sublum
connaissance


CHARISME ET LEADERSHIP


Comment donner des ordres ?


par Sublum



Mission inéluctable de toute autorité, donner des ordres ne suffira pas pour faire de vous un chef. Ne croyez pas non plus que vous serez obéit systématiquement. Vous ne pourrez pas faire faire n’importe quoi à n’importe qui. C’est une question de bon sens. Qui ira se jeter dans le canal parce que vous lui avez demandé ? La personne charismatique va donc essentiellement donner des ordres qui auront de grandes chances d’êtres suivis même si ce n’est pas ceux qu’elle avait prévu au départ.

Gardez à l’esprit que, les ordres ne sont que des mots, des sons. C’est à vous de construire la valeur de vos ordres petit à petit et de leur donner une signification forte. Une fois compris cela, le principe est d’augmenter sur le long terme votre emprise sur les autre et d’établir une relation d’autorité naturellement acceptée. Toute action permettant d’influencer, au sens large, la conduite, les opinions, les comportements et les choix des autres dans le respect de l’être humain vous conduira sur ce chemin.

Au quotidien, certaines façons de donner des ordres peuvent, tout de même, augmenter vos chances d’être obéit. Elles sont listées ci-dessous mais s’il n’y avait qu’une chose à retenir sur ce sujet, la voici : Pour être obéit, il faut avoir l’air d’être obéit. Plus une personne constatera qu'elle vous obéit, plus vous aurez d'autorité sur elle. Méditez bien là-dessus.

EN AMONT


  • Analysez la situation. Renseignez-vous.
  • Donner un ordre qui ne peut pas être exécuté est une catastrophe pour votre crédibilité. Vérifiez donc avant si la personne aura les moyens, le temps et les compétences pour exécuter votre ordre. En agissant ainsi, beaucoup de problèmes d’autorité disparaîtront.

    Refus dangereux liés à un manque d’analyse de votre part :

    « Vous m’avez déjà mit sur tel projet. Je ne peux pas tout faire. »
    « Pourquoi vous ne demandez pas à Pierre ? Il ne fait rien, lui. »
    « Je n’ai pas eu de formation pour travailler sur ce logiciel.»
    « Je ne peux pas, le système d’impression est en panne depuis tout à l’heure. »
    « Mais voyons, demain est mon jour de congé. »

    Vous paraîtrez ridicule de ne pas avoir obtenu ce que vous vouliez. Vous devrez faire appel à tout votre génie pour rattraper le coup. Comme il est préférable de couper court à toutes discussions de vos ordres, renseignez-vous avant.

    « Sur quoi allez-vous travailler cet après-midi, monsieur ? Très bien, mettez ce projet de côté. Je veux que votre priorité soit le dossier de notre client. »
    « Qu’est-ce que tu as prévu de faire ce week-end ? Quand tu auras le temps, je veux que… »
    « Avez-vous déjà travaillé sur ce logiciel ? Parfait, je veux un compte rendu de telle activité. »

  • Anticipez sur les façons de saboter vos ordres
  • Qu’est-ce que la personne pourrait faire, oublier ou vous cacher pour que votre ordre ne puisse plus être mené à bien le moment venu ?

  • Testez vos ordres.
  • Certains politiciens lancent la rumeur de leur décision afin de sonder les réactions des citoyens. L’idée, toujours la même, est qu’il est difficile de revenir en arrière une fois un ordre donné officiellement. Mieux vaut être avertit

  • Economisez vos ordres.
  • Donner un ordre est une roulette russe. Les gens aiment leur liberté et rechigneront à vous obéir. Je vous conseille de garder vos ordres pour les situations où ils seront absolument nécessaires. Le reste du temps, cherchez plutôt à convaincre ou à proposer un contexte motivant. De plus, donner un ordre nécessite tout un travail de suivi et de contrôle. Préférez donc donner peu d’ordres que vous ferez systématiquement et correctement exécutés. Chaque fois, votre autorité augmentera du même coup.

    Les gens qui donnent des ordres à tout bout de champ finissent par s’éparpiller et d’en oublier. Le suivi devient quasi impossible et il suffit d’attendre un peu pour y échapper. Elles sont surprises de découvrir, beaucoup plus tard, qu’un travail n’a pas été fait et leur crédibilité en prend un coup.

