séduisant en embrassant, fougueusement, Carla pour la remercier.

17 heures 52

Le jour commençait à décliner et à laisser paraître de douces couleurs crépusculaires où la morsure du froid se faisait plus précise et n'engageait plus vraiment à la ballade. Un essaim d'oiseaux envahit un morceau de ciel rouge flamboyant pour une destination inconnue.
Franck avait fait revivre les cendres de l'immense cheminée en y mettant quelques bûches, et Carla regardait, à présent, le brasier rougeoyant insolent de beauté qui hypnotisait l'ambre de ses yeux de lionne, et s'allongea en chien de fusil sur l'un de ces riches tapis persans posé sur un sol qui ressemblait à un immense plateau de jeu de dames.

- Fraaanck!!!Houhooooooou tu t'es fait enlever par ton berger fantôme ou quoi? Tu...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Franck s'était allongé derrière elle, tout contre son corps pour en épouser les formes divinement sensuelles au plus prés.
Son bas ventre était collé aux fesses de Carla moulées dans ce vieux jean de la façon la plus parfaite qui soit. Il glissa son bras gauche sous sa tête qui s'y abandonna et passa sa main droite sous la laine de son pull. Sa tête était lovée dans son cou et caressait une joue dont les pommettes saillantes remontaient un sourire. Franck ne s'était pas rasé depuis deux jours mais cette négligence lui allait à merveille et acérait les sens de Carla qui le trouvait encore plus viril et sexy comme ça, et il le savait.

Leurs bouches se cherchaient et leurs langues avaient entrepris une danse suave et langoureuse, juste avant que Franck ne décide de retirer cette épaisseur de laine du buste de Carla, pour découvrir dessous, la fragilité de la dentelle et de la soie ivoire d'un bustier à balconnet qui englobait sa poitrine ferme et généreuse. Sans retirer cet artifice, il dégagea ses seins, un à un, dont l'aréole fripée arborait deux adorables petites fraises mûres qu'il susurrait de la pointe de sa langue avant de les prendre entièrement en bouche, l'une après l'autre. Carla poussa un léger soupir et sentit son ventre se contracter sous ses caresses expertes. Elle vacillait peu à peu vers un désir qui allait crescendo et retira elle même son sein de la bouche de Franck comme on le fait de la bouche d'un nouveau né quand le sein est nourricier.

- Attend....un peu, à moi... lui dit-elle en le forçant à se mettre dos au tapis et en montant sur lui en Andromaque. C'est elle qui avait désormais le pouvoir en lui tenant les bras en croix, elle avait connu tout à l'heure l'autorité de l'écorce d'un chêne, à son tour il devait connaître celle de la laine d'un tapis. Elle lui ôta cette chemise noire en dégrafant les boutons lentement et la chaleur apportée par l'âtre n'était pas la seule responsable de la moiteur du torse imberbe et divinement sculpté par la nature, de Franck. Carla, toujours à califourchon sur les cuisses de Franck ,se prosternait maintenant en respirant son torse tout entier, en s'imprégnant de ses sucs et de ses effluves dont les notes de musc se mariaient au poivre du grain de sa peau...Elle tournoyait avec sa langue, et zigzaguait en empruntant tous les creux et les bosses de ses muscles, passant de son cou à la barbe naissante et irritante à la douceur de son bas ventre avec une aisance féline qui faisait basculer Franck dans une autre dimension.
Les pressions du jean de Franck cédèrent rapidement sous les mains de Carla qui sortit délicatement du boxer en lycra anthracite, son jouet phallique de chair qu'elle savait utiliser à merveille.

