Sublum : histoires erotiques ou de science-fiction
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Maitresse orientale


par Tonnerredebrest



Depuis plusieurs jours déjà, l'idée de pousser cette porte me trottait dans la tête. Chaque fois que je quittais le sauna voisin, dont j'avais découvert les bienfaits dans ma quête de calme et de détente, tout au long de cette semaine de vacances, j'entrouvrais la porte vitrée, mais la chaleur suffocante qui jaillissait de ce lieu obscur me faisait reculer, et me décourageait de l'explorer. L'odeur de menthe trop intense, le brouillard qui brouillait la lumière, tout semblait concourir à l'égarement de mes sens.

Et pourtant, mon séjour touchant à sa fin, je savais que je ne trouverais plus l'occasion de découvrir aussi simplement les bienfaits de la vapeur. Une simple porte à ouvrir, il ne fallait pas tant d'audace pour faire cet essai maintenant, franchir seul le seuil d'un véritable hammam me demanderait bien plus de témérité. Je devais essayer ce lieu qui s'ouvrait au bord de la piscine. Il n'y avait personne, j'entrai donc. La porte se referma derrière moi, ne laissant qu'une pâle lumière traverser le verre embué.

D'abord l'air. Retrouver son souffle. La fraîcheur de la menthe devenue brûlante, la vapeur qui écrase les poumons. Je respire lentement, les premières inspirations me submergent d'une moiteur brûlante. Puis mes poumons s'ouvrent doucement à cette atmosphère inconnue. En quelques instants, l'air devient presque plaisant à respirer, enivrant, et des sensations nouvelles surprennent mes sens égarés. Même mes yeux inutiles dans cette pièce à l'air opaque ne me manquent bientôt plus. Seul, le bruit de l'eau qui serpente sur le carrelage crée un repère, m'oriente, me rassure. Quelques pas dans la pièce et je m'assois sur un banc de mosaïque que la lumière extérieure me laisse deviner contre le mur. Seul dans ce hammam, je sens déjà mon corps se couvrir de ma sueur, qui se mélange à cette vapeur omniprésente. Ma peau commence à se vider de ses toxines, j'espère que mon esprit va suivre le même chemin.

Lentement, la chaleur m'envahit. Mon corps ruisselle, des gouttes perlent sur les poils de mon torse, sous mes aisselles. Je me détends, pose les bras sur le dossier du banc, écartés, pour m'offrir complètement à la vapeur qui devient ma complice. Le ruissellement de l'eau le long des murs transforme cette pièce en un coin de jardin brûlant. Le souvenir de baignades nu dans des cascades isolées me reviennent à l'esprit, remontant d'une époque où la vie à la sauvage était l'usage, entre amis, et une source de plaisirs légers et partagés sans retenue. J'imagine avec amusement la possibilité d'enlever mon maillot de bain pour offrir mon bas ventre aux caresses de la brume mais... si quelqu'un entrait ?

Le fond de la pièce semble plus sombre, loin de la porte. Je pourrai me rhabiller si quelqu'un surgit. Le brouillard, et cette obscurité qui surprend quand on quitte la luminosité de la piscine me laisseront quelques secondes pour remettre mon maillot. Une pensée mutine me pousse ainsi à aller explorer toute la pièce, à la recherche d'un recoin éloigné de cette porte. Je m'imagine déjà en compagnie d'une maîtresse audacieuse, prête à tenter cette expérience nouvelle, autant par défi et par risque, que pour le plaisir du sexe. L'effeuiller doucement, perdre son maillot dans la brume, faire durer l'attente au risque de devoir tout arrêter, et glisser contre son corps ruisselant... Je longe le banc qui me guide dans la demi pénombre, quand un tourbillon de brume me dévoile une forme faiblement éclairée. Je m'immobilise, mais trop tard... Mon déplacement dans la pièce a mis la vapeur en mouvement. A travers les volutes tourbillonnantes, à peine éclairé par un spot du plafond, apparaît un corps couvert d'ombres ondulantes, qui glissent le long de hanches dont les arrondis caramel sont creusés par la position de cette femme, assise sur ce banc, une jambe relevée devant elle. Ses bras glissent sur cette peau, faisant trémuler un sein souple et tendu, bordé d'une longue chevelure noire tombant en cascade sur une épaule fine, joliment décorée d'une arabesque de tatouage au henné.