    Les gens se noient sous l’accumulation des recommandations et des consignes. Un oubli de leur part due à une surcharge d’informations sera prit pour de la désobéissance. S’il est facile de donner des ordres chaque fois que l’on pense à une chose, il est beaucoup plus difficile, pour quelqu’un, de tout retenir et de devenir parfait du jour au lendemain. Vous éviterez des déboires en économisant vos ordres et en y allant progressivement dans vos consignes. Prenez le temps de vérifier que tout est bien compris et laissez un temps d’assimilation.

    QUELS ORDRES DONNER ?


  • Le poids des habitudes.
  • Quels ordres donner ? Toujours les mêmes. Changer les habitudes des gens tous les deux jours est impossible et invivable. Cela multiplie les risques de rejet et émousse votre autorité, à la longue.

    Etablissez des règles, des procédures, pour tout le monde et dans tous les cas. Faîtes en sorte que le déroulement soit toujours le même. Ainsi, vous utilisez l’inertie des comportements humains à votre avantage. Exigez peu mais avec une constance à toute épreuve. Bientôt, vous n’aurez même plus besoin d’intervenir tant la mécanique de vos ordres sera bien huilé. Les gens se mettront en route d’eux-mêmes et voudront faire comme d’habitude.

  • Grignotez au maximum
  • Prenez du terrain sur ce que vous exigez des personnes. Il ne suffit pas d’obéir mais d’obéir dans le délai imparti. Il ne suffit pas de rester assis, mais de rester assis correctement. Il ne suffit pas d’écouter mais d’écouter avec le plus grand sérieux. Il ne s’agit pas de venir, mais de venir à l’heure et avec toutes ses affaires. Les gens qui ont besoin de vous désobéir pourront le faire sur ces dernières exigences. Alors quitte à se battre, battez-vous sur des broutilles. Ainsi vous aurez eu ce que vous vouliez et la personne aura pu se confronter à vous.

    Les adolescents ont besoin de tester votre autorité. Prévoyez donc une marge pour maintenir leurs comportements dans une limite acceptable par vous.

  • Trouvez des ordres positifs
  • Dans le même esprit, donnez l’ordre d’adopter un nouveau comportement plutôt que d’en arrêter un nuisible. Si vous ne spécifiez pas un comportement de remplacement, les petits malins vous obéiront en cessant leur activité indésirable et se mettront à faire pire. A quelqu’un qui prend son café depuis des heures, demandez qu’il vous apporte un dossier important. L’idée est que votre ordre entraîne le changement de comportement voulu sans avoir eu à l’expliciter. En ignorant tout de vos motifs intérieurs, il sera difficile à quelqu’un de vous désobéir par esprit de contradiction.

  • Détournez l’attention
  • Portez votre ordre sur un aspect insignifiant qui entraîne le reste. Inutile d’insister sur le travail que cela implique. Un ordre accepté sera plus facilement exécuté par la suite.

    « Je veux que vous apportiez ce dossier, une fois rempli, à mon bureau. »
    « Rapportez moi une légende locale. »
    « Vous citerez un passage du livre qui vous semble important. »

    Un autre avantage de cette façon de donner un ordre est que cela fournit, en apparence, un champ de liberté sur la manière de parvenir au résultat. Du coup, vous préservez un important sentiment de libre choix sur ce qui concerne le gros de la tâche comme, par exemple, le fait de lire le livre.

  • Exigez du contrôlable. Demandez la preuve plutôt que l’acte.
  • Ne demandez pas à quelqu’un de consulter un dossier mais demandez en un résumé sur votre bureau. Dans un registre plus sinistre, le truand ne demande pas de tuer quelqu’un mais il demande qu’on lui rapporte son cadavre.

  • Exigez les moyens de contrôle.
  • Utilisez le pouvoir de vos ordres pour, justement, en maintenir la force. Demandez que les personnes vous fassent des comptes rendus réguliers sur ce qu’ils ont fait ou comptent faire. Cela facilitera votre travail de suivis et vous permettra d’anticiper sur les problèmes pouvant faire barrage à la réalisation des tâches.

  • Exigez les moyens d’exécution.
  • L’enfant qui veut aller jouer plutôt que de travailler n’aura qu’à oublier son cahier de texte ou ses livres. Vous aurez beau vous fâcher, il aura gagné. Commencez par obtenir qu’il rapporte ses affaires.