Le terrain était sensible et elle savait oeuvrer avec brio pour faire pérenniser l'instant, suffisamment longtemps, pour le rendre fou. Ses longs cheveux d'ébène effleuraient le ventre de Franck qui lui caressait la nuque, quand elle s'empara de sa queue du bout des lèvres et que s'aidant de sa langue experte, elle finit par l'engloutir toute entière sans même avoir besoin de ses mains restées à plat sur le tapis. Elle partait de la base de son pubis en remontant très droit, puis inclinait la tête en la dodelinant par moments, repassait à l'usage de ses mains, et s'employait soudainement à le sucer tout en prodiguant des caresses masturbatoires avec les deux, puis une simplement en salivant sa hampe devenue dure comme de la pierre, léchant son gland boursouflé et grenade, puis deux mains à nouveau, puis uniquement le labeur de sa bouche. L'exercice était délicieux et Franck que Carla regardait quelquefois sans jamais cesser son jeu lubrique, avait tourné la tête sur la gauche, vers le feu de cheminée...il avait fermé ses yeux et fronçait son arcade sourcilière en gémissant doucement la bouche entre ouverte, ses jambes étaient comme tétanisées et ses pieds pointaient comme ceux d'une ballerine, Carla pressentit qu'il allait expulser sa sève à la manière d'un geyser.

Cette corne d'abondance gicla et jaillit au visage de Carla qui avait finit son oeuvre en le caressant très rapidement juste devant sa bouche ourlée aux couleurs caramel irisées, la pointe de sa langue dehors, prête à en recueillir tout le nectar et tous ses arômes à la manière d'une vendange. Elle passait la verge de Franck de son cou à ses joues, étalant la semence, elle même sur son visage comme un onctueux onguent, récupérait les gouttelettes perlées du bout de sa langue et se félicitait de le voir sourire, fragmentait l'instant en reprenant en bouche sa verge trempée de sa treille qui commençait à mollir, la léchant et l'agaçant juste pour le bonheur de le faire rire. Mais avant d'abandonner son objet de désir, elle le reprit entre sa langue et son palais une dernière fois, et le mordit très gentiment en pressant fortement ses lèvres.

- Aiiiiyeeeeeee fffff mais ça va pas non ?!!!
- Bien Dracula ! Mauvais joueur va ! J'te rappelle que j'ai saigné de la lèvre tout à l'heure moi, alors heuuuuu !

Franck se redressa et voulut la serrer dans ses bras pour lui transmettre tout son amour qui emplissait sa cage thoracique, mais elle se sauva en direction de la salle de bains à l'étage pour effacer les traces de ce moment divin.

18 heures 27

Carla retira son bustier maculé de leur amour et se débarrassa de son jean dont l'entrecuisse n'avait pas été épargné par son désir. La soie perlée de sa culotte était complètement trempée de son élixir, et ses lèvres n'avaient fait que gonfler davantage prisonnières de la jute du jean, aussi ressentit-elle une sensation incroyablement agréable et libératrice quand elle fut en tenue d'Eve, juste avant de monter dans le socle de marbre blanc et froid de cette baignoire datant d'une époque révolue et qui devait être une pièce recherchée par les collectionneurs. Carla testa l'eau dont la tuyauterie en revanche jurait de modernité avec l'ensemble de la salle de bains dont on avait su préserver l'esprit châtelain, mais en fut très satisfaite. Elle remonta ses cheveux longs et noirs en un chignon de fortune succinct et basique qui laissait échapper quelques mèches dans son dos, et ferma les yeux sous la caresse de l'eau tiède qui coulait sur son corps. Franck l'avait rejointe et estimait qu'il était injuste qu'elle se fût si bien occupée de lui sans attente de retour, il trouvait ça un peu frustrant pour elle et égoïste de sa part, aussi sa culpabilité l'incita à réparer.

- Viens je veux te faire jouir moi aussi, lui dit-il dans un souffle court au creux de l'oreille et en serrant son corps prés du sien Carla trouva l'aveu presque grossier et cavalier, parce qu'un brin présomptueux à son goût.
- Prétentieux... me faire jouir... vas-y, essaye pour voir...