"Oh ! excusez moi"

La femme sursaute et cache de sa main une poitrine dont le seul profil me met en émoi. Elle se tourne vers moi et son regard me balaie des pieds à la tête en un instant. Son regard revient sur mon maillot encore tendu par mon idée mutine, puis remonte vers mon visage avec un sourire entendu. Mes yeux se détachent difficilement de cette taille et de cette poitrine débarrassées des deux pièces de tissu noir qui traînent sur le carrelage.


" Je ne savais pas qu'il y avait quelqu'un ici "

Elle se tourne vers moi, dévoilant son sein droit que rien ne cherche à cacher, et qui oscille avec grâce alors qu'elle s'assoit, redressée sur une jambe qu'elle a repliée sous elle.

"Je suis toute seule, rassurez vous, répond elle. Je m'appelle Malika.

- Je viens pour la première fois ici, j'explore un peu, c'est nouveau pour moi.

- C'est sombre ici, on ne voit pas grand-chose. On a parfois des surprises, et, si l'on veut, de très bons moments.

- Vous êtes magnifique" dis-je, en avançant lentement.

Au fur et a mesure que je m'approche d'elle, Le brouillard semble disparaître entre nous. A demi assise en tailleur, elle prend appui sur sa longue jambe libre, effleurant le sol du bout de son pied aux ongles carmin, et ses deux mains se posent sur le banc pour l'aider à pivoter vers moi, un peu penchée. Son regard trahit que rien n'est dû au hasard, lorsqu'elle m'offre cette vue a laquelle aucun homme ne peut résister, de deux seins surplombant un ventre plat, finement terminé entre ses cuisses fuselées par un triangle de toison brune précisément dessiné.

- Cette chaleur et cette vapeur éveillent chez moi des envies sensuelles. Je ne peux pas y résister. J'espère ne pas vous avoir choqué à me montrer nue comme cela devant vous... Vous êtes marié ?

- En couple, mais seul ici pour ce séjour. Vous êtes seule aussi ?

- Non, mon mari passe son temps au cardio-training. Alors ... je traîne à la piscine. Mais méfiez-vous, il est très costaud, mon homme.

Elle éclate de rire,

- Très jaloux aussi, mais il sait que les mâles ne viennent jamais au hammam. C'est un truc de nanas, non ?

- Peut-être, mais je ne crois que ce que je vois, je devais vérifier.

Je sens mes jambes chanceler, cette vibration que je connais bien quand il devient certain que quelque chose va se passer. Le sol inondé est glissant, je m'appuie sur le dossier du banc pour m'asseoir, mais sa main agrippe la mienne, et mon visage change de direction pour l'embrasser.

Elle m'agrippe le cou et m'enlace avec gourmandise. Mes mains se jettent sur ses hanches, les empoignent, glissent sur sa taille, remontent sur sa poitrine. Mes yeux ne m'ont pas trompé. A peine empoignés, ses seins fermes et souples remplissent exactement mes mains. Inondés par l'humidité de la pièce, ils glissent sous mes doigts, s'échappent de ma paume, fuient mes caresses, qui dérapent sur les épaules, sur le ventre de cette femme à la peau infiniment douce, délicatement parfumée, souvent confiée aux bienfaits des huiles orientales. Mes doigts s'attardent sur le dessin au sens mystérieux tracé au henné sur son omoplate, les lisant sans les voir sur cette peau à la finesse envoûtante.

Déjà ses mains ont libéré mon sexe de mon maillot. Sans hésitation, sans retenue elles l'empoignent, le caressent, le découvrent. L'humidité ambiante rend chaque centimètre de contact entre nous absolument glissant.
Elle se lève pour plaquer sa toison contre mon gland, le guidant contre ses lèvres, l'effleurant de ses cuisses qui parfois l'enserrent.

- Baise moi tout de suite, je suis inondée, tu bandes comme un cheval. Viens en moi.

Elle pose un pied sur le banc et je sens mon sexe se glisser en elle sans effort. Ma cuisse rejoint sa jambe et mes mains l'agrippent à nouveau par la taille. Je la plaque contre moi et nos toisons se mélangent quand mon sexe l'atteint au plus profond. Elle bascule la tête en arrière, pour mieux se cambrer, et se plaquer de tout son long corps contre moi. Son ventre, ses seins, nos deux corps se collent, nous nous écrasons, luisants et glissants dans cet air tropical.

