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Pluie d'été


par Tanganistika



Cela s’est passé au mois de juillet. Une fin d’après-midi lourde et moite, je sors du bureau pour rentrer chez moi. Vu la canicule annoncée, j’ai opté pour une robe en cotonnade blanche boutonnée sur le devant et des ballerines dont les lacets s’enroulent autour de mes chevilles. Je suis le chemin habituel pour regagner mon appartement, pressant le pas devant le ciel qui s’obscurcit et le vent qui commence à souffler par rafales. L’orage se rapprochant très vite et devant la noirceur inquiétante du ciel, je décide de couper par le parc, endroit que j’évite habituellement car grouillant de monde à cette heure de la journée.

A peine la grille franchie, la pluie se met à tomber, d’abord en grosses gouttes éparses qui s’écrasent sur le sol et font fuir les rares personnes qui se trouvaient encore là. Puis, au bout de quelques minutes, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur moi. Surprise par la brutalité de cette véritable douche, je reste un instant immobile. Finalement, cette pluie fraîche est salvatrice, elle adoucit l’air, je sens l’eau qui coule de mes cheveux, les gouttes qui s’immiscent entre mes seins, le tissu de ma robe qui colle à ma peau. Le parc est désert à présent, et je suis là, en plein milieu, la tête en arrière les lèvres entrouvertes savourant la pluie.

Après quelques instants, je reprends conscience de la réalité qui m’entoure. Si quelqu’un me voit en ce moment, il doit me prendre pour une folle Je décide alors d’attendre une accalmie à l’abri et me dirige vers le kiosque déserté.

Tandis que je marche, ma robe se colle à mes jambes, et baissant les yeux, je remarque sa transparence On dirait que je suis à moitié nue Le rouge me monte aux joues et j'accélère. Quelle idiote, de quoi ai-je l'air maintenant ! Je maugrée intérieurement et m'interromps net en passant devant l'un des plus gros arbre du parc, sous lequel se tient une jeune femme qui me regarde avec un drôle de sourire aux lèvres. Apparemment elle n'a pas échappé à l'averse, ses longs cheveux bruns sont plaqués sur son visage et je ne peux m'empêcher de baisser les yeux sur ses seins moulés et frissonnants dans un débardeur bleu nuit qui lui colle à la peau. Je me sens comme pétrifiée devant cette fille qui me scrute d'un oeil narquois, moi qui suis trempée avec ma robe blanche laissant entrevoir tout de moi !

A peine ai-je le temps de faire un pas pour fuir au plus vite cette situation embarrassante que je sens une main aux doigts fins se refermer sur mon bras. Une voix rauque s'élève : « Ne pars pas, tu n'as pas à être gênée, tu étais très belle sous la pluie, et tu l'es toujours en ce moment ». Achevant ces quelques mots, elle m'attire vers elle, je remarque entre ses seins un pendentif en forme d'éclair dans une matière qui ressemble à de l'hématite, grise aux reflets métalliques.

Cette fille a quelque chose de spécial, je me sens comme hypnotisée par elle et me laisse faire quand elle me plaque dos à l'arbre et se colle à moi. Elle glisse une main autour de mon cou pour la poser sur ma nuque, son visage frôle maintenant le mien. Ses cheveux ont l'odeur d'un jardin d'herbes folles sur lequel la pluie vient de s'abattre, sa peau est fraîche et moite. Mon souffle s'accélère, mon coeur s'emballe et je sursaute quand ses lèvres se posent sur les miennes en même temps qu’un éclair zèbre le ciel. Sa langue entame un époustouflant ballet avec la mienne, sa bouche a le goût un peu métallique de la pluie. Je m'abandonne, sens sa main caresser ma nuque. L'autre main a déboutonné ma robe et pétrit mes seins sans ménagement. Le tonnerre résonne et il se remet à pleuvoir à verse, peu importe, je ne suis plus tout à fait là. Elle embrasse maintenant mon cou, sa main a lâché ma nuque pour remonter le long de ma cuisse. Ses doigts se glissent sous mes dessous, trouvant mon sexe dont l'état d'excitation égale l'humidité ambiante.

Eclair, main qui me caresse, pluie battante, doigts qui me pénètrent, tonnerre. Bruit assourdissant qui masque à peine mes soupirs et mes gémissements quand le plaisir m'emporte dans un tourbillon qui me fait vaciller. Jamais je n’avais ressenti autant d'intensité, une véritable décharge électrique qui me laisse pantelante et abasourdie, adossée à cet arbre, un instant perdue, ailleurs.

Le temps que je reprenne mes esprits, je sens un rayon de soleil caresser ma peau, la pluie cesse, les nuages s'écartent. Je lève les yeux vers mon inconnue. Personne. Elle semble s'être évanouie avec la tempête. Tout ça n'était peut-être qu'un rêve éveillé.

Je n'ai jamais recroisé ma Reine des Orages, mais souvent, quand le tonnerre gronde et que les éclairs déchirent le ciel, je la revois et songe à ces instants hors du temps qu'elle m'a offerts un soir d'été, dans un jardin public.

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