Il glissa sa main sur son mont de Vénus lisse et doux dénué de toute pilosité et inséra un doigt voyageur qui était presque ridicule par rapport à l'espace dilaté et trempé qu'il sentait, c'est pourquoi il rajouta un index au majeur puis un annulaire à l'index qui s'improvisaient en gode naturel. Carla gémissait tout doucement mais sa respiration commençait à devenir bruyante et saccadée ; elle s'assit sur le rebord de la baignoire d'antan et arc voûta son corps qui se tendit comme une arbalète. Franck s'empara d'une boule de savon rosâtre, et la fit glisser doucement sur les lèvres trempées et gonflées de Carla qui palpitaient comme un petit coeur. Il allait et venait sur sa perle rouge comme une framboise, regardait la mousse se mélanger à sa cyprine, le savon lui glissait des mains par moment, il le ramassait et pénétrait Carla de son ovale avec. Des petits cris saccadés et réguliers s'échappaient de la bouche en coeur de Carla, elle bougeait son ventre et remuait ses fesses rondes sur la matière froide de la baignoire. Franck interrompit son délicieux massage pour passer à présent le jet d'eau tiède sur la féminité de Carla qui était à l'apogée du supportable. Il rinçait abondement sa vulve brûlante avant de la lécher goulûment. Il séparait d'un doigt les grandes lèvres, puis les petites, aspirait son bouton de rose qu'il suçotait et salivait ensuite, pénétrait le vagin de Carla qui était à nouveau glissant et lisse de son nappage de femme. Au bout de quelques minutes, n'y tenant plus et ne pouvant plus reculer les limites de son plaisir qui atteignaient le paroxysme, elle cria sans retenue et gémit sous la force d'un orgasme fulgurant dans les bras vigoureux de Franck qui avait honoré sa promesse.

21 heures 01

La lune descendante agitait de douces perspectives au travers des larges portes fenêtres, et l'on devinait au dehors la végétation à la morphologie devenue inquiétante et dont les couleurs automnales avaient revêtu leur habit de nuit. Carla adorait cette sensation qui vous divise...le contraste du froid et de l'incertain dehors, et la chaleur sécurisante de l'âtre dedans, prés de l'homme qu'elle aimait. Franck était un homme prévenant mais aussi incroyablement romantique et assumait pleinement son côté de séducteur chevaleresque qui le différenciait de ses pairs, les clichés conservateurs n'avaient rien d'un dogme pour lui, au contraire, il les revendiquait. Aussi, lorsque Carla était affairée à se préparer à l'étage, il avait dressé dans le grand salon prés de la cheminée témoin privilégiée de leur luxure, une table digne des contes des milles et une nuits. Une nappe en organza mordorée aux tonalités oscillant entre le pourpre et le rose indien était jetée sur le bois précieux d'une table ronde. Son centre était surplombé d'un magnifique chandelier dont les quatre branches d'argent accueillaient des bougies ambrées et joliment torsadées. Il n'avait pas résisté au plaisir d'aller lui cueillir un adorable bouquet de roses trémières dont les couleurs multiples évoquaient les couleurs nacrées de la nappe qu'il avait volontairement parsemé de pétales. La vaisselle était d'une finesse sans nom et les verres pourpres à pieds, soufflés à la main, un comble !
Diego était un ange, non content d'avoir mis tous ces artifices à disposition, il avait rempli le réfrigérateur de mets succulents pour l'occasion, en l'occurrence du foie gras du terroir, des asperges fraîches, des fondants à l'avocat accompagnés de petits feuilletés aux olives, des petits légumes du jardin et un succulent pavé de boeuf assorti d'une sauce exquise dont lui seul détenait le secret. Deux énormes pains de campagne blonds dormaient tout prés d'une pleine corbeille regorgeant de tous les fruits terrestres, et pour couronner le tout, des bouteilles de vins et de champagne tenues à température ambiante et dont l'emplacement était indiqué à Franck sur un post-it orange fluo décidément très anachronique!
Lorsque Carla emprunta l'escalier qui la menait au salon, Franck l'attendait sur la première marche les mains dans les poches et la prit dans ses bras en la soulevant légèrement du sol.
Il aimait cette femme comme il n'en avait jamais aimé aucune avant, et c'était réciproque pour elle. Carla n'avait plus rien de la femme enfant du début d'après midi avec ses accents juvéniles que lui donnaient son jean troué et ses baskets rouges et blanches, non...Ce soir toute la force de la femme diablement féline, sexy et terriblement sensuelle qu'elle était, crevait l'écran de l'émotion de Franck.

