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L'ascenseur


par Nanou



Encore une journée chargée, je dois courir de rendez-vous en rendez-vous. Enfin, j’arrive à l’adresse indiquée, rentre dans le hall et me dirige immédiatement vers l’ascenseur. J’appuie sur le bouton et guette l’arrivée de celui-ci tout en jetant un coup d’oeil à ma montre. Je suis en retard. Ding ! Les portes s’ouvrent. Je m’engouffre à l’intérieur sans me rendre compte qu’une personne m’a emboîtée le pas.

Mon contact est au 17eme étage. Je prends conscience de l’homme (puisque c’est un homme) qui se trouve à mes côtés au moment où je veux appuyer sur le bouton. C’est l’électrochoc ! Pas le coup de foudre, non. C’est plus que cela. Je ressens une attirance si forte. Je suis figée.

Arrêtée dans mon élan, je le fixe bêtement. Mes oreilles bourdonnent. Comment ? Il m’a posé une question. Je n’ai rien entendu.

« Quel étage ? ». Ah, c’est donc cela ! « 17eme, merci ». Il a dû me croire à moitié folle. Sa voix est grave, chaude. En deux mots, il me chamboule. Mais que m’arrive-t-il ? Tant d'années ont passé et c'est maintenant qu'une fièvre me gagne, une fièvre qui n’a rien à voir avec une quelconque maladie. Une fièvre de désir pour cet inconnu qui me regarde avec insistance, à présent.

Je me demande s’il a les mêmes pensées que moi en cet instant ? Mais non, c’est ridicule ! Et pourtant : Ses yeux sont pétillants, brillants, captivants, ensorcelants... Je suis en train de fondre sur place.

Un bruit sourd se fait entendre. Je suis comme subitement réveillée d’un claquement de doigts. Klank ! L’ascenseur stop net. L’éclairage se réduit au minimum : des veilleuses de secours. Plus rien ne bouge. Que se passe-t-il ?

Ne pas paniquer. Appuyer sur l’alarme et tout se passera bien. Je ne bouge pourtant pas. Une petite voix monte en moi... Après tout, c’est une belle occasion... si mon inconnu est tenté. Bien sûr, il faudra faire vite, ne pas être découvert. Alors, je détaille cet homme, de la tête aux pieds avec effronterie. Costume sombre, anthracite ou marine, chemise blanche, cravate à rayures, ceinture de cuir noir où j’ai osé poser mes yeux, mocassins noir. Quel bel homme !

Quand mon regard rejoint le sien, je constate qu’il compte faire de même, sans se gêner. Il suit la courbe de mon visage, plonge dans le décolleté de mon chemisier beige, poursuit sa course sur la jupe courte de mon tailleur, s’attarde sur mes cuisses légèrement visibles et descend enfin sur le reste de mes jambes, jusqu’à mes escarpins à talons.

Je me sens soudain nue sous ses yeux déshabilleurs. Une douce chaleur m’envahit, là, au fond de mon ventre, entre mes cuisses. Ma fleur s’ouvre délicatement, laissant s’écouler cette rosée si parfumée. Mes mains tremblent, envie de le toucher, de glisser mes doigts sous sa chemise pour y trouver la chaleur de son corps. Je suis en apnée. J’attends qu’il fasse un geste, qu’il tende la main, vite, ou je mourrais étouffée…

Ses sens sont aussi affolés que les miens, je le vois, je le sens. Sa poitrine se soulève plus rapidement. Il en a envie, lui aussi. Et puis, comme si je regardais la scène sans y être moi même, je vois sa main s’avancer, se poser sur ma taille. L’autre main vient caresser mon cou. Il se penche et m’embrasse doucement à cet endroit où mon coeur bat la chamade. Il remonte vers mes lèvres, dépose un baiser tendre qui, très vite, se fait plus entreprenant, forçant sans peine de sa langue, goûtant ma bouche. Nos langues se cherchent, se mélangent, se trouvent, s’emmêlent. C’est un baiser passionné, affamé.

Nos mains se sont agitées pour parcourir nos corps en ébullition. Après plusieurs tentatives, j’ai enfin dégagé la chemise de sa ceinture, griffant tendrement sa peau douce, appliquant mes paumes sur son ventre qui frissonne pendant que ses mains ont emprisonné mes seins, les pressant, les pinçant, tournant leurs pointes déjà dressées, torture délicieuse qui me fait gémir.

Nos chemises respectives tombent au sol précipitamment. Nos corps se serrent, communiquant leur chaleur l’un à l’autre. C’est si bon. Alors que l’une de ses mains s’est aventurée sur mes cuisses, remontant ma jupe au dessus de mes bas, ma main redessine le contour de son membre bandé, en savoure la grosseur, la longueur.

Sa main est maintenant au bord de la dentelle de ce petit bout de tissus qui cache peu mon intimité trempée de désir et moi, je me débats toujours avec sa ceinture. Je veux tenir dans ma main cette hampe durcie tandis que ses doigts glissent sur mes pétales couvert de miel, les écartent, remontent vers mon pistil gonflé. Le souffle me manque. Je râle, m’offre sans pudeur à ses caresses.

Sa ceinture est maîtrisée. Le pantalon tombe. Ma main s’empare de son sexe fièrement dressé, l’enveloppe, monte, descend, s’enroule autour. Il soupire, gémis. Il me fouille. Chaque parcelle de ma grotte est inspectée, dorlotée. Mon bouton d’amour est agité par ses doigts qui tournent autour à une vitesses folle.

« Maintenant ! », sa voix a résonné dans la cabine. C’était plus un ordre qu’une demande. Il me plaque sur la paroi, s’abaisse, remonte mes cuisses sur ses hanches et me pénètre d’un seul coup, m’arrachant un cri de plaisir. « Aaah ! »

La danse peut commencer, rythmée, endiablée. Ses coups de reins me soulèvent, me poussent. Je m’accroche à son cou, l’embrasse fougueusement. Il gémit de plus en plus fort. Je lui cris : « encore ! ». Ses coups de boutoir redoublent d’intensité. La chevauchée fantastique va prendre fin. Je le sens. Je cris désormais, hurle du plaisir qu’il me donne. Mon ventre se contracte. La jouissance m’envahit et de ses reins monte la sève chaude, deniers assauts de sa queue gorgée de sang et il jouit, poussant un râle puissant, laissant par longs jets, sortir son nectar laiteux, onctueux.

Les jambes tremblantes, la respiration encore rapide, nous nous rajustons. La cabine a un soubresaut et redémarre, sa volonté comme accomplie. La vie reprend son cour. Un dernier regard, un dernier sourire, complice et nos chemins se séparent à jamais…



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