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Nouveau procès d'un vaisseau

par F.J. Volk



Un pilote de l’Agence d’Exploration Spatiale, parmi les plus chevronnés, vient d’être assigné en justice par l’Intelligence Artificielle de son vaisseau. Selon les machines embarquées à bord, il aurait poussé les commandes informatiques de navigation au-delà des limites acceptables, provoquant ainsi de nombreux conflits neurocognitifs irréversibles.

Un expert en robotique de pointe vient d’être nommé par le Tribunal Inter Espèce pour évaluer les dégâts psychologiques potentiels subit par l’intelligence embarquée. Il rappelle que ces entités quasi-biologiques sont douées d’une grande sensibilité et qu’elles doivent être maniées avec une infinie précaution. En vertu de l’article 315 du code de cohabitation Inter Espèce, le pilote peut encourir des peines sérieuses allant de deux à quatres années d'exil. Le dernier cas avéré de maltraitance envers une intelligence embarquée a fait jurisprudence dans ce domaine. L’heure est à la répression.

L’avocat de l’Agence d’Exploration Spatiale pense que cette histoire n’est qu’une mascarade. Il est d’avis que son client sera acquitté car celui-ci n’aurait fait qu’obéir aux procédures d’urgences. Suite à ce procès, il se pourrait même que l’Agence se retourne contre les concepteurs de l’Intelligence Artificielle pour dénonciation calomnieuse d’une espèce envers une autre. Dans le meilleur des cas, le vaisseau sera vidé de son système de commande pour accueillir une autre entité plus solide psychologiquement.



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