Les cheveux détachés qui flirtaient avec ses reins, un décolleté profond avec ce chemisier zébré de noir et de bois de rose tout en transparence qui collait à son buste de la façon la plus suggestive qui soit, laissait entrevoir l'écrin de dentelle noire d'un corset à lacets. Une jupe nuit fendue sur le côté presque jusqu'au pli de l'aine venait tutoyer la naissance de ses genoux, et bien sûr des bas noirs assortis d'un porte jarretelle coordonné sous une fine culotte à la dentelle et à la soie noire également, renvoyaient à Franck une image sulfureuse dont il raffolait. Des escarpins noirs et vertigineux dotés d'une fine chaînette dorée à la cheville, enjolivaient l'ensemble déjà très attractif. Mais, même pieds nus ou en robe de bure, Carla aurait été la Cendrillon de Franck, la seule reine de son royaume. Ils s'embrassèrent passionnément et Carla pensa que Franck n'était pas mal non plus dans sa chemise champagne entrouverte sur son torse d'Apollon qui la rendait dingue.

Franck joua les serviteurs dévoués et les sommeliers savants en vantant les couleurs de la robe des vins, de leurs tenues, leurs aspects, de leurs rondeurs et leurs parfums alors qu'il n'y connaissait pas grand-chose ; en réalité, il faisait de drôles de gargarismes en tendant le cou et donnait le tournis aux breuvages en agitant son verre ! Carla riait de le voir s'investir de sa mission avec autant d'entrain et ils avaient même instauré par moments au cours de leur petit jeu un vouvoiement désuet qui donnait de l'étoffe à la scène. La richesse du corps de leurs conversations qui les alimentaient autant que ce repas, était aussi jouissive pour leurs intellects respectifs que l'intensité de leurs jeux lubriques pour leurs sens, et cette équation est si rare entre un homme et une femme, qu'il leur semblait vraiment être chacun cette autre moitié moléculaire qui erre dans l'espace et qu'on cherche souvent toute sa vie sans jamais la trouver... Elle et Lui, Carla et Franck...l'alchimie était parfaite et sans précédent, rendant dantesque et interminable le temps passé, l'un sans l'autre.

23 heures

L'horloge prétentieuse du salon tinta ses onze coups et Carla vint s'asseoir à l'envers sur les cuisses entrouvertes de Franck en lui offrant sa bouche, sur laquelle il déposait des dizaines de petits baisers pour faire durer l'instant. Ses bras cernaient le cou de Franck qui, quand à lui faisaient glisser ses mains sur la soie provocante de ses bas ....voyageuses et curieuses, ses mains passaient à présent sous le tissu de la jupe qui abritait délicieusement le galbe rond et chaud des fesses de Carla. Il les pressait en enfonçant ses doigts dans la chair tandis que leurs langues tournoyaient sur la même valse. Carla avait entrepris de dégrafer les boutons de la chemise de Franck afin de promener plus aisément ses mains sur son torse qui aurait pu servir de modèle à Rodin.

Franck changea d'itinéraire et emprunta le chemin brûlant de l'intimité de Carla en écartant fébrilement la soie et la dentelle qui protégeait son carré de Vénus qu'elle était.
Il introduisit un majeur qu'il ressortit trempé de ses sucs, s'empara de son verre rempli d'un breuvage carmen dans lequel il plongea son doigt, et le fit tourner avant de le porter à la bouche de Carla qui le léchait en soutenant son regard. Franck sentit toute sa virilité lui rappeler à quel point il désirait et aimait cette femme, avec une conviction dans l'âme semblable à celle qui fait partir les hommes en croisade. Il la prit en poids avec une facilité déconcertante, les jambes de Carla s'enroulaient autour des hanches de Franck et elle se laissa porter et transporter dans cette griserie qui envoûtait son coeur qui battait la chamade. Sur le seuil de l'escalier on aurait dit Cendrillon et son prince Charmant mais dont la version aurait été révisée et strictement interdite aux enfants !