  • Vérifiez que vous avez les moyens de faire exécuter vos ordres.
  • La question des sanctions est importante. Réfléchissez bien à la question suivante : Et si la personne ne fait pas ce que je lui demande ? Il y a plus sournois : Et si la personne ne fait pas entièrement ce que je demande ou le fait mal ? Quelles sont les mesures que vous pourrez prendre ? Vous avez intérêt à vous y préparer. Si vous n’avez aucun pouvoir réel, trouvez un autre moyen d’obtenir ce que vous voulez que d’en donner l’ordre.

    LA FORMULATION DE VOS ORDRES


    En croyant que donner un ordre suffit pour considérer que le travail sera fait, vous courrez au devant de désagréables surprises. Donner l’ordre est seulement la partie émergée de l’iceberg. Le gros du travail se situe avant par une bonne analyse et après par un bon suivi.

    L’ordre n’est que le signal. C’est le feu qui passe au vert ou au rouge. A vous d’en construire la force, le pouvoir d’agir sur les comportements des gens. Les sanctions, le bien fondé, l’exemple que donnent les personnes qui suivent déjà vos ordres, sont autant de moyens d’y parvenir. Gardez à l’esprit qu’il ne tient qu’à un fil d’être désobéit. Une fois votre autorité bafouée, vos ordres ne seront plus que des mots que les gens feront semblant de ne pas avoir entendu.

    Afin d’éviter une frustration désagréable, pensez donc, en premier lieu, que votre ordre ne sera pas suivit et qu’il faudra longuement revenir dessus. Pensez le seulement car votre formulation, au contraire, doit donner l’image d’une personne déterminée qui a pour habitude d’être obéit.

    La seule façon efficace et forte de donner un ordre est la suivante :

    « JE VEUX QUE… »
    « JE NE VEUX PAS QUE… »
    Eventuellement, vous pouvez rajouter : « …PARCE QUE… »

    La personne doit savoir que c’est à vous qu’elle obéit, qu’elle suit votre volonté. Toute autre formulation affaiblit votre autorité. Bannissez le conditionnel, le futur, le passé, le « on ». Exprimez votre volonté au présent et c’est tout.

    A proscrire donc :

    « On t’a demandé de faire attention »
    « J’aurais voulu que. »
    « On n’agit pas de cette façon là. »
    « J’ai envie que tu… »
    « Je voulais que… »
    « Ce n’est pas bien de… »
    « Tu vas faire… »
    « Je te dis de… »
    « Je voudrais que… »
    « Tu dois… »
    « Vas-tu faire ce que je te demande ? »
    « Il faut que… »

  • Projetez l’obéissance dans votre perception du monde.
  • Il n’y a qu’une seule réalité pour celui qui donne un ordre, celle ou il sera exécuté conformément. Prenez donc le temps de brosser cette réalité là par mille détails ce qui donnera l’impression que l’avenir est écrit. Faîtes comme si vous pouviez compter sur leur obéissance. Voici quelques phrases qui le font ressortir :

    « Quand votre chambre sera rangé, vous pourrez regarder la télé. »
    « Quand je rentrerai ce soir et que ce travail sera terminé, je vous en donnerai un autre. »
    « Une fois ce travail terminé, nous irons déjeuner. »
    « Je viendrais vous chercher à telle heure, sac préparé et devoirs terminés. »

    La balle est dans le camp de la personne qui doit protester sur le champ sinon son silence vaudra acceptation. Si, en plus, vous formulez votre ordre en détournant l’attention, en fixant un délai serré et en ajoutant un soupçon de pression, la personne n’aura pas le temps de démêler quoi que ce soit. Ce qui donne :

    « Ce projet est très important alors quand vous aurez fini de remplir ce dossier, vous me le remettrez personnellement. La réunion avec les actionnaires commence dans une heure.»

  • Donnez des ordres précis et objectifs
  • Comme il est facile, pour ceux qui ont l’habitude, de désobéir à des ordres mal formulés ou utilisant des notions subjectives. En les interprétant à leur manière et en comblant ce qui n’a pas été dit, ils risquent de vous faire perdre la face. Ils répondront qu’ils ne pensaient pas que c’était pour aujourd’hui ou alors vous constaterez avec surprise que leur notion du travail bien fait n’est pas la même que la votre.

    Pour remédier à ce problème essentiel, passez du temps à préciser exactement ce que vous attendez d’eux. Donnez des repères concrets pour que les gens sachent quoi faire et à quelles conditions ils auront remplis leurs contrats. La transmission des consignes est une étape clé pour asseoir votre autorité. Si vous avez l’impression qu’on se moque de vous, gardez votre calme et reprécisez ce que vous attendez.