Lentement je ressors d'elle, malgré les efforts de son sexe qui tente de me retenir, me happer, m'avaler à nouveau, mais bientôt un nouveau coup de boutoir lui arrache un gémissement. Petit à petit nos sexes deviennent joueurs, notre désir se fait plus subtil.
Mon gland parvient à s'échapper un instant de ce fourreau qui l'aspire, pour le pénétrer à nouveau, écartant ses lèvres tendues, transperçant ce ventre merveilleusement dur, et les ondulations de son bassin participent à cette danse de nos ventres, qui ajoutent au clapotement des sexes qui se pénètrent, l'exquise sensation de son sexe qui s'entrouvre, vibre, et m'enserre de toute la force de ses muscles parfaitement entraînés.

Profitant d'une accalmie dans notre quête du plaisir, mes mains entourent son visage, nos bouches se découvrent, nos regards s'accrochent. Cherchant à trouver au fond de l'autre les marques d'une jouissance a peine éclose. Ses mains agrippent ma nuque et mes doigts s'enroulent dans ses cheveux, noirs, épais, emmêlés, qui se glissent parfois entre nos poitrines.

Par instant, son regard retrouve le trouble de la femme sage et sérieuse qu'elle redeviendra plus tard, son visage se masque de raisonnable, de pudeur, de réserve, derrière lequel l'éclat insolent de son sourire laisse deviner l'ardeur qui anime ce corps, quand il s'offre aux plaisirs de l'amour.

Lentement mes mains glissent à nouveau sur sa poitrine, s'enroulent sur sa taille, contournent ses hanches, sans que mes yeux ne quittent son regard. Ses fesses se moulent elles aussi dans mes mains, et le noir de ses yeux devient si sombre que je devine qu'elle me souffle un message inavouable, un ordre interdit, une envie que la morale condamne depuis toujours. Nous sommes inondés. Ses fesses, ses cuisses, brillent de ce mélange de cette moiteur tropicale et de la cyprine qui inonde son sexe. Mes doigts se glissent entre ses jambes, contournent ses hanches et viennent se poser sur ses lèvres, dans lesquelles ils retrouvent un bouton dont l'excitation ne réclame qu'à grandir. Mes premières caresses posées sur sa toison, puis plus profondément orientées dans les replis de son sexe sont immédiatement absorbées par son ventre tendu, par ses jambes écartées, par tout son corps qui se cambre, et je sens bientôt de petites contractions qui lui font plier les jambes et lui inondent le sexe. Mes doigts se glissent en elle pour la maintenir debout, se replient dans son ventre, pour former un crochet inamovible que la pression de son sexe ne parvient pas à chasser, et qui décuple ses frissons. Répondant à sa demande d'arrêter un instant, mon index sort de son vagin pour se glisser entre ses fesses, qu'il pénètre sans effort.

- Comment tu sais ? J'adore ça. Prends moi par là.

Elle se tourne et, pliée en deux, me présente un cul à l'arrondi parfait. Ses fesses tendues me rappellent la forme d'un coeur, qui s'écarte en son centre pour me dévoiler un passage dans lequel mon sexe s'enfonce lentement. Brisant sur son passage une légère résistance, ma queue arrache à Malika de petits gémissements, mélange de plaisir et de très douce douleur, qu'elle prolonge à loisir en m'enserrant de ses muscles.

- Mon mari te tue s'il te découvre.
- J'adore ton cul, il est doux, et tes formes me rendent dingue.