Franck avait déposé Carla sur l'une des marches et ôté son string en le laissant mourir sur l'une de ses chevilles, retroussé les pans de sa jupe pour partir à la conquête de ses lèvres boursouflées, mouillées et rosies par le désir et l'envie insoutenable qu'elle avait de lui. La position était peu confortable et les marches de l'escalier peu conciliantes, mais Carla ne pouvait se soustraire aux caresses buccales que lui administrait Franck avec talent et frénésie. Elle parvenait même à onduler son bassin qu'il tenait à bout de bras pendant qu'il s'abreuvait à sa fontaine d'amour, il la léchait, la suçotait, l'avalait presque parfois, la pénétrait de sa langue...la main gauche de Carla se tenait aux barreaux ciselés de la rampe et sa droite se perdait sur la nuque de Franck qui l'entendait gémir de plus en plus fort. Il l'invita ensuite à se redresser en lui tendant la main qu'il lui plaqua sur la rampe en bois ciré, elle déposa son autre d'elle-même pour y prendre appui et se retourna vers Franck qui lui mordillait le lobe de l'oreille en lui soufflant des mots qui leur appartenaient. Il sortit son membre vigoureux sans pour autant se défaire de son pantalon, rehaussa encore sa jupe sur sa taille et agrippa ses hanches magnifiquement rondes et féminines avant de faire glisser sa queue entre les lèvres gonflées et luisantes de cyprine de Carla qui gémissait doucement d'impatience les yeux fermés et la tête en arrière. Il allait et venait pour la faire rager puis mit un terme à son supplice à sa demande

- Arrête... Viens... Je te veux mon amour, viens...

Carla sentit toute la force et l'envergure de l'organe de Franck la pénétrer au plus profond comme elle aimait qu'il le fasse, le rythme endiablé lui arrachait des cris qui traversaient la pièce. Elle tendait ses bras sur cette rampe pour offrir encore plus généreusement sa croupe à Franck qui était fou d'elle et dont la voix grave lâchait quelquefois des mots et des soupirs profonds auxquels Carla faisait écho sans cesse. Carla se retira péniblement de l'étreinte de Franck et s'agenouilla sur l'une des marches en le plaquant contre la rampe à son tour. Elle prit sa verge empourprée en bouche en se tenant des deux mains aux cuisses de Franck qui la regardait amoureusement lui administrer une fellation d'enfer à faire damner un saint....mais elle n'avait presque pas de mérite parce qu'elle adorait ce préliminaire suprême. Elle allait et venait avec brio, léchait son gland dont la turgescence était extrême, puis enfournait à nouveau sa verge toute entière au plus profond de sa gorge, accélérait, ralentissait, léchait ses bourses pleines qu'elle faisait mine d'avaler, salivait la hampe veineuse et violacée puis le suçait à nouveau et lui, il caressait ses longs cheveux tout en se tenant à cette rampe sur laquelle il aimait à glisser autrefois pour dévaler l'escalier quand il était enfant sous les réprimandes de sa mère. Décidément, cette rampe représentait toujours pour lui le statut de l'interdit qui vous encense.

- Carla... Attend mon coeur, viens arrête…

Carla diminua la cadence en le regardant, brièvement, puis se redressa en déposant des baisers sur son torse moite et retira complètement sa chemise qui vola sur une marche en contrebas.
Franck l'invita à monter à l'étage en la précédant et la tenant fermement par les hanches, il regardait ses fesses divines danser devant ses yeux et se pinça les lèvres en déposant un baiser dans son cou à la dérobée tout en finissant de monter à l'étage. Carla tenait en main la queue de Franck comme on tire sur la ficelle d'une luge pour remonter une pente neigeuse, ce qui les fit beaucoup rire...

- Tas peur qu'elle s'échappe ou quoi ? lui dit Franck en riant
- Pas intérêt ! lui répondit-elle amusée