    Par exemple, au lieu d’un simple « nettoyez vos chambres » préférez développer un peu plus, surtout les premières fois : « Je passerais mon doigt sur les bords pour vérifier s’il y a encore de la poussière. Je ne veux plus voir quoi que ce soit traîner sur le sol. Les lits doivent être fait comme je vous ai montré. Vous m’appellerez quand vous penserez avoir fini. » Montrez les endroits ou se niche la poussière. Ouvrez les placards et montrez comment plier un vêtement. Faîtes le deux ou trois fois avec la personne pour vous assurer qu’elle a compris.

    De même, pour ce qui concerne les comportements, une erreur serait de croire qu’une vague injonction invérifiable fera l’affaire : « Je veux que tu changes de comportement ». Qui va y comprendre quelque chose ? Cela touche à un problème fondamental de la transmission des consignes. Que veulent dire les mots que vous utilisez et pour qui ? Les mots sont vos ennemis. Ils trahissent ce que vous avez en tête et vous feront croire que la personne désobéit volontairement. Remettez votre formulation d’ordre en cause le plus souvent possible et les problèmes disparaîtront.

  • Donnez des exemples concrets.
  • Au lieu d’un « je veux que tu sois plus gentil », demandez à l’enfant de mettre la table, par exemple. A vous de savoir ce qu’est la gentillesse car votre enfant ne le saura pas pour vous.

    « Je veux que tu fasses ton travail correctement. » C'est-à-dire ?

  • Posez les jalons supérieurs et inférieurs des ordres que vous donnez
  • « J’attends un travail plus soutenu de votre part. Attention, il ne s’agit pas de se coucher à minuit tous les soirs. En tout cas il n’est plus question de s’installer devant la télé dès en arrivant… ». Réfléchissez aux manquements possibles et énoncez les. Parlez aussi des actions qui seront bien dans le sens que vous attendez.

  • Vérifiez que tout est bien compris
  • C’est la base de la transmission des consignes : vérifier qu’elles sont arrivées à bon port. Posez des questions. Faîtes reformuler. Testez : « Et s’il se passe cela, que fais-tu ? ».

    LA DETERMINATION


    En suivant et contrôlant attentivement la bonne exécution de vos ordres, les gens sauront qu’ils finissent toujours par obéir. Par contre, si par un manque de constance de votre part ou un recul ils sentent qu’il y a des failles possibles, ils auront des difficultés à se mobiliser la prochaine fois. Par exemple, ils commenceront par rechercher d’abord un moyen d’échapper à votre contrainte plutôt que de commencer le travail tout de suite pour être tranquille. C’est un signe qui doit vous mettre la puce à l’oreille. Accédez une fois à une demande et elles se multiplieront la fois suivante. Vos ordres seront sans cesse discutés. Laissez donc votre grand cœur au placard et choisissez mieux vos ordres à l’avenir.

    Une fois que vous donnez un ordre, maintenez le donc, quitte à en assouplir quelques modalités. S’il arrive que vous reculiez, même pour de très bonnes raisons, les gens prendront l’habitude de traîner au cas où vos ordres changeraient encore une fois. En prenant soin de construire, sur la longueur, l’inéluctabilité des tâches que vous imposez, vous vous garantissez une obéissance sans faille.

    LE SUIVIS DE VOS ORDRES


  • Fournissez les moyens nécessaires
  • En donnant les moyens à la personne, vous la rassurez. Elle se sent épaulée, ce qui créé un courant de sympathie. Vos exigences passeront beaucoup mieux car vous êtes prêt à vous investir dans les moyens à fournir. Les gens ont besoin de soutien pas de gogo qui leur rajoute une pression supplémentaire dont ils pourraient se passer.

    « Je veux que tu améliores tes notes dans telle matière. Pour cela je te paye des leçons particulières pendant un mois. »

    « Je veux que vous réussissiez cette mission. Pour cela, je vous mets à disposition une équipe de trois personnes et du matériel de pointe. »

    Les patrons qui passent leurs temps à exiger la lune finissent par être lâché pour la concurrence.

  • Bannissez toute initiative
  • Une façon insidieuse de vous désobéir est d’en faire plus que nécessaire. Si le leader s’assure que ses ordres sont suivis, il s’assure aussi que les gens ne se mettent pas à faire ce qu’il ne demande pas : « Vous n’aviez pas à lui venir en aide. Votre rôle était de rester ici. ».