Pauvre phrase, insignifiante devant l'érotisme de la situation. Malika jongle avec les limites de l'insupportable, de la perversité. Sur le fil du rasoir de la pornographie, elle ondule, gémit, réclame, s'expose avec une indécence brûlante, m'insulte un peu, me félicite, invoquant à la fois un dieu qui l'a gâtée et un enfer qui l'attire par ses plaisirs sulfureux. Animale, presque inhumaine pour réveiller en moi le coté sombre de ma bestialité, elle nous retient tous deux du coté de l'humanité par le minuscule fil de sa grâce féminine. Je ne peux pas me retenir de crier comme son corps m'excite. Planté en elle, allant et venant dans son cul de plus en plus durement, je sens la jouissance monter en moi, toujours plus forte sans qu'aucune envie d'exploser ne s'annonce pour interrompre notre union.
Malika n'étouffe plus ses cris. Une main sur son sexe, elle se masturbe sans retenue, tandis que je lui pince les mamelons, que je lui agrippe les épaules, que je lui écarte les jambes. Impudique, provocante, elle me réclame plus de tortures, plus d'excitation, plus de douceur. Mélange de cris de douleur et de cris de plaisir, succession de "aie" et de "continue", notre accouplement dans cette vapeur mentholée se repaît du danger croissant d'être surpris.

A ses cris s'ajoutent les claquements de nos peaux qui s'entrechoquent, les bruits humides de nos sexes inondés, et la vue que m'offre mon gland entrant et sortant de ses fesses grandes ouvertes. Les salves de ses cris se succèdent, de plus en plus fortes, de plus en plus rapprochées, sans que jamais mon sexe ne réclame à être libéré de sa tension par une éjaculation qui terminerait cette lente montée de ce plaisir. Au contraire, mon excitation se nourrit inépuisablement de la vue de son dos inondé par la chaleur du hammam, de plus en plus étouffante, que nous supportons depuis trop longtemps, de son bronzage qui révèle les marques de string que le soleil lui a laissé de ses siestes trop sages de mère de famille, d'une petite cicatrice dans le bas du dos, trait blanc sur sa peau mate qui témoigne des mystères de la vie de cette inconnue. Mes mains courent sur le tatouage de son épaule, s'emmêlent dans ses cheveux que j'agrippe, pour lui basculer la bouche contre la mienne, la cambrer, la plaquer contre moi. Tout devient plaisir érotique, lui écraser le ventre ou lui malaxer les mamelles, lui écarter les fesses, les claquer, la griffer juste assez pour lui exciter sa peau fine, mais sans laisser la moindre marque suspecte pour les yeux de son mari.

C'est après qu'elle se soit accroupie dans la vapeur qui jaillissait sous le banc, après que j'ai senti ses seins s'exciter contre les joints rugueux de la céramique, que mes doigts dans son vagin aient rencontré mon sexe en elle, que sa bouche ait sucé ces doigts, que mon pouce ait accompagné ma verge pour l'ouvrir plus grande, qu'elle se soit mise à quatre pattes sur le sol glissant avant de s'étendre de tout son long dans l'eau fraîche et la vapeur, en m'écrasant les bourses entre ses jambes, c'est à l'idée que ces nichons ensorcelants pourraient trahir par leur griffure cette femme délicieusement infidèle, que j'ai senti en moi une vague de plaisir rayonner, tout mon intérieur se tendre, une onde irrépressible envahir mon bas ventre et que j'ai laissé le jet de mon foutre traverser ma queue pour l'inonder, se perdre en elle dans ce cul dans lequel la semence ne sait rien produire d'autre qu'une curieuse impression de chaleur, une pure envie animale, un brûlant désir de recommencer. Malika hurle, se tend, tente de m'attraper les testicules, se tord et se déhanche pour m'agripper, m'embrasser, me dévorer. Je l'immobilise d'une main posée en bas du dos, et, alors qu'elle cède au plaisir de se laisser passivement aller, dans l'attente du retour du calme de nos sens, mes mains reprennent l'exploration de son dos, de sa nuque, et de cette taille si fine qui transforme cette femme en un feu d'artifice de courbes et de volutes. Mes caresses se prolongent, captant chaque tremblement, chaque vibration, chaque réplique de son orgasme pour les faire rayonner dans les moindres recoins de cette anatomie païenne.

C'est avec l'apaisement des corps que nous avons découvert qu'un autre couple nous avait rejoint dans le hammam. Plus discret, plus timide et plus légitime sans doute. Enlacés sur un banc, ils se détournèrent pour nous laisser nous rhabiller et nous dire adieu. Malika sorti du hammam dans son maillot noir très sagement renoué. Je sortais à mon tour un instant plus tard et l'aperçus depuis la douche glacée qui tentait de me calmer. Elle rejoignait son mari allongé sur le solarium. Il était forcément passé devant notre pièce.





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