Carla se laissait guider ne sachant pas précisément ce qu'il voulait bien que le pressentant fortement, et son instinct lui donna raison quand il ouvrit la porte de son ancienne chambre d'enfant et d'adolescent. Les rayons d'une lune blonde et pleine baignaient la pièce d'une opale lumière, et Franck amena Carla devant la fenêtre qui jouissait d'une petite banquette de bois pour s'y appuyer. Ils regardèrent tout deux dans le même sens, sans s'être consultés au préalable, en direction de ce corps céleste qui éclairait leur amour dans le coeur de la nuit.
L'instant volé au bonheur, agitait des volutes bleues dans leurs âmes mais n'avaient pas pour autant détourné Carla et Franck de leurs desseins… Tournant le dos à la fenêtre, Carla déposa ses fesses sur la banquette et commença à se caresser, une main sur son bouton de rose charnu qu'elle faisait glisser entre deux doigts, puis tournoyer sous son index et une autre à caresser un sein adorable qui sortait de son corset... Franck la regardait dans cette pénombre et le spectacle qu'elle lui offrait faisait de lui un homme à l'apogée de son plaisir, il lui mettait son majeur à la bouche mais ne put se résoudre à rester passif plus longtemps.
Il prit Carla en poids pour la seconde fois de la soirée et la fit prisonnière entre lui et le mur prés de la fenêtre. D'un mouvement presque brutal, il la pénétra jusqu'à la garde sans jamais casser le rythme pendant de longues minutes en la faisant crier et gémir sous la fenêtre de son passé. Elle l'entendait respirer bruyamment, crier parfois, elle sentait les effluves de sa transpiration mélangées aux notes poivrées et mentholées de son parfum, et qui ne l'incommodaient pas mais au contraire décuplaient en l'occasion sa libido, à la manière d'un animal. Franck finit par faire jouir Carla sous une myriade d'étoiles qu'elle crut toucher et il la rejoignit rapidement sous les astres, quelques secondes plus tard.


00 heures

Le ventre de l'horloge sonnait ses douze coups de minuit mais Franck n'avait plus peur de regarder par la fenêtre. Le berger inquiétant qui hantait les nuits de son enfance n'était plus là. Non...C'était Carla, sa princesse, et elle avait tout d'un ange et rien d'un pâtre. Elle l'avait aidé inconsciemment à s'extirper de ces peurs puériles en les affrontant avec son regard d'homme aujourd'hui, et il lui fit part de ce sentiment libérateur et salutaire. Carla l'écouta solennellement et se félicita d'être le sujet salvateur de ce qui l'avait tant perturbé jadis, et lui glissa ironiquement :

- Faut-il que je t'aime pour m'être sacrifiée de la sorte !
- Hmmmm... T'as une étrange notion du sacrifice toi!!! lui répondit-il en souriant avant de l'embrasser tendrement.

Ils passèrent une majeure partie de la nuit recouverts d'un plaid et couchés sur le tapis, blottis dans la chaleur l'un de l'autre en refaisant le monde prés du feu de cheminée où Franck avait rajouté quelques bûches au foyer, et l'horloge annonçait prés de quatre heures du matin lorsque Morphée vint les chercher.

Dimanche 5 Octobre 9h22

Il s'extirpèrent doucement de leur sommeil et prirent un solide petit déjeuner dans la veille cuisine aux tommettes brunes. La journée ressemblait étrangement à celle de la veille à quelques détails prés, et ils goûtèrent allègrement aux joies qu'offre la nature et ses merveilles, se partageant entre jardins, greniers et écurie dont ils avaient testé la paille rêche.
Ils profitèrent de chaque instant que la vie leur apportait en cadeau, jouissant de chaque petite parcelle de bonheur et s'émerveillant de tout comme s'ils avaient dû mourir demain.
Tout leur apparaissait divinement pharaonique et ils étaient contemplatifs devant le chant d'un oiseau, les ailes mordorées d'un papillon, le souffle du vent, la caresse du soleil, le roux d'un feuillage ou le velours d'une rose, rien ne leur paraissait banal et le fait de ne pas être blasés les rassurait sur l'ego de l'autre. Cette parenthèse champêtre, cette retraite hors du temps au cours de ce week-end, loin des portables et d'Internet, les avaient réconciliés avec les vraies valeurs de la vie dont ils perdaient un peu conscience à trop côtoyer de prés le monde moderne. La pendule gronda sourdement ses cinq carillons quand ils refermèrent la porte de la cuisine et réempruntèrent l'allée dans le sens inverse de la veille, bras dessus dessous, tout en se promettant de re-solliciter la gentillesse de Diego afin d'y revenir bientôt.
Le lourd portail au bout de l'allée se referma derrière eux et Franck jeta un dernier coup d'oeil furtif à cet endroit cher à son coeur empreint d'un nombre incalculable de souvenirs auxquels se greffait désormais celui de Carla.

A 17 heures 07, une ombre se profila derrière les carreaux dans le silence de la chambre du premier étage. Un berger les regardait s'éloigner en souriant...



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