    Ce sera difficile car une personne intelligente saura faire ce à quoi vous n’aviez pas pensé. Dans ce cas là, exigez qu’elle vous fasse part de ses idées avant d’entreprendre quoi que ce soit. Et si cela recommence, augmentez sa charge de travail puisque visiblement vous n’exigez pas assez d’elle.

    Il est délicat d’expliquer à une personne que sa solidarité ou sa générosité envers les autres ou vous-même la conduise à outrepasser sa mission et donc à vous désobéir. Sachez que la plupart des vertus sont rendus possibles par une déficience du système. Ainsi, certaines personnes aident les gens qui ont faim parce que l’état n’a pas remplit son rôle. Veillez donc à remplir le votre.

    Dans certains cas, expliquez à la personne qu’en palliant au manque d’un collègue, elle vous masque la réalité tout en vous trompant sur ses propres capacités de travail. Cela se retournera contre elle le jour des promotions. De plus, une erreur de jugement sur vos employés peut mettre en péril votre autorité et, par exemple, décrédibiliser vos encouragements.

    CONCLUSION


    L’exécution de vos ordres doit être conforme à vos exigences. Toutefois, avec le temps, il est souvent nécessaire de corriger le tir ou de relancer la machine. C’est à vous qu’incombe cette tâche. Si une personne ne suit pas vos ordres, demandez-en la raison. Les circonstances ont pu changer de façon telle que vos exigences sont devenues ridicules. Informez-vous. Communiquez avec les gens. Et puis pensez que le but premier est de rechercher l’accomplissement de votre volonté et non pas un état d’obéissance à tout prix ou un asservissement. Gardez votre sang froid et votre aplomb et tenez compte de ce que l’autre a à vous dire. Quelques derniers conseils :

  • Sachez arriver au bon moment
  • Comment savoir si le moment est bon ? Discutez un peu avec la personne. En plus, elle aura le sentiment d’être autre chose qu’un simple pion. Et puis, le cas échéant, vous reviendrez avec votre demande plus tard.

  • Permettez aux gens de se faire à l’idée
  • Vous n’aimez pas qu’on vous tombe dessus pour que vous fassiez un travail tout de suite maintenant ? Vous aviez d’autres projets ? C’est le cas de tout le monde. Pour que vos ordres passent comme des lettres à la poste, laissez du temps à la personne et préparez le terrain. Prévenez du temps impartis.

    « Quand vous aurez fini votre partie de jeu, je veux que vous passiez à table. »
    « D’ici la fin de la semaine, je veux que… »
    « Il vous reste encore quelques minutes pour finir. Après j’aurais quelque chose à te demander. »

    Pourtant, la meilleur façon de préparer le terrain est que le déroulement des événements soient toujours le même. Si l’heure du repas et du couché est toujours la même, à la longue, ce sera plus facile à gérer. Le mot « ordre » prend tout son sens. Vous avez recréé un ordre naturel qui ne souffre d’aucune exception. Après l’été vient l’automne et il n’y a personne pour en discuter le bien fondé. Utilisez le poids des habitudes à votre avantage.

  • Donnez un peu de liberté dans un cadre ferme
  • Plus l’enfant grandit, plus il aspire à de la liberté et en est capable. A vous d’assouplir un peu vos conditions sans pour autant tout lâcher. Fixez un cadre ferme ou l’adolescent pourra évoluer librement et de façon acceptable pour chacun. Sortez du tout ou rien et imaginez des solutions telles que les suivantes :

    « Je veux que tu ne regardes pas plus de trois émissions par semaine au maximum. Tu peux cependant choisir lesquelles si tu me donnes les noms à l’avance. » Non seulement vous apprenez à l’ado à faire des choix mais vous lui épargnez de perdre son temps devant des bêtises. Il appréciera beaucoup plus ce temps devant la télé.

    « Tu peux sortir deux fois par mois alors assure toi que les soirées sont intéressantes. » La liberté s’apprend ainsi.

  • Enfin, félicitez et encouragez
  • Est-il besoin de le dire ? C’est indispensable. Apprenez à le faire. Les gens vous obéiront de bon cœur et c’est ce qui compte le plus. En effet, quoi de plus difficile que de devoir ramer à contre courant ?




    Retour



    © 2005 sublum.com | Tous droits réservés | Plan du site | Contact